UN DISCIPLE DU XVIII^ SIÈCLE : CLAUDE TIL
LIER. 0 Claude Tillier ^ n'est romantique que par l'époque où lia vécu. Son œuvre principale. Mon onc/efîenjamin, est un récit de pur goût voltairien, alerte, narquois et mordant. Mais il vivait en Nivernais : Paris ne le distingua pas. Très oublié en France, Cl. Tillier nous est revenu d'Allemagne où son culte par hasard s'était conservé. Il mérite en effet de ne pas rester inconnu. Il y a eu d'un bout à l'autre du Xix^ siècle beaucoup de ces lettrés qui, sans renoncer à être de leur temps, ont fait l'éducation de leur goût et de leur plume chez Voltaire. Tillier se place, esthétiquement comme par sa date, entre Courier et About, mais il n'est à aucun degré attique ou parisien, et 11 garde de sa province une verdeur un peu sauvage.
1. Né à Clamecy, mort à Nevers (1801-1840). Mon oncle Benjamin, 1843. Œuvres complètes. 1846, 4 vol. Pamphlets, éd. critique par M. .Gérin. 1906. — A consulter : M. Gérin. Etudes sur Cl. Tillier. 1902.
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