MONUMENT ELEVE A BISMARCK, A HAMBOURG
Remarquez comme sont entremêlés les motb droits, pouvoir, liberté : c'est ainsi que la grande confusion commence ; il faut avoii le pouvoir pour avoir le droit et la liberté. Donc le pouvoir prime le droit et la liberté. La formule bismarckienne sort de là.
Treitschke écrit encore, ramassant en six lignes le grand effort de la pensée et du cœur
allemands : « Tous les livres , toutes les œuvres d'art qui révèlent la noblesse du travail allemand, tous les grands noms allemands que nous considérons avec admiration , tout ce 'qui annonce la gloire de notre esprit, proclame la nécessité de l'unité, nous conjure de créer, dans l'ordre politique, cette unité qui existe dé j à dans le monde de la pensée. Et notre douleur est décuplée en pensant que chaque œuvre isolée est tant admirée, tandis que notre peuple tout entier est raillé au dehors. »
Et la phrase qui revient sans cesse, comme un leitmotiv, traduisant une pensée et une conclusion toujours la même : « C'est la Prusse seule qui a fait l'unité germanique, moins encore par l'action réfléchie de ses gouvernants que par la force inhérente de ses institutions, ou ce qui revient au même, par l'esprit qui a présidé à son évolution politique. » L'écrivain n'hésite pas à découvrir le fond des choses : ;< Les hobereaux prussiens ont fait l'unité germanique.
L'ALLEMAGNE ET l'eUROPE