‹ Histoire illustree de la guerre de 1914. --Chapitre 61 sur 148 · HDS DEFILANT DANS LES RUES DE LONDRES · texte numérisé non relu

HDS DEFILANT DANS LES RUES DE LONDRES

et ces protestations produisaient leur effet, d'affaires un rendez-vous à la fin de l'aprèspuisqu'elles contribuaient à entretenir les hési- midi, c'est-à-dire au moment où l'ultimatum tations de l'Angleterre. viendra à échéance. M. Broniewski passe une

La journée du 25 va décider de tout, car, note écrite. Il insiste vivement sur la nécessité c'est le soir, à six heures, que la Serbie doit faire de prolonger le délai accordé à la Serbie, si on connaître sa réponse à la note austro-hongroise. n'a pas en vue de créer une grande crise. Il voit Aura-t-on obtenu le délai réclamé par les le ministre allemand à l'heure fixée. Celui-ci

lui oppose que toutes ces démarches sont trop tar dives. M. Broniewski insiste, de nouveau, en disant que, si le délai ne peut être prolongé, les mesures d'exécution peuvent, du moins, être retardées. Les termes de la note sont de nature à blesser la Serbie et « à la pousser à la guerre » . « — Il ne s'agit pas d'une « guerre », répond le ministre, mais d'une « exécution » dans une affaire « locale ».

— Mais le confht pourrait s'étendre à l'Europe. — Croyez-vous ? dit le ministre. Pour moi, je me refuse à y croire. » On comprend que le chargé d'affaires russe sorte de cet entretien avec une impression très pessimiste.

La Russie ne réussit pas davantage à Vienne. Le comte Berchtold est parti pour Ischl sans attendre de recevoir l'importante communication que le chargé d'affaires russe a ordre de lui faire. Le baron Macchio reçoit celui-ci. « L'accueil est glacial. » Le diplomate russe insiste pour obtenir la prorogation du délai. Il

puissances, au cas où, comme il est facile de le prévoir, la Serbie ne donnerait pas des mains, sans restriction aucune, à l'ultimatum austrohongrois ?...

Dans la matinée, le chargé d'affaires d'Angleterre, exécutant le projet sur lequel l'accord s'est fait, entre sir Edw Grey et M. Cambon, voit M. de Jagow et lui demande si l'Allemagne voudrait se joindre à l'Angleterre, à la France et à l'Italie pour intervenir auprès de l'Autriche et de la Russie, afin d' empêcher un conflit, et, en premier lieu, pour demander à Vienne une prolongation du délai imparti à la Serbie par l'ultimatum.

M. de Jagow répond qu'il ne croit pas que cette demande soit accueilHe et que, d'ailleurs, le comte Berchtold est à Ischl... Voilà de quoi décourager les bonnes intentions.

Le chargé d'affaires de Russie demande un entretien à M. de Jagow; il va, par ordre de son gouvernement, formuler une demande analogue. Que fait M. de Jagow? Il fixe au chargé

Page 1