‹ Histoire illustrée de l'exposition universelleChapitre 10 sur 27 · LIBRAIRIE · texte numérisé non relu

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monuments de notre époque et ceux que nos descendants aimeront à parcourir.

Au milieu de toutes ces pttbKcaUons, qui forment la metrehmdise eouranie de M. Tictor Maseon, se détache un volume in-^" qui attire Tceil par le luxe du papier et de riropression, et surtout par deux magnifiques planches sur lesquelles le burin de Wormser a représenté les appareils de chimie végétale de l'un de nos plus ingénieux et plus persévérants expé* rimentateurs. C'est le même artiste Wormser qui a gravé les figures si fines et si eiactes que Ton admire dans le nouveau volume du professeur Gavarret, ainsi que les cbarmantes vignettes iliustr.utl le CfUi'ffp aujr Eaux, du docteur James, et le Précis sur les Eaïur des Pf/rénées^ du docteur Verdo.

Dans un tiroir réservé aux planches anatomiques, M. Victor llasson a étalé le Traité t^Anaiomie dêscriptive, dessiné si artistement el avec tant d'intelligence du sujet par M. Ëmile Beau sur les préparations de M. Bonamy d'abord, et plus tard sur relies do M. Broca.

Avant d'en finir avec l'éditeur qui repréjjcnte au Palais de r industrie, de ia faijon la plus méritoÎFe et la plus distinguée, l'importante spécialité des^ ouvrages de médecine, disons qu'il a voulu étendre h la presse périodique médicale les bénéfices de la révolution déjà opérée dans les livres» M. Victor Masson a tonde loul récemment la Gazette hebdomadaire de médecine H de chirurgie. Cette publication , que le mérite de sa rédaction a classée de suite an rang des recueiis les plus estimés, a laissé bien loin derrière elle, sous le rapport de la recherche typographique, tous les journaux existants. Rappelons aussi que les Anglais eux-mêmes qui sont très-souvent nos maîtres en librairie, n'ont rien à op[)o.^cr pour le iini typographique du texte et l'exécution des planches aux Anmiei des Sciences naliireHes, recueil périodique qui est à sa trente-quatrième année d^existenn^ et dont il suffit de mentionner le titre.

u EXPOSITION UMVJSRSELLE.

Panni les recrues hoDorables que la méthode de H. Victor

Masson a ralliées, signalons M. Baillère, le libraire de l'Acadéirue. 11 est évident que ses éditions datées (ra\ aiit 1838 ne ressemblent à aucune de ses productions récentes; et nous le félicitons d'avoir, sans fausse honte, suivi un exemple qu*i] avait négligé de donner.

A Texposition de M. Baillère , l'attention est attirée; par les deux planches specimon dti tiiap;niriqup Trailé d'anaiomie pathologique que cet éditeur commence avec le professeur Lei)ert, de Zurich. Cet ouvrage sera le digne frère cadet des Maladies de la peau et des maladies des reins du docteur Rayer, et aussi- d*une autre Anatomie patkolof/ifjue. Mais lejcadet aura sur ses aînés tous les avantages d'exécution matérielle que lui c'issiir(Mit los pi'ogrès réalisés par les arts graphiques. Deux antres planches témoignent aussi de ce progrès. Ce suiil celles détachées de Vicotwgraphie ophikalmohgique de M. Sicbet Moins heureux nous semble le choix des deux planches repré* sentant des coquilles fossiles. Une telle exécution ferait croire à une bien grande inféi iorité de la lithographie française ; mais les magnifiques échantillons que nos yeux rencontrent ailleurs, de tous côtés, et notamment dans l'annexe, près des instruments de chirurgie , dissipent à cet égard toute inquiétude.

Le nombre des volumes exposés par M. Baillère 8*élève à deux cents.

Cet exposant a-t-il vonln prouver par cette opulente exhibition , les progrès introduits depuis douze ans dans la librairie médicale? Mais vraiment, on regrette que pas un de ces volumes ne nous' ouvre ses pages. Choisissons au hasard. Voici V Anatomie générale du docteur Mandl, imimmé chez Moquet en 1863. Les caractères, le papier et Tencre, rappellent le mépris de la forme alTecté par les éditeurs d'autrefois, et que l'on chercherait en vain aujourd'hui dans un Mathieu Laens^ btrg. Au contraire, ia Pathologie externe, de M. Vidai, le.

