‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 25 sur 408 · LES ROMANS DE LA TABLE RONDE · texte numérisé non relu

LES ROMANS DE LA TABLE RONDE

LES ROMANS d'aVENTURES.

SOMMAIRE

LE ROMAN s'oppose à la chansoD de geste, e\

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:i dans la littérature propre-

I* LES ROMANS De LA TABLE RONDE ont pour origine les traditions celtiques sur le roi Arthur et sc-s chevaliers. On y joint la irjgende du Graal, vase oti Joseph d'Arimatliie recueillit le sang du Christ. ^ Ces histoires bretonnes passent d'abord en France (douzième siéclc| sous Torme de lal«, dont les plus célèbres sont ceuï de Marie de France. — A part, il faut placer Tristan el yseutt. — CHRÉTIEN DE TRONES (t ngS) a composé les plus célèbres romans d'aventures, entre autres le Cheralier au Lion, LanceloI et Per-

3- D'AUTRES ROMANS sont imités d'ceuvres g r^co- byzantin es (les Sept Sages), ou tirés de vieilles légendes françaises (Robert le Diable, Jean de Paris], On y rattache la chantc-fabln d'Atioossln et Nlcolette.

3- CBS ROMANS SB RÉPANDENT EN EUROPE- Ils sont Imités en Italie aux quinzième et seizième siècles, en Espagne, oii ils forment la bibliothèque de Don Quichotte, et d'oii ils nous reviennent dans une compilaiion d'HERBE- RAT DES ESSABTS, sous le lirre (TAoïadls (seizième siècle).

E mot roman signifie à l'originB un récit, ude narration, en vers, et en langue vulgaire ; c'est une œuvre d'imitation ou d'invention. Le roman s'oppose à la chanson de geile, ea ce que celle-ci a toujours, ou prétend avoir, un fondement historique.

Ici nous entrons, à proprement parler, dans la litlératare. II ne s'agit plus d'œuvres qui prennent racine dans le vieux fonds national et religieux, et qui rappellent au public ému le souvenir de réeb exploits. Les romans bretons et les romans d'aventures ont élé écrits par des lettrés, qui se sont inspirés de fables étrangères à notre pays.

C'était la première fois, et ce n'était pas la der^ 'e empruntait des intrigues, des types, et même un sine ; et que, en démarquant ses imitations, elle les délocalisait, pour ainsi dire, et les généralisait au point de les rendre cosmopo{il«s. Dans ces romans règne l'amour courtois, par opposition aux sentiments féodaax des chansons de geste. Tandis que celles-ci chantent la guerre contre.les infidèles ou les luttes entre grands vassaux, ceux-là narrent les aventures de chevaliers qui, tantôt pour obéir à la dame de leurs penséei, tantôt pour accomplir un vœu, exécutent des prouesses aussi merveilleuses que vaincs. Cette conception de l'amour, auquel tout doit céder, et qui est « plus foit que la mort », semble d'origine celtique, c'est-à-dire bretonne ou galloise. Mais elle se subtilisa sous l'inQuciice dos imilaleurs d'Ovide, auteurs de différents Arts damour. André le Chapelain (\iu* siècle) a écrit en latin un De Arte honeslt amandi, qui contient, selon G. Paris, u le code le plus compictde l'amour courtois tel qu'on le voit en action dans les romans de la Table ronde (1) ».

nière, que notre littératui style, à une littérature v

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