‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 315 sur 408 · IX. — LES ECRIVAINS SCIENTIFIQUES · texte numérisé non relu

IX. — LES ECRIVAINS SCIENTIFIQUES

Il faut faire, dans une histoire de la littérature française au dix-neuvième siècle, une place importante aux écrivains scientifiques. Mais nous ne voulons

(1) Morceaux efioUif, 1*' cjdo, p. 533; 2* cycle, p. 1100. (S) Morceaux choûis, 2" cycle, p. 117Ô.

LA UTTÈRATVHB FRANÇAISE

signaler que ceux dont le style est vraiment original, pt qui mériteroiit loojourïi d'âtre lus pour avoir exposé en un langage parfait moins des découTertti pnrliculicres, vils dépassées, que les idées générales des sciences, ou la façon dont la science m£me les avait prédisposés à sentjr et à penser : bref, nuut nous occupons de ceux qui furent ou des philotopha.

ou des poilet.

CUVIER <iT6»-ie3S) i fondé la palëonlologie •( l'anatomie comparée. St mélhode. Il l'a surtout exposée dans le D'ueoan wr let rèvoluliont de la fvface du globt, qui sert de Préface aux sept volumK de ses Recherchez tar la otsemenU fouUti (1819- 18Î2). Il écrit d'un sljte posé, ample, animé et soutenu pur une imagination scientiflquo vraiment gnndiosc. Nous avons déjà dit que Cuvlcr, répondant, ■ l'Académie, au discours de récepllon de Lamartine avait donné de la poésie des Médilatioat une analyse déflnilivc.

D'iprii 1« portmit peiol par Fr.nçoii Vine.nl (nw-iaifl) AMPÈRE (1175-1836),

et grïïe par Migcr. cœur exquis, intelligence

prodigieuse, a laissé d'admirables ouvrages séienllfliiiies, dont le principal est, au point de vue qui nous occupe, son Essrti sur In philosophie des sciences (tB34-18U). On a publié après sa mort : Journal el Correspondance de A.-M. Ampère, oeuvre qui révèle toule la lii'liealessc de son Ame, et qui repose, par sa fraîcheur el sa sincérité, deslellra lie lantde litlératcurs.

ARAOOm86-i8S3)e différenl d'ailleurs de œl

encore un de ces savants chez qui le caractère Itrèi i d'Ampùre) est à la hauteur de l'intelligence. U fat

r()(;E AU DIX-!^EUVIÈUE SIÈCLE

de prolesseur qu'iîcrlvnin distingué ; ses cours de l'Observatoire furent et les Biogfapftiei qu'il écrivit en qualilô de secrétaire perpéluel de te des Sciences peuvent encore sertir de modèles. Ajoutons qu'il joua Dlltiqbè, aux c6tés de Lamartlrie, pendant la Révolution de M, un rdie désinléressé.

DE BERNAR6

B) futprofesseuréif ,0 France, àlaSoru Muséum, et pui865 son Inlrodac- Mideciite expériqui est le plus imuvrage scientifique ophique de la seoilié du dil-neuèclc. La méthode cposc dépasse l'ob- 'e du livre ; elle pliqucr à l'histoire

expérimentales (1).

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