M. REGNAULT ET LE GENERAL LYALTEY
cet arrangement qu'elle avait reproché au prince de Biilow comme une faiblesse. Des difficultés se produisent dans son application ; en même temps, la France, provoquée par l'anarchie marocaine, obligée de porter secours à la légation et aux résidents français en péril, à Fez, détache vers cette ville un corps expéditionnaire.
Le l^r juillet 1911, l'Allemagne envoie un
navire de guerre, le Panther , s'embosser en rade d'un des ports du Maroc, Agadir; et elle annonce au monde stupéfait qu'elle entend réclamer une base navale et une zone d'influence (sur ce point, la pensée allemande reste volontairement obscure), en tous cas, des compensations pour les droits reconnus à la France dans l'empire chéri fien.
L'affaire du Maroc était rouverte dans les termes les plus violents, par les procédés les plus menaçants, alors que, trois fois déjà, on avait pu la considérer comme arrangée définitivement.
On sait dans quelles circonstances la France dut céder, une fois encore, devant les exigences allemandes et comment elle abandonna, en pleine paix, une partie de sa colonie du Congo où l'Allemagne n'avait jamais prétendu aucun droit, pour satisfaire à la bouhmie des sociétés coloniales allemandes. On sait aussi que cellesci ne se déclarèrent pas encore satisfaites. M. Bassermann, un des chefs du parti Hbéral national, affirmait que « la nation croyait à la
L AFFAIRE DU MAROC KT LA CRISK DES BALKANS
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