‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 297 sur 408 · DRAME EN VERS · texte numérisé non relu

DRAME EN VERS

Nous venons de voir que Ponsard avait obtenu deux de ses plus grands succès avec des drames historiques en vers. Le genre s'élalt décidément acclimaté en France. Cependant, sous le second Empire, et pendant le triomphe presque absolu du genre réaliste d'Augier et de Dumas fils, on volt paraître peu de drames poétiques. C'est après 1870 qu'il se produit une véritable renaissance.

•'aprit un» tUHographie.

HENRI DE BORNIER (ISa.f-ISOl) donna < FUie de Roland, pièce resiée au répertoire

1 1879, au Théâtre-Français, la et qui, malgré la lourdeur du

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j! LA LITTÉRATURE FRASÇA!SB

style, est la plus cornélienne des œuvres modernes. Bomier suppose que le traître Ganelon a échappé au châtiment auquel Gharlemagne Tavait condamné, cl vit à la cour de l'Empereur sous le nom d'Amaury. Le fils d*Amaury, Gérald, jeune et brave chevalier, délivre la fille de Roland, Berlhe. Gérald et Berthe s'aiment. Mais le fils de Ganelon ne peut épouser la fille de Roland : et Gérald renonce volontairement à cet amour. — En 1883, Bomier publiait VApâlre (saint Paul), refusé par le Théâtre-Français ; en 1885, il n'obtenait qu'un demisUccès avec les Noces d'Attila^ a TOdéon ; enfin, en 4888, son Mahomet, reçu me de Richelieu, était interdit par la censure, après une démarche de Tambassadeur de Turquie auprès du gouvernement. (Cf. Beaumarchais, Monologue de Figaro.) (1).

FRANÇOIS COPPÉE (18^2-1908) fait jouer en 1881 Us Jacobites, et, en 16H3, Severp Torelli, deux grands succès : mais son meilleur ouvrage e^t Pour là Couromie qui, par la force de Taction, la beauté des caractères, Téclat de la vi^rsification, est supérieur à la Fille de Roland,

M. Jt AN RICHËPIN (né en 1849) est l'auteur de Nana-Sahib (1883), drame h,indou, d'une couleur éclatante, et de Par le Glaire (1892). Dans la comédie en Vers, il garde son style pittoresque et vigoureux, avec plus de naturel : sa nfieilleure œuvre est certainement le Chemincau (1897).

On peut citer encore la Grisélidis d*A. Silvcstre et Morand (1891), la Reine Fiammette de Catulle Mendès (1894). Et nous arrivons ainsi k M. Ed. Rostand, qui bénéficie de tout ce mouvement antérieur. Nous en parlons au chapitre de la Comédie.

Conclusion.

Le drame romantique, né en 1827 avec Cromwelly s'est donc prolongé jusqu'en 1843, date des Durgraves, Après une éclipse due à la lassitude du public, qUi s*est tourné vers recelé du bon sens, il y a eu reprise du courant avec la réprésentation des dtames de Musset. Puis une sorte de renaissance s'est prodtllle h partir de 18?0, avec les pièces de Bornier, de Coppée, de Richepin.

BIBLIOGRAPHIE

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