CKAIMTUK VIII THÉOLOGIENS. — HISTORIENS. - POLITIQUES
SOMMAIHE
[■ CALVIN (]5og-i5<54) se convenit au protEstaniismc ci se rdl'ugie à Nérac, puis à Bâle, ei de là s'établit à Genève. Chassé d'abord par le parti des liberiina, il y rentre en 1541, et jusqu'à sa mon il y exerce une véritable dictature.
11 publie en latin, puis traduit en français l'Institution clu-étlenne (]54i)i dédiécà Français l", ouvrage remarquable par sa méthode et la sévérité hau-
A côté de Calvin, il faut nommer, parmi les écrivains protestants, GUIL- LAUME FAREL, THÉODORE DE BËZE, ÛUPLESSIS~¥0f1NAr .
2* SAINT FRANÇOIS DB SALES (i508-i62a) fut évéque de Genève, résidant à Annecy. Il vint à Paris, oti il prêcha avec grand succès, puis retourna en Savoie. [1 ne publia que l'Introduction à la rie dévote (itîoNI, ouvrage tormé de la réunion de lettres écrites à Mme de Charmoisy, elle Traité de l'amour de Dieu (r6[6), plus théolosique. —Il est original à la fois par la largeur de son christianisme et la douceur poétique de son styli^.
3- Les plus célèbres auteurs de mémoires sont: LE LOYAL SERVITEUR, auteur de la rie de B»jrard (i5j4), — FRANÇOIS DE LA NOUE, protestant, dont les Discours politiques et militaires sont un code de bravoure et de solide piété, — BUfSEDEMONTLUC, catholique, qui publie le réciide ses campagnes dans ses vivants et pittoresques Commentaires [1574), — AGRIPPA D'AUBIGNË protestant, dont lei principaux ouvrages en prose sont une Hlatolre unlrerselle (1616-10] el sa Vie & ses enfants.
4* LES ÉCRIVAINS POLITIQUES. — LA BOÊTIE. a laissé un Discours sur la serritude rolontalre, publié en 1576, après sa mon, et qui est une éloquente protestation contre la tyrannie ; — il faut citer encore MICHEL DE L'HOSPITAL et JEAN BOOIN.
3* LA SATYRE MËNIPPÉE, parue en 1594, est un pamphlet i<
;n collabora-
tion par plusieurs magisirais et lettrés, en faveur de Henri IV, au temps de la Ligue. L'ouvrage commence par une sorte de parade dans la cour du Louvre, continue par une proceaiion des ligueurs, par des diiconn des députés aux Étais Généraux {le plus célèbre esc celui de Daubray au nom du Tiers-Ëtai), et s'achève par des pièces de vers burlesques. C'est un cher-d'tsuvre de bon sens et d'esprit.