‹ Histoire illustrée de l'exposition universelleChapitre 1 sur 27 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

dustrie française la voie du progrès. Puis vinrent les Papiii, les Réauinur, les Buffon, les Daubenton , les Euler, les Fraiiklio, les Yaucanson, les Parmentier, les d'Alembert, les Lavoisier, et tant d'autres qui ouvrirent à la population industrielle ces sources de richesses dont on peut se faire une idée par les |)roduits accumulés au palais de Tlndustrie.

La première exposition du travail industriel remonte à Tan VI (1798), aloi-s que la France était engagée dans des guerres intérieures et extérieures sans exemple dans les annales du monde. C'est au Directoire que revient Thonneur d'avoir pris l'initiative de ces expositions qui devaient exercer une si grande influence sur la prospérité de la France. Pour rendre cette exposition plus solennelle, on en tixa l'inauguration à l'amiiversaise de la République. Ce ne fut qu'un essai; mais des temps meilleurs devaient faire le reste;

En Tan ix, Chaptal , qui avnit succédé à François de Neufchâteau , fit décréter par le premier Consul la seconde exposition, qui eut plus d'éclat que la première. L'émulation avait pénétré jusque dans les ateliers les plus obscurs , et l'utilité de cette institution publique acquit l'évidence d'un fait. Les Didot, les Conté y les Montgolûer, les Fauier^ les Jacob, les Payen, les Jacquard, les Richard Lenoir, lesCarcel, les Schneider, les Calla, les Bréguet, etc. , furent les lauréats de cette solennité.

La troisième exposition eut lieu l'année suivante. Plus de cinq cents exposants y prirent part, et parmi ceux qui obtinrent des récompenses, on trouve les noms de Darcet, de Berthoud, de Sallandrouze , de Delesscrt, de Japy, de Lerebours, de Temaux. — Chaptal, le créateur de la Société d'Encouragement, disait avec beaucoup de raison, en Tan ix,

INTRODUCTION. vil

alors quMI ^it «inlsfre de Tinlêriew, que le gouYeitieineni

« estimait peu les t^urs de force, » fruit ordinaire (Vune patience stérile ou d'une adresse minutieuse; il ne considérait que les résultats d'ime fabrication habituelle. U ne jugeait de Fimportancé d'une manufacture que par Tutilité, la quantité et le prix des [iroduits qui en sortaient.

Ainsi une étoffe grossière, niais bien fabriquée et avec économie , obtenait le prix sur une étoffe riche et d'un prix disproportionné. Il en était de même dés autres produits. La poterie commune, si elle était bonne et à bas prix, avait tout autant de mérite à ses yeux que Télégante porcelaine.

Dans rintervalle de ces deux expoaîtMmSy fut créée la Société d'Encouragement, dont le but était d'appeler le concours libre et spontané des bous citoyens, d'aider les eiïorts du gouYemement dans le développement des richesses qu'offrent la fertilité du territoire français, Tactivité des habitants qui le couvrent, et le génie des hommes que Ton compte parmi eux. Exciter l'émulation, répandre les lumières, seconder les talents, tel est le but que se proposèrent les fondateurs de cette société, qui a rendu depuis de si grands services à l'industrie.

La quatrième exposition s'ouvrit en 180G, et réunit plus de seize cents exposants» La cinquième n'eut lieu que douze ans après , en 1819 , alors que la France était à peine remise des désastreux événements de 1814 et 1815. La Restauration, qui avait parfois du bon, se montra assez libérale en faisant revivre Tinstitution des expositions des produits de l'Industrie française. Dans sa circulaire aux préfets, M. Docazes, ministre de l'intérieur, leur recommandait de se faire rendre compte des découvertes qui pouvaient avoir amené depuis dix ans une amélioration notable dans une

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