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CHAPITRE VI POÉSIE LYRIQUE

SOMMAIRE

LA POË5IE UYRIQUB du moyen Age dérive de ta cbanton. V faut y dislingjer deux périodes: i* jusqu'au quatorzième siècle j 3- le quatorziime et le quinzième, où le lyrisme devient plus personnel. —La poésie du Midi (troubadours)'inlluence su irciziëmc siècle la poésie du Nord (trouvères).

io DOUZIÈMB CT TREIZIÈME SIÈCLES. — Les genres les plus usuels sont : la chanson d'histoira, l'auLe, le rondeau, la paatonrelle, etc.. Du Midi, viennent le jeu-parti, la sirrente, la ballade, etc., et l'amour courtois. — Parmi les tronbadourg : JOFROY RUDEL. BERNARD DE VENTADOUR. BER- TRAND DE BORN, etc. ; parmi les trouvères : CONON DE BÈTBVNB, THIBAUT DE CUAMPAGNE, COUIi MVSET.

î- QUATORZIÈME ET QUINZIÈME SIÈCLES. — EVSTACHE DESCHAMPS. poète lyrique et historique ; CHRISTINE DE PIS AN ; ALAIN CHARTIER, surnomme te père de rdloquence française ; CHARLES D'ORLÉANS, gn-

3- F. VILLON, étudiant, mène une vie vagabonde et criminelle. Il écrit le PeClC Testament <i456) et le Grand TesCament (1461). oti il mêle t des plaisanterie^ trailitionnclles l'expression sincère et prolonde de M* remords, et traite les grands thèmes lyriques de la mon, de l'amour, etc. 11 Ut le p en date de nos grands poètes, et n'a jamais été oublié.

POÉSIE LrniQUE

couplets palrioliqucs c

ùtinMon 9t divisions. — Le lyrisme du moyen âge n'a, sauf exceptions, rien ni de la grandeur religieuse et patriolique du lyrisme des Hébreux et des Grecs, ni de la profondeur morale du lyrisme romanliquc. 11 aurait plut&t quelque analogie avec celui des Latins. Tout peut s'y remener à la chanson : thèmes, sentiments, rythmes. La musique en est inséparable.

On eut de bonne heure des cantiiènes en langue

vulgaire sur des sujets religieux ou sur des sujets

profanes, des chansons de danse, des rondes, des

iliriqucs, des cumplaiiites narratives, etc. Bref, tout

populaire ou ciiTantin a eu au

E qui «st enlré aujourd'hui dans le domaiti moyen âge sa période liltéraire.

Mais il ne faudrait plus sàulenlr, depuis que M. J. Dédier a mis au point la question, que les poésies lyriques du moyen âge ont dos origines populaires. U parait bien démontré au contraire, que chaque genre a été créé et traité au débuU par de vérilahlcs artUles, et que la naïvelé n'y est qa'un rafilnenient littéraire.

H faut tenir compte, dans le vaste développement du lyrisme entre le douzième et le seizième siècle, des observations suivantes :

^' On dislingue les poètes lyriques du Nord, les trouuires, des jioèlus lyriques du Midi, les troubadours; ceux-ci porlèretil leur poésie à un singulier degré de délicatesse pour le fond et pour la forme, et ils eurent, au trciîième siècle, une influence considérable sur la poésie du Nord ;

2° Les troavires, à proprement parler, occupent le douzième et le treizième siècle. Au quatorzième et au quinzième, le poète lyrique n'est plus en général un grand seigneur ni uu jongleur ; il devient homme de lettres, poète au sens plus moderne du mot.

Il convient donc d'établir deux grandes divisions : — dans une première partie, nous étudierons le lyrisme du moyen âge proprement dit : les trouvera des douzième et treizième siècles. El bien que la poésie provençale ne soit pas du domaine de notre histoire et n'entre pas en général dans noire plan, nous en parlerons dans la mesure nécessaire pour faire comprendre la transformation des genres et des sentiments. — Dans une deuxième partie, nous grouperons les poètes lyriques des qualonième et quinzième siècles : E, Deschamps, Alain Cbarlier, Charles d'Orléans et Villon.

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