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Guide du fn^<fecf»,^e ValleiXt les Médecins tfrecs^ de U. Darenberg , et notamment la dixième édition de Nysten attestent le

pas ininieiise fait dans ces deinieis temps par la librairie médicale.

La branche des mathématiques dont la maison BaclieUet* s'est fait une spécialité, ne compte à l'Exposition que de rares représentants. Cet éditeur que Ton est convenu avec raison d'accepter comme Tun de ceux apportant le plus d'art et de conscience dans ses publications, maintient dijî;nemeiU une renommée que le temps paraît avoir consacrée ; et les divers ouvrages qti'il u exposés sont remarquables à tous égards.

Les planches et les livres d'architecture de M. Bance , n'échappent à l'attention d'aucun amateur. Le Buffim , qui figure dans la vitrine de MM. Gamter, et dont M. Flourens a si savamment annoté les marp:es, révèle dans l'ordre scientilique un nouveau concurrent s*M ieux. On ne saurait ambitionner une impression plus riche> et plus nette. Mentionnons en passant la persistance du mauvais goût qui préside à l'exécution des livres agricoles de madame Bouchard -Huzard.

Enfin d'excellentes publications qui sortent du cadre réservé aux sciences proprement dites, m.iis dont nous ne saurions parler en moment plus opportun , prouvent le zèle intaligable avec lequel M. CotHlon a organisé sa prospérité d'éditeur. Citons notamment VHistoire du droit franeais^ par M. Laferrière ; les Codes français , annotés par M. Tripier ; VÈtat civil des nouveau-nés, au point de vue de l'histoire de l'hygiène et de la loi, par le docteur Loir.

D'importants ouvrage» en histoire naturelle, entre autres, la Pomologie française^ par Poiteau, rappellent les noms de MM. Langlois et Leolerc, éditeurs connus depuis longtemps.

]^a province fournît de son côté un louable contingent. L'une des plus vieilles maisons de PAIsiice, cette terre classique? dr l'imprimerie, la maison Berger-Levrault dont la fondation

W E\P0S1TI(»N UMVEKSKLLE.

remonte à près de deux sièdes, et qui durant cette période a étendu successivement son action à la lithographie » à la fonte

des caractères et à !a reliiiriî , a complété sa brillante exposition (ruiio rollectioii sérieuse d Ouvrages scientifiques dont nous désignciuiis Ips plus importants : la Centurie zooloyique et le Traiié d'omUhoiogie , de Lesson , avec planches ; les CIËtfvres de Bugbn; VBistoire naturelle des poiuons , par Georges Guvier et Valendennes , ouvrage en â2 volumes et d5 cahiers d(; planches; V Expédition scientifique en Morée, sous la directiou (le M. Hoiy do Saint-Vincent, î\ vol. in-^", um'c atlas iiil'olio. La maison ;Siiberman soutient auâsi très -dignement sa vieille réputation pour les impressions en couleur.

Autrefois les impressions en couleur s'obtenaient à la main; et ce travail était aussi long que coûteux. Aujourd'hui c'est Part graphique qui l'exécute , et il le .lait avec un rare bonheur.

Ën Autriche suilout , l'imprimerie impériale de Vienne a tiré de cette nouvelle méthode dite chromolUhographique le plus brillant parti. Ainsi, dans le domaine médical, elle en fait usage pour la représentation de sujets oh les éditeurs français

emploient presque exclusivement la gravure en taille-douce et le j)inceau.

Cet établissement exécute sur les dessins du docteur £Uinger une iconographie des maladies de la peau ; les figures sont représentées de grandeur naturelle sur un format in-folio.

Douze planches sont terminées. L'impression en est faite avec .six, huit et dix pierres, dont chacune sert à poser uito couleur particulière. Le visiteur peut se convaincre de T exactitude et de la vérité des tons. Ce procédé a un double avantage : i' il maintient , entre tous les exemplaires, une identité qu'il est impossible d'obtenir avec le pinceau; ^ les couleurs lithographiques sont inaltérables, tandis que Pair et la lumière détruisent rapidement les tous posés à 1 aquarelle.

