‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 131 sur 408 · VI. — LES INFLUENCES EXTRINSÈQUES · texte numérisé non relu

VI. — LES INFLUENCES EXTRINSÈQUES

Parmi les inHuenccs historiques et sociales qui se sont exercées sur les écrivains et qui ont pu modifier, à de corlains momenU, leurs idées et leur sljle, il faut cilcr ;

1° Les qaerelles religieuset, jansénisme, quiélisme, persécution des prolestants.

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Chez k-s plus grands écrivains, un eu sent le contre-coup. Non seulement llossui'l, Pascal, t'énelon, mais Racine cl Itollcau sont fortement influencés par les affaires religieuses,

3° Les revers et ta ihUère de titjtnda règne. — On ne comprend ni fénelon, niLa Rruyérc, si l'on n'y sent un douloureux écho de la décadence du grand siècle. A plus forlc înison, Saint-Simon.

3° Les lUté ratures étrangères. — La lilléralure italienne, avec le cavalier tfarfn el les auteurs de pastorales (Je Tasse, Guarfnl), influence la première moitié du dix-sepliùnie siècle. Corneille et ^es contemporains imitent tn littérature dramatique des Espagnols, qui jetait alors son plus vif éclat (Cervantâs est mort en 1616 ;GnlUien de Castro, en 1630; Xx>pe de Fég-a en 1635; Alarcoa, en 1639; TiTBO de Mollna, en 1&18 ; Caldéron, en 1681). Le théâtre comique continuera d'imiter Ica Espagnols jusqu'à la Qn du siècle. — Mais d'ui

LA LITTÉBATUfte FRANÇAISE

i partir de 1660, la Frabce s'affranchit de toutes les littératures étrangères. Molière avait commencé par l'imitation italienne, mais, sauf un retour à l'Espagne avec Don Juan, il est français. La Fontaine traduit d'abord Boccace ctl'Arioste ; mais, dans ses Fables, il n'est plus disciple que des anciens. Ni Racine, ni Dol- Icau, ni aucun de nos grands prosateurs ne s'inspirent de l'étranger. Rleo ne pi'ouvc mieux à quel point notre génie national prenait possession d« luimême.

Et cependant, «n Angleterre, Siiakespesre était mort en 1616, — 'Bacon, en 1636 ; — JUïIfoii publiait son Paradis perdu en iS&T , — Drydea, ses tragédies et ses ouvrages de critique, et mourait en 1700, — Locke donnait en 1690 son Estai sur V entendement humain. Miis c'est au dix-hullicme seulement que tous ces grands écrivains anglais dcviiicnl pénétrer dans notre pajs.

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