‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'à la bataille d'ActiumChapitre 30 sur 187 · IV. M · texte numérisé non relu

IV. M

un des principaux esécutuui'.s des proscrits ilo Sylla '. Ou atteig'naildn mùmecoup César qui avail soutenu Ucandiilalure do Catiliua, el irrîlé les optimales en condanuianl L. Bellit'-nus. Celle foi» encore Calîlinu Iniuva des opiiniatcs pour le défendre, cependant L, Manlius 'ror(|ualus l'abandonna'. César ménageait cel homme i^i pouvait lui iHre d'une grande utilité pour comhallrc les optimales. Bref, (^aliliaa fui encore acquittée

Vaincu aux comices consulaires, Catiliua s'élail mis aussitOl à l'œuvre pour organiser plus fortement sa conjuralirin. Il til enlrei- dans son parti un grand nombre de sénateurs et de chevaliers, des citoyens des municipcs et des iiifranchis'. Un de ses partisans les plus inlluenls était P. Cornélius Lentulus Sura ; consul eu 71 , chassé du sénat en 70 par les censeurs, il venait d'être nommé préleur pour 63'; il se flattait d'être le troisième de lay/wCcrnélia, à qui les livres sibyllins avaient prédît l'empire de Rome*; les deux premiers avaient été Cinna el Sylla. Nous trouvons encore dans le parti de Calilina, parmi les sénateurs : L. Caiisîns Longinus, P. et Ser. Cornélius Sulla, fils de Ser. SuUa, un frère du dictateur. Q. Annius (Cliiio ou Milo'.'] M. Porcins Lutca, L. Calpurnius Bestia, Q. Cuiius; parmi les chevaliers, M. Fulvîus Nobilïor, L. Slalilius, 1'. Gabinius C^pito (Cimber) ut uo C. Cornéliiu qu'il ne faut pas confondre avec Célhégus ni avec le tribun de (i7^ ; parmi les citoyens des municipes : .M. Cœparius de Terracine et P. Furius de Fésules; parmi les affianchî», P. Um~ brenus, qui promit son concours beaucoup plus tard.

Ll- but des conjurés était d'assassinçr Gicéron', et de s'cra— j parer du gouvernement. AQu d'avoir un prétexte pour a'eo-J

•) Cic, Su//., 2V. Hl

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i «.■i.lês'i^-, Ih5 \yiêrim> de Syila p'ius«és ii îcjut ;ar \\

raiwr.-'. It* •^yîiauitns -It- K^me ruinés par lespnnv*'. Us îh-

Je pr..>cril- i: jylla'. les Latins de la Transpadan-.-. à qui on

'fu*ail k-dmiidecitê'. lés débill'urs desclass-'s iiK-yoïni-s - .

le* fi|Kb>;iens sans ressources qui espéraieut améli-.'rvr l.-in- ?c:'.

w milieu dis oraji.-s d'une rcvolulion"; il voyait ilejà sv irrou-

pet autour de lui des niêcijntenls do toutes sortes, et t.'Ute un-'

Me de jeuQfs gens qu'il avait dêhaucliés - . I)t-s f.-mmes •l-j

Imite naissancf. perdues de nia'iirs comme la plup.ut de»

(eminesd'alors, apportaient l'argent nécessiiirepi'urt'fxécutiôn

"utomplol'*: elles n'avaient plus aucune pudeur, et espéraieiil

ttdébarraâser de leurs maris au moyeu de la révolution'' :

"" ■ ,21. Dio C, 37. 30. Cic, fn(.. J, I*. If*. ^^^B9v-. 4. 1, 1. Plut., Cit.. 10.

— k,atf*.S.S. I6- 6uli.,20. 5<i. Skil., t'at.. Il}, l'iut.. lU:. lu.

Cie, ûa.. 2, », Jy.

■- C«e., Ca«.,2. 9. 20. S«li.. t'tfJ., 16. ':Of..MKr.,ÎA, 12.

' Pla.,cfc., 10-

"J Cte„ CW., 2, IÛ.Ït.

"y àyi-, Ùtt., ST.

•i Qe.. rw., 2, 10. - (Sït. If'

2aC I.A DISSOLUTION DE LA nËPL'BLIQl'E [IV, H

lelle était Seiripronia, femme du consulaire D. Junius Brutiis. alors absent'.

Si le complot réussissait à Rome, Catilina croyait pouvoir compter sur Cn. Piso qui était en Espagne, et sur P. Sitliiis alora en Mau^itanie^ Mais Piso fut assassiné, en 63'. par (k'S cavaliers espagnols envoyés, du moins on le supposa, par Pompée*. Sittius refusa ses services; il préféra payer ses dettes de Rome en vendant ses biens, resta en Maurilanie afin de redcmaniler au roi l'argent qu'il lui avait prêté". Enfin Catilina se trompji sur un certain nombre de personnages; il se iit complètement illusion sur le compte d*- M. Tullius Cicéron.

ij Sali.. ('"/., Hd. lu.

') Soll., i:«l., l'i. Cr.Afcon., |..'.)1. ■■•) Cf. t^oll-, Cal.r^i-

') Sull., Cal., 19. Ai^'oii., p. V^. >^ikI., r;.s..l'. LJo C, ;(i. ii H. (>. I. L. A., p. 17i,

■■) Ci.-., Siill., :;(), rniet sv<\. Cf. Ap[i , h. c, 1,51.

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