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Les plaucbi» de J a^ep sur les inakdiei» des yeux, imprimées en couleur par le même procédé et seulement avec trois ou

quatre pierres , paraissent irréprochables, grâce au grossissement consi(]éial)Ui des objets rcpiéiientés. Mais lorsqu'il s'agit de reproduire par la lithochroinie et dans leurs diniensions naturelles des objets aussi délicats qu'un oeil par exemple , il se présente des dilBcultés qu'on ne surmonte qu'avec des précautions et des frais inouïs.

Les planches exécutiHJS duus le même établissement par Yimpression natyrelle , ne méritent l'attention qu'à titre de curiosité. De l'avis des hommes spéciaux, ce procédé ne saurait l'ehdre des services à la science pure, puisqu'il ne conserve aucun des caractères spécifiques des objets reproduits. Toute* fois, il faut rendre hommage à Thabile directeur de Timprimerie impériale et royale de Vienne, M. le conseiller Auer, pour toutes ses applications de ta galvanoplastie çt de la plK)tographie aux arts graphiques.

L'un des plus importants ouvrages sur la médecine que la Saxe ait fourni, est un Traité des maladies des yeux^ du docteur Theodor Ruete, publié par le libraire Teubner, de Leipzig. Le texte, petit in-lolio, ne laisse rien à désirer, et l'atlds jmhU soutenir la comparaison avec celui de M. Sichel ou celui du docteur Darymple, publié à Londres par John Churchill.

MM. Yieweget fils> de Brunswick, étalent un grand nombre d'ouvrages de science, tous illustrés, parmi lesquels on trouve des noms bien connus de médecins français.

Leipzig . I.'i plus célèbre cité des [lays allemands en lait d'art typographique, ne pou\ait faire défaut. L'un de ses représentants les plus célèbres, M. Brockbaus, expose Y Eticychpédie de médecine et de chirurgie à Tusage des praticiens, et les Opérations de chirurgie, par le docteur DiefTenbach. Certes, de telles œuvres justifient pleinement leur origine ; elles portent en elles ce cachet de perfection qui a élevé si haut la répu-

4K EXP0S4T1UN UNlVEKSJiLLE.

tation de Brockhaus. Mais que les Didot de rÂlIemagne nous permettent un conseil : noblesse oblige. Il ne leur suffît pas

d'égaler leiir^ concurrents; il faut que toujouis ils montrent dans leurs œuvres cette supériorité qui leur a conquis un passé glorieux sur lequel ils paraissent se reposer aujourd'hui avec trop de nonchaloir. Ainsi le hasard leur a donné pour voisins à l'Exposition deux imprimeurs de Leipzig , dont rétablisse^ ment date de trois ans h peine, et qui déjà égalent en mérite iiou-seuloineiit k'iirs coiilVèn's d'Allemagne, niais cncare les typographes plus renommés de France et d'Angleterre. Nous voulons parler de MM. Giesecke et Devrient, dont les produits exposés sont irréprochables. *

Les maisons puissantes disposant comme celle de MM. Brock- Jiaus de ressources immenses devraient tenir à honneur de conserver sans ce>.>e le ran^î (|ae leur ont valu de lo?i^s travaux et les sacrifices énormes d'intelligence, de courage et d'argent devant lesquels n'avaient point hésité leurs premiers directeurs. Le meilleur usage qu*on puisse faire d'un héritage si glorieux, c'est, il nous semble, de TaccroUre chaque jour da\ antage, sous peine d'en p< rdre tous les bénéfices devant le public qui voit et juge en dernier ressort.

Cette renia r({ue applicable avec une égale vérité aux grands titulaires de l'industrie et aux nations elles-mêmes, nous conduit à dire que l'Angleterre a manqué au rendez-vous.

On espérait admirer au concours universel les produits desLongman, desHighiey, des Churchill. \aine aUeuleî Les éditeurs anglais n'ont pas paru. Il ne faut accuser en cela, nous a8sure-t-4)n, que l'erreur des libraires d'outre-Manche qui n'avaient pas compté sans doute qu'une place leur serait réservée au palais de l'Industrie.

M. Black, d'Édinil)ourtj:, a envoyé deux volumes du docteur Miller. Si nous comparons ces volumes avec ceux exposés par nos éditeurs français, nous ne trouvons, ni dans le texte.

