GÉNÉRALISSIME DES ARMÉES AUSTRO-HONGROISES
(1) Quelques jours après (28 juillet) le gouvernement austro-hongrois donna à la presse' un communiqué indiquant les raisons pour lesquelles la réponse serbe n'avait pas paru satisfaisante : la note serbe manque de sincérité; elle n'admet pas la participation des organes austro-hongrois à la poursuite, en Serbie, des auteurs de l'attentat; les réclamations austro-hongroises relatives à la presse et au travail des associations, même après leur dissolution, n'ont pas reçu satisfaction : « Ces revendications constituant le minimum nécessaire au rétablissement du calme permanent dans le sud-est de la monarchie, la réponse serbe est considérée comme insuffisante. Le gouvernement serbe en a conscience, d'ailleurs, puisqu'il envisage le règlement du conflit par voie d'arbitrage et que le jour où cette réponse devait être remise et avant cette remise, il avait ordonné la mobilisation. »
quée à Nisch pour le 27 juillet. Le gouvernement serbe et le corps diplomatique partent, le soir même, pour Kragoujevatz.
Les nouvelles les plus alarmantes sont expédiées, de Vienne, à la presse universelle : « ;.'/ juillet. Les ordonnances impériales
soumettent les civils à la justice militaire, suspendent la liberté personnelle, le droit d'association, l'inviolabilité du domicile, le secret des lettres, la liberté de la presse, le fonctionnement du jury. Elles restreignent la délivrance et l'usage des passeports, l'emploi du télégraphe, du téléphone et des pigeons voyageurs.
Sont closes les Diètes de Dalmatie, Carniole. Goritz, Moravie, Haute et Basse- Autriche, Silésie et Styrie. La session du Parlement est close également. »
On annonce qu'une mobilisation partielle est ordonnée.
Cette mobiUsation était commencée depuis plusieurs semaines et on allait procéder sans retard aux « mesures d'exécution ». C'est ainsi que, du jour au lendemain, les affirmations apportées au cabinet de Londres étaient contredites par les faits.
D'ailleurs, le système de politique générale austro-hongrois, avec l'acceptation de la perspective d'une guerre générale, était exposé par
LA NOTE AUSTRO-HONGROISE A LA SERBIE. LE CHOC DIPLOMATIQUE
LE GENERAL KROBATIN