‹ Histoire illustrée de l'exposition universelleChapitre 2 sur 27 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

bronche (juelçonciue de J'Iadustrie maûiifoctUrière de leur déparlementy et de lui signaler les savante ^ les artistes, les

ouvriers auxquels on en était redevable.

<c Un mécanicien , disait M. Decazes , un simple contrent maître y ou même un ouvrier doué d*uii esprit observa- « teur, ont quelquefois*, par d'heureuses découvertes, élevé

<( tout à coup des manulacturefi au plus haut liegi-é de « prospérité.

« Le fabricant leur doit les moyens de ménager le coiii- « bustible, d* abréger le travail, d'épargner la main-d'œuvre,

« de donner au\ couleurs plus de lixité et d'éclat, de tirer « partie des matièrcg auparavant rebutées et tombées en « déchet, etc. Ces hommes industrieux cherchent rarement « la fortune , ils s^oublient eux-mêmes et ne son^nt qu'aux « progrès de rinduslnc. Le plus modique salaire e4>t, pour « Tordinaire, tout le prix qu'ils recueillent de leurs impor- H tants travaux. »

Et la circulaire se terminait en déclarant que c'était cette classe laborieuse et modeste que Ton voulait surtout honorer et récompenser,

f La sixième exposition se fit en 1823 et fut, sans doute à

cause de la guerre d'Espagne, un peu moins nombreuse que la précédente. Cependant le nombre des machines à vapeur qui fonctionnaient en France était déjà trè^onsidérabie et fournissaient le mouvement à beaucoup d'établissements industriels. La iabrication des draps e( des tissus de coton étaitcoroplétement passée à Tétat mécanique ; celle des tissus de cachemire , qui venait de naître , prenait une extension qui faisait présager son riche avenir; les^ filateurs de lin, de chanvre et de coton rivalisaient (réiuulaliou ; les fabrique.«i de soie s'étaient enrichies de métiers à lu Jacquard.

INTRODUCTION. ix

L^empkn du cylindre et des madiines avait fait faire aux arts

métal iurgiqiies des progrès considérables, et \nnir la fabiicatiou des outils d'acier, la France n'avait plus à redouter la concurrence étrangère. Il en était de même de la verrerie, de la cristallerie, et de la fabrication des porcelaines dures. En outre, des mines délaissées depuis longtemps étaient remises en valeur.

Les instruments de précision et les instruments scientifiques avaient atteint un degré de perfection diflScile à dépasser. Enfin la chimie, construisant de vastes usines, venait merveilleusement en aide, par ses découvertes, à la teinture et à d'autres industries, ^f, le progrès était général et tous les iiidusfri^s marchaient d'un pas aussi ferme que rapide. ,

En 1827, la septième exposition moiitra que- la prospérité toiyours croissante de 1* Angleterre avait frappé nos industriels et redoublé leur émulation. A la huitième exposition, en 1834 , il ne faHul pas moins de 1785 récompenses pour honorer tous les mérites. Pour la première tbis le gouvernement y ajouta une haute distinction, celle de la ctoïx de la Lésion d'honneur. Le plus orand éclat signala cette remarquable solennité ; 2,447 producteurs avaient répondu à l'appel du gouvernement de Juillet.

La neuvième exposition, en 1839, fût plus brillante encore. Il y eut :i,291 exposants. Cette institution sétait définitivement nationalisée en France ; il ne s'agissait plus que de la diriger et d'en régler les effets. Il appartenait désormais à Tadministration de la rendre féconde par de sages mesures. A la dixième exposition, en 1844, sur '»,000 exposants, 3,000 obtinrent des récompenses ; el . < idin , à la onzième exposition, pu 1849, an sortir de la révolution.

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