‹ Histoire illustrée de la littérature françaiseChapitre 327 sur 408 · ORATEURS ET ÉCRIVAINS POLITIQUES. — JOURNALISTES · texte numérisé non relu

ORATEURS ET ÉCRIVAINS POLITIQUES. — JOURNALISTES

ne veut & aucun prix du gouvernement populaire ; mais il s'oppoae à toute souveraineté absolue ou aiislocralique. It représente le parli des « paricineiilaircs », ou des m légistes » de l'ancien régime, — Ses discours, d'une méthode qui révèle le profetuar, sont animés par une dialectique puissante fondée sur une généreuse conviction. Les plus remarquables sont consacrés : à l'Iixamovibi' un de la magiilralare {iSib) et k in Liberté de la presse (ISiU. 183âett827) (<).

D'apréi «ne lilhosraphie Ci AgaBche, Mareier. urganl de U Darde nalionile, refns de loii lieuMDant. Au lood, arrivant Isi gendariusi qui

BENJAMIN CONSTANT (1767-1830). — Exilé sous l'Empire, Benjamiu Constant revint en France avec la Restauration de 1814. Aux Cent Jours, il se rallia A Napoléon, et rédigea pour lui l'Acle addilionnel. D'abord banni par Louis XVIII en 1815, il est rappelé l'année suivante, est élu dépulc, et se met dans l'opposition libérale constilutionncllc. C'était un orateur fln, délié, & la parole incisive et piquante, ne déclamant jamais. Il est difficile de signaler tel ou tel de SCS discours ; car il n'est pas une grande question politique, de 1817 k

(1) A. uuBiuER, p. 41A à 533 ; J. Reihacr, p: A.

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1830, où il ne soit intervenu, et toujours d'une façon vigoureuse et précise. Citons, cependant, ses discours sur la loi électorale (1820), sur la cocarde tricolùn (1891), et sa participation active aux discussions des lois sur la presse (iSiS-

DE SERRE (1776-1824) fut magistrat sous TEmpire, élu député du Haut-Rhiu en 1815, président de la Chambre en 1817, ministre de la Justice en 1818 et en 1820. Royaliste modéré, constitutionnel, comme Decazes et Richelieu, il x distingua par son opposition judicieuse et souvent passionnée aux projets de lois du parti ultra. Sur les questions de finances (1816), de presse (1819), il prononça d'excellents discours. Contrairement à la plupart de ses collègues qui apportaient à la tribune leurs discours écrits, de Serre improvisait ; il débutait péniblement, mais s^échauiTait peu à peu, et donnait l'impression d'une éloquence naturelle (2).

MANUEL (1775-1827), libéral très ardent, est surtout célèbre pour son dlscoon sur l'expédition d'Espagne (1823), qui lui valut d'être expulsé de la Chambre. Mais plus d'une fois, auparavant, il avait soulevé les colères de. ses adversairei par l'énergie et la violence de son langage. Manuel est moins un orateur qu'un tribun (3).

LE OËNËRAL PO Y (1775-1825). — Soldatsous l'Empire, élu député en 1819,1e général Foy rcprcscnlc â la ChambrQ cette forme de libéralisme qui en voulait i la Restauration de méconnaîtra le^ gloires de l'Empire, et qui bientôt, servi et exalté par les poêles comme Victor Hugo, prépara le second Empire. Le général Foy parlait d'une façon énergique, brillante et vibrante, non seulement sur les questions militaires, mais en toute circonsluncc. On peut citer ses discours sur la loi électorale (1817), sur la cocarde tricolore (1821), sur Vannée française/à propos d'une loi par laquelle on voulait ôter lour pension aux soldats de l'Em- V)^ie (18:sSl), sur la guerre d'Espagne (1823), sur le milliard d'indemnité (1825). Il était un dos orateurs les plus estimés de l'opinion publique pour son caractère comme pour son talent ; on lui fit en 1825 des funérailles grandioses (4).

OHATEAUBRIAND (1768-1848). — 11 y a deux parts à faire dans la viepolitique de Chateaubriand. Pair de France, plénipotentiaire au Congrès de Vcrone. ministre des Afîaires étrangères dans le cabinet Yillèle, il soutient avec une bat:teur sereine et dogmatique ses opinions. En juin 1824, il quitte le niinistcre,el. dès lors, il fait à Villèle et à ses successeurs une vive opposition. En 18il0, il s'efforce de sauver la monarchie des Bourbons, en proposant d'accepter Tabdi-

(1) A. Ghabrier, pp. 446, 460 ; J. Reinach, p. 109. Sur B. Constant, romancier, of. p. 804. (2/ A. Ghabiubr, pp. 400, 404, 429 ; J. REiNAcn, p. 113.

(3) A. GiUBRiER, pp. 457, 4G2, 490 ; J. Rkinach, p. 1^. '

(4) A. Charrier, pp. 437,459,463, 482, 524 ; J. Reinach, p. 118. Lire, dana lea Sauvtnht <viitcmporainsy de Villeuain (i,3S7) l'article intitulé : Démoithène et le Oénéral Foy,

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