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ni dans les figures, une supériorité d'exécution qui justifie celle des prix.

Citons aussi un Traité d^amtcme que le docteur Mouat a publié en indou, à Calcutta, avec le texte anglais en regard.

L'Inde ne duit pas nous faire perdre de \ue les éditeurs el libraires français qui, pour ne pas se vouer exclusivement aux ouvrages scientiliques et médicaux, n'en ont pas moins publié des œuvres d'une très-haute importance. MM. Jules Renouard et C* font reparaître à T Exposition universelle V Histoire des peintres de toutes les écoles, ce splendide ouvrage que le jury de Londres avait honoré d'une si flatteuse mention, et dont l'éclat fait pâlir les autres publications si importantes et si heureuses des mêmes éditeurs : le Grand dictionnaire (/po~ graphique de Guibert, la Science populaire de Claudius; les beattx travaux géographiques de Balbi, la Clef des Sciences, le IHctionnaire des ehoncelleries, par M. de Moreuil, etc., etc.

La beauté du papier, la netteté du caractère, la délicatesse du tirage, font de VHisloire des peintres l'une des œuvres les plus remarquables, comme typographie, qui figurent à l'Exposition.

Le texte de ce livre, dû à la plume érudite et élégante de M. Charles Blanc, est enrichi de six cents gravures sur bois

qui reproduisent avec un ail et une vérité admirable les chefsd'oiUM'f^ des peintres de toutes les écoles. Ainsi, comme supériorité d'exécution, malgré la difficulté du travail, il faut citer la Vénus sur un lit de repos , d*après Giordano, quelques portraits de Lawrence, la Ronde de nuit, de Rembrandt, la Danse des morts, d'Holbein, la Transfiguration^ de Raphaël.

Les matériaux divers qui concourent à la fabrication de cette œuvre d'art ne sont pas la partie la moins curieuse de l'exposition de MM. Jules Renouard et C* : bois dessinés, buis gravés, clichés en cuivre, obtenus par la galvanoplastie, qui

reproduisent toutes les délicatesses de la gfqvqre et peuvei|t tirer des nombres illimités.

Du reste, Y Histoire des pcinhrs se trouve reproduite sous toute? les formes ?> l'Exposition universelle; les iiTiprimeurs, les graveurs, les clicheurs en cuivre et tous les collaborateurs de cette grande publication n'ayant pas iqanqué de s'en faire honneur. Il n'est pas jusqu'aux fabricant^ d*encre qui n'aient fait valoir leurs échantillons par quelques sujets à effet tirés de VHisloire des pr in très.

Citons encore M. Cliar|)cntier, qui s'est fait un nom par la création du format si commode de ses ouvrages, et les reproductions nombreuses des meilleurs auteurs tant anciens que modernes; M. Lehuby, pouf le chqi^ etlfi n^oral|té des ouvrages qu'il publie ; M. Didier, pour ses éditions si recpmmandables desann res de MM. ('asimir Dclavigne, Guizot, etc. : M. Roret, dont les Manuels ont l'cndu dt^ si grands services aux arts industriels; enfin M. Guillaumin, pour une infinité de livres sérieux qui mérjtent une énumératiou spéciale.

Voici bientôt vingt ans que M. Guillaumîq a mis aq service de réconomie politique et des sciences sociales u^:^ dévouement et une activitc' qui ne sont égalas que par son intellij^ence. 11 a concentre dans sa librairie les ouvrages les plus célèbres et les plus propres à propager les études économiques si négligées en France, et cependapt ^ utiles. Ce n*est pas un petit mérite d'avoir cqnçu un plan aussi vfiste avec peu de moyen^, d'avoir persévéré pendant vingt ans dans son exécution, malgré les difficultés et les obstacles de tout p^enre, et d'être parvenu à le réaliser avec succès. Comme éditeur, M. Guillaumin a débuté par une publication très-importante, le Dictiomaire du commerce et des marchandises» Il a entrepris ensuite de réunir en une seule collection les ouvrages de tous les savants qui avaient écrit sur Téconomte sociale. Mais il ne suffisait pas d'avoir élevé ce monument aux fondateurs dç

