‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 139 sur 408 · ÉFORME DE LA POÉSIE · texte numérisé non relu

ÉFORME DE LA POÉSIE

mnent, il vajusqu'â l'éloquence, celle d'un d'Aubigné. Mais quand il veut iner, ou définir, ou morHiiscr, sa syniaxe est lourde et embarrassée. On [u'il n'a pas eu le courage, ou le talent, de se corriger.

ÉOPHILE DE VIAU (1590-1626) eut une vie très agitée. et tr^ maihcu- . Suspect de libertinage, soupçonne d'être l'auteur de poésies impies, il fut isonnc, exilé, et mourut jeune, de son vivant, et quelques années sa mort, une très grande répula- On verra plus loin que sa tragédie rame et Thubé (1617) fut fort opic. Mais il est surtout remarquable les odes et des élégies où il se re, plus qu'aucun autre poule 1 temps, un vérilable lyrique. On I toujours le Malin et la SoUlade, le sentiment exquis de la nalure, jr l'impression loule personnelle 'en dégage (1). Ses vers damour paraissent d'une singulière sin^ :, BU milieu de la poésie galante e de ce lemp«. TUéophile ccrivail.

eurs, avec une Tacililé tantôt heu- , tantôt négligée. Il a dit, contre :rbe : Jamais un bon esprit ne fait lu'aisément (2). « Celait, dit M. Faun beau génie poétique très mal et avec des incartades. 11 était d'imagination et d'esprit (3). a

INT-AMANT (1594-1661) est à 13 compromis par quelques vers ileau. Et peut-être eùMI mieux fait de use. Ses poésies lyriques et cicgiaques n is cslimécs; c'est là qu'il est tout enlier, me, de sens exact de la nature. Lui aus: is plus relevé que celle de Théopbile; tint atear, est digne d'être citée et retenue (4).

iprti l'oslBBipe gi

lO pas écrire son grand poème !n seraient que plus connues

avec beaucoup de relief, de i, il a écrit une Solitude, d'un

autre pièce intitulée, le Con-

CYrtANO DE BEROERAC<1619-1655)c3tletypeachevéderiDdépeadant. du grotesque. Doué d'une vive et fantasque imagination, plein db œauvaia goill et d'inventions emusanles, ayant atteint, dans son Agrippliie (IflBS) la forCe tr» gique, et dans son Pédant joué (<6o4) la Torce comique (t), Cyrano est jurtoit célèbre par son Histoire comique des États de la Lune et du Soteit, où il se montre pritorseur de Swift. « Cyrano est intéressant pour l'histoire littéraire, dit M, Faguel, parce qu'il représente, plus que les hommes de cette époque, une tendance qu'ils ont eue à peu près tous, une tendance philosophique, matérialiste ou naturaliste, comme on voudra, très analogue à celle du dix-buitième siècle (3). »

Nous retrouverons, en parlant de l'état de la poésie au moment où Boîleau commence à écrire ses satires (1660), quelques poètes burlesques ou précieux qui sont les continuateurs de cetic première génération. Il suffit ici que l'on voie bien à quel point Malherbe fut d'abord réfuté ou méconnu, et par des poêles qui, la plupart, avaient plus de génie que lui. Son triomphe définitif, vers 1660, n'en sera que plus significatif.

BIBLIoaRAPHIE.

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