‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 185 sur 408 · CONTEMPORAINS ET SUCCESSEURS DE RACINE · texte numérisé non relu

CONTEMPORAINS ET SUCCESSEURS DE RACINE

Il faut se rappeler les luttes de Racine contre tant de rivaux qui essayaient de lui disputer la faveur du public, et ne pas Tisoler dans son temps comme dans la littérature. N'oublions pas d'abord, que Corneille, de 1664 à 1674, a produit de nombreuses tragédies, non des meilleures sans doute, mais que son grand nom protégeait. Suréna, la dernière, est de la même année qu' Iphigénie, — THOMAS CORNEILLE, dont nous avons déjà parlé, obtenait de très gros succès ; il donnait en 1672 (l'année de Bajazet) son Ariane, et en 1678 (un an après Phèdre) son Comte d'Essex.

QUINAULT (1635-16«8) fut un médiocre poète tragique, et son Astrale (1663) mérite les railleries de Boileau ; mais il composa des livrets d'opéras {ProserpinCf Armide, etc.) dont Lulli écrivit la musique et qui sont remarquables par Tharmonic et la douceur de la versification.

PRADON (1632-1698) n'a été sauvé de l'oubli que par sa Phèdre. Hais U ■ écrit un très grand nombre de tragédies, dont la moins mauvaise est on Jtfgalai (i6S8).

On peut signaler encore le Germanica* de BoiirsauJt(1679), le Genérie àt Mme DeshouUérea (1680), des tragédies de La Chapelle, de JfUe Benunl,«lc., non pas qu'on doive en retenir même les titres, mais pour que l'on sache bien que la tragédie était toujours en grande faveur.

Racine eut deux imitateurs fort compromettants en CAMPI8TRON (1656- 1723) et LA ORANOE<HANCEL (1677-1758). Nous les retrouverons au chapitre de la tragédie du dix-huitième siècle.

L«s édition! cliBsiquea (Hatier, Rachelte, BcUn, etc.). ËdiUon de la CoUtctioa da graadi écriaaiaa (Hactiiillc, 7 vol.), SmT-MtncGiRAniiiN. Couride JiK^ralurf, 4 vol., CtiarptiQlior. NisiKD, lliitoire de la IMératarefrançaiie, t. 111. Deltolii, Ut Ennemii de Hacine, 1869.

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irJeao Lepaulro tlBlS-18S2).

CHAÎTrRK X

■ SOMMAIRL ™

!• AVANT MOLIÈRE, CORNEILLE donne un modËle de bonne com<!dic d«ns J* Menteur (16431; ROTfiOU fait jouer iaSœur (1645}; 0£SM>(fi£TS D£ SAINT- SORUN, Jes Vlaloanalrea (lôB?) : SCARRON, JodeJet {1645). eic.

a" Les COMÉDIENS ITALIENS- représentent, dés le seiïième siècle, un rt'pertoire qui doit 4tre imiié par nos écrivains jusqu'à la fin du dix-ti unième siècle : on leur emprunie surtout des InCrlg-ues et des types.

3* MOLIERE (1611-1673] fonde d'abord à Paris l'Ulostre Thiltra ; puis il parcourt la province avec sa troupe, et revient se fixer dans la capitale en ■658. Il donne toutes ses pièces entre i653 et 1Ë73, et meurt en jouant IcAfAtode jtna^lnalra. — Il est protégé par Louis XIV, qui lui demande souvent des pièces pour lea fêtes de la Cour. — Molière veut contenter à la fois les grands seigneurs et le parterre. — Il observe son temps dont il peint les ridicules, mais il connaît l'homme de tous les temps; et nul peintre de la vie n'est plus vrai; aussi ses comédies sont-elles, au fond, de véritables drames. Sa morale est d'expérience ; il est le < législateur des bienséances du monde >. — Son style esl celui d'un homme de théâtre qui fait parler â cbacun le langage de sa condition.

4* APRÈS MOLIÈRE, BOyflSflULT, B^flON, etc. La< Comédie Française . se constitue en 1660, par la réunion de diSérenies troupes.

LA LITTÉRATURE FftAXÇAISF.

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