la science et à la science elle-m^ine. H. Ouillaun^in ci?^, en i8/il, le Jottmal des écûnùmtstes, qui devint un centre de

réunion pour les penseurs oi les écrivains vivants, et eut pour rédacteurs des hommes tels que Blanqui, Rossi, Basliat, i. l'aucher, Goquelin» etc., etc. Parmi les nombreuses p\ibli* ciitions qui honorent encore le savoir-faire de M. Guillaumin, figure le Biçtiomaire de Véconomie politique» Confié à la direction habile et éclairée de M. Charles Goquelin, ce dictionnaire a obtenu les suffrages des hommes éclairés de tous les pays. C'est im vaste répertoire de doctrines et d'idées qui n'a d'équivalent dans aucune langue , et la partie bi|)liographiqae à laqufçlle Téditeuf a plps çpécialemçnt porté ses soins et ses infatigables recherches, en fait un ouvrage complet et hors ligne que le public a bien npprécié.

La richesse typographique de Paris ne doit pas cependant fairQ oublier les développements que les arts graphiques ont atteints en province. Indépendamment des libraires ou imprimeurs précédemment désignés, il en est sur un plan plus éloigné qui attirent invinciblement Tattention et les sympathies.

M. Desrosiers, imprimeur à Moulins, a exposé de belles productions artistiques. En 18/i9, il avait déjà reçu la croix de la iiégion d*honneur pour ses deux publications de V Ancien Bourbonnais et de V Ancienne Auvergne , ouvrages illustrés qui rivalisent avec ce que Paris a produit de plus parfait dans ce genre. VAncien Bourbonnais (histoire, monuments, mœurs, statjstiqne ; , par Achille Allier, gravé et lithographié par une société d'artistes, forme deux volumes ni-foiio, avec atlas de 150 planches. VAncienne Auvergne et le Velayi, par Ad. Michel et une société d'artistes, est une œuvre non moins br|llai^te. Les Dmtze dames de Hhétoriqupf monument du xv* siècle de la Bibliothèque impériale, ti-ès-habilement reproduit, se recommande encore à rattention des artistes comme à cplle des hommes de goût.

MM. Marteville et Oberthiir, de Rennes ( llIe-et-Vilaine) oui triomphé des diflicultés de la clironio-liLhographie dans leur Armoriai de Bretagne,, avec blasons. La viUe de Rennes nous a envoyé également quelques spécimens de typographie dus à MM. Vatar frères, et d'une correction fort louable. Gela nous rappelle les caractères d'imprimerie que M. -Constantin, de Nancy, a exposés, ci dont il est juste de signaler la belle exécution.

La librairie de Limoges est représentée au Palais de Findttstrie par MM. Barbou et Martial Ardant frères. La famille Barbou est aujourd'hui la plus ancienne qui

exerce l'imprimerie en France. Jean Barbou, le premier de ce nom et de cette tige, s'établit l\ Lyon en 15»\9, et fit paraître les œuvres de Marot en petit format in-b". Plus tard, il il vint s'établir à Limoges, et, vers le commencement du xviir siècle , ses descendants créèrent une imprimerie à Paris même. Le dernier des Barbou de Paris, Hugues, est mort en 1808; c'est M. Delulain (AugUîstc) qui lui a succédé.

Après Limoi^es. il ne faut pas fouiller plus avant; la ?'rance du Midi a jugé sans doute inutile, en ce qui corv mm uc la libi airie et l'imprimerie, le solennel concours de 1855 ; ni Montpellier, avec son antique renom de ville de la sci^ce; ni Avignon, longtemps la capitale du monde catholique; ni Toulouse, la })atric de Cujas et de Clémence Isaurc; ni Bordeaux, ni tant d'autres villes qui auraient pu prendre part avec succès au tournoi industriel, ne sont entrées en lice. A peine remarque-t-on sur le catalogue les noms de trois ou quatre imprimeurs ou libraires appartenant aux petites villes de Montauban, d'Agen, d'Auch, etc. Ainsi, MM. Forestier père et fils, de Montauban, ont exposé des livres d*cglise traités avec l)enucoup d'art et d'application.

Il faut surtout citer M. Foix, du Gers. Sa Monographie de la célèbre ^cathédrale d'Auch doit être classée au rang

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