AMBASSADEUR DE FRANCE A SAINT-PÉTERSBOURG
ambassadeur britannique à Saint-Pétersbourg, par lequel il approuve et renforce encore ses déclarations, en réponse à la demande du gouvernement russe : « Ce que vous avez dit, dans des circonstances très difficiles, au sujet de l'attitude du gouvernement de Sa Majesté, est tout à fait juste. J'approuve complètement vos
paroles et ne puis promettre davantage au nom du gouvernement. Je n'estime pas que l'opinion publique approuverait ou devrait approuver que nous fissions la guerre à propos d'une querelle serbe. » Toutefois, le ministre ajoute:
'( Si, cependant, il y a guerre, nous pourrons nous y trouver entraînés par d'autres considérations, et, par conséquent, je suis anxieux de l'empêcher. »
Avec la rapidité des échanges de nouvelles télégraphiques entre les divers cabinets , l'Allemagne et l'Autriche sont averties de ces sentiments de l'Angleterre. D'ailleurs, sir Edw. Grey les porte lui-même, dès le 25, à la connaissance du cabinet de BerUn : « J'ai déclaré au prince Lichnowsky (ambassadeur d'Allemagne à Londres), que je sentais bien n'avoir point qualité pour intervenir entre l'Autriche et la Serbie... » Il ajoute cependant que, si la question se posait entre l'Autriche et la Russie, cela toucherait la paix de l' Europe, pour laquelle l'Angleterre devrait agir.
LA NOTE AUSTRO-HONGROISE A LA SERBIE. LE CHOC DIPLOMATIQUE
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