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CHAPITRE VI

MONTAIGNE ET LES MORALISTES

' SOMiMAlRE

!• MONTAIGNE (i533-i5çiî), né au château de Montaigne, conseiller nu Parlement de Pjrijfueux, puis de Bordeaux, publie en i58o Jes deui premiers livres de SCS Essais 11 voyage ensuite, visite l'Allemagne el l'Italie ; il devient à son relour maire de Bordeaux, et donne en t58S le troisième livre des Essais. Il meurt sans avoir le temps de publier une nouvelle édition, très augmentée, qui parait après sa mort par les soins de Mlle de Gournay, en 1595.

11 compose les Essais en lisant Pluiarque, Sénèque, les poêles latins, et en les commentant d'après sa propre expérience. Son moi est le thème essentiel de s^n livre; mais « en se peigiiant.il peint la nature humaine ». Sa philosophie lient en ce mot: Que sais-jc ? C'est un prudent et discret scepiicisme. — Sa pédagogie est surtout négative. Il veut qu'on développe le jugemâDt plutôt que la mémoire, qu'on fasse voyager l'enfant, qu'on le fasse causer en société. Cette éducation formera l'honnSte homme du dii-sepiiéme siècle. — Son style est primesautier et imagé -, c'est celui d'un poète.

1- PIERRE CHARRON (i54i-if)o3) est le plus remarquable disciple de Montaigne. 11 publie eni6o[ son Traité de la Sa^sse, dont l'èpigraptie est : Je na sais.

aUlLLAUME DU VAIR, célèbre magistrat et orateur, représente la grandeur stoïcienne et chrétienne. Son traité de l'Éloquence française le met au raiiyde

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