‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 310 sur 408 · III. — SAINT-MARC QIRARDIN (180M · texte numérisé non relu

III. — SAINT-MARC QIRARDIN (180M

Saint-Marc Girardin se distingua d'al>ord, comme Villemain, par des succès académiques {Éloje de Le Sage^ Éloge de Bossuet, etc.). Très libéral sous la lîrstauration, il collabore à divers journaux, tels que le Mercure du dix-neuvième siècle et la Revue française^ et surtout au Journal des Débats. En i833 il est nommé à la Faculté des lettres, d'abord comme suppléant de Guizot, puis comme titulaire de la cliairc de poésie française. De 1834 à 1848, il est député; mais il n*inlerrompt pas ses cours de la Sorbonne, qu'il continue jusqu*en 1863.

Ses principaux ouvrages, composés de ses leçons publiques, revues cl réunies, sont : Cours de liUérature dramatique ou De VUsage des passions dans le drame (4 vol., 1843), La Fontaine et les Fabulistes (2 vol., 1867), /.-/. Rousseau^ sa vie et ses œuvres {2 vol., publication posthume, avec une préface d'E. Bersot, 1875;. Dans d'autres volumes, Saint-Marc Girardin a recueilli divers articles de journauXy rapports, etc. (1).

Saint-Marc Girardin est un critique moraliste. En disciple de Villemain et en contemporain de Sainte-Beuve, il ne néglige pas Thistoire ; mais il y cherche moins les faits que les mœurs; il étudie moins la biographie que les caraclères (voyez surtout son J.-J. Rousseau). De plus, il aime à s'élever au-dessus de la « monographie », pour considérer révolution des idées ou celle dos procédés littéraires appliqués à la peinture d'un même senliment. C'est ainsi que, dans son Cours de littérature dramatique^ il prendra Vamour paternel et Tétudicra successivement chez les anciens, chez les classiques français, chez les romantiques; de même pour le patriotisme^ le senliment religieux, etc. Si Ton pcul faire un reproche à ce genre de critique, c'est de tourner à renseigncnicnl didactique et moral. Saint-Marc Girardin reste toujours professeur: il a conscience qu'il s'adresse au public, et surtout à la- jeunesse, et croit devoir la guider vers tout ce qui est sain et élevé. Si c'est un défaut, il n'en est pas de plus honorable.

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