‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 128 sur 148 · A BORD DU YACHT IMPÉRIAL · texte numérisé non relu

A BORD DU YACHT IMPÉRIAL

national : Dieu protège le tzar ! L'empereur remercie. Il s'écrie : « De toute mon âme, je vous souhaite tous les succès ! Dieu soit avec nous ! » L'empereur se signe. Tous se signent. L'émotion est à son comble. L'empereur s'approche, serre la main des deux présidents, échange quelques paroles et se retire. La foule entonne alors l'hymne liturgique : Sauve, Seigneur, tes créatures !

Une fusion de tous les groupes se fait, spontanément. Les ennemis se serrent la main. Tous jurent d'oublier leurs querelles et de travailler, en commun, au salut de la patrie. C'est l'appHcation de

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la phrase du mani- f feste du tzar : « Que les dissensions intestines soient oubliées ! »

La séance de la Douma est fixée à trois heures.

A trois heures, exactement, commence un Te Deum solennel, dans la salle Catherine. L'évêque Anatole officie, entouré des députés qui appartiennent au clergé. Pendant la lecture des prières, tout le monde se met à genoux. L'office terminé, le public se joint aux députés, pour chanter l'hymne national.

La sonnette présidentielle rassemble rapidement les députés, dans la salle Blanche. Cette salle présente un aspect inaccoutumé. Les tribunes pubhques sont bondées. Dans la loge du conseil de l'empire, il y a plus de conseillers que n'en peuvent réunir les plus importantes séances du conseil . La loge diplomatique, elle aussi, est pleine; au premier rang, les ambassadeurs des puissances amies, Angleterre et France, et le ministre de Belgique; derrière eux, le ministre de Serbie, docteur Spalaïkovitch et les représentants de l'ambassade japonaise. Dans la loge des ministres, le cabinet est là, pres-

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