‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 326 sur 408 · L'ÉLOQUENCE PARLEMENTAIRE ET LE PAMPHLET SOUS LA RESTAURATION · texte numérisé non relu

L'ÉLOQUENCE PARLEMENTAIRE ET LE PAMPHLET SOUS LA RESTAURATION

A Restauration rendait à la France (4830 nous k fait trop oublier) une certaine liberté politique. Dès 1815, 1p9 débals parlementaires, étouBéi sau l'Empire, prirent une ampleur et une Vivadli inconnues depuis la. Révolution. Parmi lei taii nombreux orateurs qui se distinguèrent enbi 1815 et 1830, et qui égalèrent auMÎlAt 1« JaM tribune française à la tribune angliise, DOnaclferons: du côté des royalistes, de VillèU, laBt^ donnaje, Laini, Marlignac ; du cAlé des IlbélHi de diverses nuances, Boyer-Collardy BÊ^|mà^ Contlanl, Camille Jordan, de Serre, Ututad^ h§tnéral Foy, etc. A part. Chateaubriand. Cantlfit sons seulement les principaux.

VILLÈLE (1773-18!it). — Député de Toulouse en 1815, le comte hma^k Villcle devint niini»lrc des Finances en 1821 et président du Conseil ea^^KÉ a surtout laissé la réputation d'un politicien trop absolu, sous l'ailnilnlalviptl duquel furent .votées les plus discutables lois de la Restauration, st ^i^' l'impopulaire expédition d'Espagne. Mais il faut savoir aussi que VUUle.Mftjli orateur d'alTaires de premier ordre. Soit comme député, soit comme i il prononça des discours très serrés, très clairs, animés parfois de 1 vemcnts (sur le budget de 1816, sur la guerre d'Espagne (18S3), sur aux émigrés (1835), etc.(1).

MARTIONAC (lTTS-1833) fut député de Bordeaux et successeur de Vilièleia ministère en 1838. Oriiteur élégant, mais vibrant, sorte de Girondin très aristocnlique, Marlignac se dislingua surtout dans la discussion de la loi sur la pm.>t.

de Louii-l'hi lippe.

3 généreuse protestation enfavEut

n 1828 ; le 7 août 1830, il fll entendre u de Cliarles X, accusé « de férocité » (3).

ROYER'COLLARD (1763-1845).— Il avait été, en 1797, membre du Conseil dM Cinq-Cents; pui.sildevint, sousTEmpire, professeur de philosophie nia Sorbonoe. i:iu député en 1815, il fut le plus redoutable adversaire du ministère Villèlc. H resta député jusqu'en 1843. — En politique, Roycr-Coilard est le chef des doclrinairet; son meilleur ilive est Guiiot. Il est légitimiste par principe, car U

(I) A. Chavriii

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