‹ Histoire illustrée de l'exposition universelleChapitre 26 sur 27 · CUIRS · texte numérisé non relu

CUIRS

lorsque la révolution de 1793 vint affranchir ce commerce de toutes les entraves qui arrêtaient la production qu'il put se développer sur une large échelle. Depuis cette époque les industries de la tannerie, de la corroierie, de la mégisserie, de la chamoiserie, suivirent une marche progressive; et en 1839 riionorable M. Dumas constatait d'excellents résultats. En 1855, les peaux envoyées par les tanneurs français ont été de bonne qualité; le cuir est nerveux et serré; la fabrication est faite avec beaucoup de soin.

A r Exposition française de i8&9, le jury décernait une médaille d'ai gent aux peaux tannées et mégissées de M. Légal, à Chateaubriant (Loire -Intérieure), et constatait en même temps le succès et la loyauté de cette fabrication, Tune des meilleures de la Bretagne, et qui était surtout recherchée et préférée pour la confection des cuirs vernis, à cause de sa souplesse et de sa bonté. A T Exposition départementale d*Angers, en 1855, les produits de M. Légal obtinrent une nouvellë médaille d'argent. Depuis cette époque, ce fabricant a constamment maintenu sa supériorité. Les cuirs qu'il fabrique présentent toutes les qualités nécessaires à une application solide, belle et durable du vernie Le jury international de 4855 leur a décerné une médaille de deuxième classe.

On sait de quelle utilité sont, pour la tannerie, les écorces de chêne vert ; le département du V' ar en récolte annuellement près de seize millions de kilogratnmes, et nos tanneries n*en employant pas le quart, ce précieux produit reste sans valeur.

Dans rintérét de la conservation et du bon aménagement des forêts de cette essence qui dépérissent, le conseil général du Var a fait la demande, appuyée par le ministre de l'agriculture et du commerce, de suspendre la prohibition d'exporter ces écorces, et le ministre des finances a autorisé, le 17 marsl85Â, Texportation annuelle de dix millions de kilogrammes de ces

m EXPOSITION UNIVERSELLE.

écorces, frappées, par une fausse mesure, d*un droit de deux

francs par cent l<ilogrammes, ce qui les emprisonne et neutralise presque entièrement la disposition provoquée par l'état des forets. L'admission en France des mêmes écorccs d'Espagne et d*Àlgérie concourt encore à ia dépréciation de celles du Van

Parmi les exposants des produits pharmaceutiques, M. Vîel,

de Tours, nous prie de constMtcr la priorité de son invention bnn otr-c pour les perles d'éther. C'est lui qui, le premier, en 18/i3, a pris un brevet pour capsuler les médicaments liquides et solides sous toutes les formes et de toutes grosseurs. En il avait envoyé à TExposition de Tindustrie française trente -deux espèces de médicaments de formes et de grosseurs vaiiécs, au nombre desquels des globules d'éther, de liqueur d Ho/Jmaîin, de teintures éthérées, de digitale, de belladone et de valériane, d'huile de crotontiglium et d'essence de térébenthine, identiquement semblables, sous tous les rapports, aux perles du docteur Glertaud, de Dijon, qui n*a pris son brevet pour les perles d'éther qu'en 1850.

MM. Thévenot, pliarniacien, et le docteur Laval, de Dijon, ont été (X)ndamnés en 1849 comme contrefacteurs des procédés de M. Yiel, breveté en idââ et IBâ/i. M. Yiel est aussi rinventeur du pastilleur circulaire et du pilulier à rotation qui ont figuré à T Exposition de 1855. On lui doit également plusieurs préparations pharmaceutiques très- estimées, et des. champignons moulés à Taide de la galvanoplastie.

M. Morize, pliarniacien à Paris, a, de son coté, exposé des produits qui méritent une mention toute spéciale. 11 en est deux notamment auxquels des perfectionnements successifs ont toujours conservé une supériorité marquée. Le Taffetas vésicant de Baget a été inventé dès 1806; sonaction rapide, sa propreté, sa s()upl(^ssc, le rendent très-portatif et le font vivement apprécier des médecins. De tous les épispastiques con-

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