‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 46 sur 148 · LE CUIRASSÉ FRANCE. — LE PRESIDENT ET M. VIVIANI QUITTANT DUNKERQUE · texte numérisé non relu

LE CUIRASSÉ FRANCE. — LE PRESIDENT ET M. VIVIANI QUITTANT DUNKERQUE

« Mon intervention peut être regardée comme une procédure nouvelle, mais les circonstances exceptionnelles justifient cet acte. Voilà plusieurs mois que les événements en Irlande vont s' inclinant sans cesse et inévitablement vers un appel à la force. Aujourd'hui, le cri de « guerre civile » est sur toutes les lèvres. Il est inconcevable que nous puissions arriver à l'imminence d'une lutte fratricide. Notre responsabilité est grande... Témoignez de votre patience et de votre esprit de conciliation, étant donné la haute importance des intérêts en jeu... » Malgré cet appel émouvant, la conférence, qui dure trois jours, n'aboutit pas.

M. Asquith annonce cet échec à la Chambre, le 24 juillet, et il fait connaître l'intention du gouvernement de reprendre l'amendement du bill en seconde lecture, le mardi 27 juillet. La crise paraît sans issue : l'unité britannique est-elle en péril ?

Cependant, tout est calme en Allemagne et en Autriche (i). Le 6 juillet, l'empereur Guillaume est parti pour Kiel; il s'est embarqué, le 7, à bord du Hohenzollern pour sa croisière habituelle dans les mers du Nord. Le même jour, l'empereur François-Joseph a repris, à Ischl, sa cure interrompue par l'attentat contre le prince Ferdinand.

Quel travail sourd se cache sous ces apparences placides ? Le parti militaire s'agite, un parti plus pacifique résiste mollement. L' Allemagne mène le jeu. A Vienne, on déclare encore que les choses s'arrangeront, que les conditions faites à la Serbie seront « acceptables ».

Quinze jours s'écoulent dans le silence.

(1) L'agitation des premiers jours s'était peu à peu calmée. Il semble bien qu'il y eut un mot d'ordre. M. Jovanovich, ministre de Serbie à Vienne ,dit que les principaux instigateurs des violences populaires étaient le docteur Funder, le directeur principal du journal catholique Reichspost, Hermengild Wagner et Léopold Mandl. (Livre bleu serbe,

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