ÉCLAIRAGE
otiverlurp. On a commencé à l'employer pour les mâts-signaux et les passages à niveau , ensuite pour les lanternes à main des gardes-Ugnes.
a Ce mode d'éckùrag» présente sur celui de l'huile des avanta^ aases notables; le feu est plus vif et plus brillant, la lumière est plus blanche; son degré d'intensité r>st constant pendant toute sa durée, ce qui est trèsimportant , non-seuloment pour les lanternes des mâts-signaux , mais aussi pour colles à main des gardes, qui les entretiennent plus facilement en parfait étal de propreté , ce liquide ne formant pas crasse comme Thuile ; le nettoyage est presque nul ; seulement une précaution à avoir pour les Um* ternes à mèche apparente et qui est encore un avantage pour 1 éeluirage et le prix de revient, c'est de réi^ler convenablement la hauteur de la ineche, ce qui est très-facile avec la clef; si elle est trop haute, il se dcirage beaucoup de fumée qui noircit promptement l'intérieur de la lanterne. Un avantage qui est très-important, et dont il faut prendre bonne note, c'est que n'importe tel degré de froid qu'il y ait; le liquide de M. Ribot ne gèle jamais.
« Quant A la dépense comparée de l'édairage à l'huile avec celui de ce liquide, elle est variable , suivant le cours du prix de l'huile et des matièros spirituenses. »
Après un témoignage si clogicux pour l'auteur, il reste à ajouter que le jury inteinational de 1855 prenant en sérieuse considération ses procédés et ses appareils , les a honorés de deux mentioDS spéciales. L'usine de M. Ribot est située à BatignoUes, rue Bénard, mais son dépôt de liquides et appareils est & Paris, rue d*Hauteville, 5.
La fabrication de Thuile à graisser les machines, telle
qu'elle s'.exécutc dans l'usine de M. C. Hautoy, à Saint-Mandé, sous riiabilo direction de AI. Girard, a été l'objet d'un sérieux examen de la part du Jury.
Après de nombreuses expériences, M, Hautoy est parvenu à donner à Thuile végétale du corps et de Tonctuosité autant et même plus que les besoins Texigent, au moyen notamment d'une dissolution de caoutchouc. Ce produit végétal , qui rond aujourd'hui de si grands scrvic(>s à une foule d'industries, peut aussi être placé en première ligne pour la fabrication des huiles à graisser les machines; le corps gras et moelleux indispensable à la conservation des rouages mécaniques se trouve dans le caoutchouc.
Aussi rhoile de M. Hautoy jouit-elle d'une incontestable
supériorité; elle a beaucoup plus do corps que les huiles de pied (le bœuf et de pied de mouton qu'elle remplace avantageusement; elle a plus d'onctuosité que la généralité des autres huiles employées dans les arts mécaniques; les frottements à grande vitesse n*en changent ni la nature ni la linn pidité; exposée à une température au-dessous de zéro, elle ne se détériore jamais et permet aux machines de reprendre leurs fonctions après un repos prolongé ; enfin cette huile ne contient aucune substance de nature à produire une action chimique sur les métaux.
En présence des nombreux avantages que présente Thuile à graisser de M. Hautoy sur les autres produits du même genre, on comprendra que l'usage en ait été adopté depuis longtemps sur plusieurs lignes de chemins de fer, dans les principales filatures et par les premières maisons industrielles, Gail et. G*, Gouin et G% etc. C'est Fhuile de M. Hautoy qui a été employée à Tannexe pour le graissage des machines pendant toute la durée de l'Exposition; et M. Trélat, ingénieurarchitecte de la Commission impériale , en a attesté les bons résultats.
Le jury international s'est plu à reconnaître toute l'importance des procédés de M. Hautoy qu'il a récompensé d'une médaille de deuxième classe.
C'est aussi à la X" classe que se rattache l'industrie des cuirs.
La préparation et l'emploi des dépouilles d'animaux semblent être aussi anciens que la coutume de s'habiller. Il serait difficile toutefois de fixer l'époque à laquelle on commença à
travailler et à tanner les j)t <iu\. I.n France, la fabrication des cuirs, sur laquelle d'ailleurs nous aurons à revenir plus tard, doit remonter à une époque très-éloignée; mais ce n'est que