‹ Histoire intérieure de Rome jusqu'à la bataille d'ActiumChapitre 58 sur 187 · IV. 17] L'ANARCrilE 38i · texte numérisé non relu

IV. 17] L'ANARCrilE 38i

:etour d'oxil ; dHav avait su encore llaller sou aniour- [iropro, on échangeant avec lui une correspondance liltérain* >ur le pied de ré/:îalité*. Ou s'explique pourquoi , sur la flemande f(U'inelle de (y;sar~, (licéron consentit à défendre P. Valiuius , qu'il avait autrefois couvert* de son mépris; 'U»puis que Vatinius avait été préteur, Cicéron s'était déjà rapproché de lui sur la demande de Pompée^; C. Liciuius Calvus*V(?nait de l'accuser au sujet des associations '; Cicéron parla pour lui \ La sentence fut rendue le même jour que wUo de Livius Drusus". On avait ptuinis à N^itinius de récuser cinq jug«*s en plus de ceux d'une trihu", il fut acquitté '. (lîcérnn nr puhlia pas sou discours, nt»us n'en connaissons que quelques passages '".

Vint ensuit»»** le procès de (In. IMancius accusé pour les rnèmes raisons'', eu vertu de la même loi, à l'occasion de son éleolion k l'édilité en .*);>; ses accusateurs fun*nt prohahlement sou rival malheunmx ^[. Juvenlius Laterensis'', ([ui s*élait posé comme adversaire de T.ésar en 59, et L, Cassius Longinus*'*. IMancius fut défendu parQ. llortrnsiusetpar r.icéron'*; uous avons encore h» discours de (Cicéron, où il s«î jusiilie contre l'accusation d'avoir aliéné sa liberté""'; il fiil j)rononcé peu de jours avant la célébration des jeux romains qui com-

3. ii, 3. Ait , i, 15, 10. 4. 16, 13. i, IS. 3. F//w., 7, 5. 7, 17, i>. il, ^7. J.

') Cic, Fam.f 1, D, 19.

*) Cic , ¥ain., I, 0, 10.

M Calull.. 53. Tac, Dial., 34. Ouiiit., 6, 1, 13. CI*. Cic, ad O. A.,2, 'i. Schol. Bob., p. 316. 323. 262. Cf. 322.

') Schol. Bob., p. 262. Cf. 322.

•) Cic, Fam., 1, 9, L Ascon., p. 18, Schol. Bob., p. 262. .">17. Val. Max., 4, 2, 4.

■) Cic, ad Q. fi\, 2, 16, 3.

•) Cic, Plane., 16, 40. Schol. Bob., p. 262.

*; Cic, Fam.^ 5, 9, 1.

«•) Cic, Fragm., p. i»52 Halm.

") Cic» Pl<mc., 16,40.

**) Schol. Bob., p. 253.

") Cic, Plane,, 1, 2. 2, 6 et seq.

•*) Cic,Ptaîic,24,58.

•*) Cic, Plane., 15, 37.

") Cic, Ptonc, 37, 91 et scq. Cf. Cicad y. f'r . 3, 5, i.

Il 25

inençaïentlo 4 soplembre', parcooséquenlen août; le préleur C. Allias Flavus' présidail en remplacemeni de P. ServîUus Valia Uauricus; Plainnus fut clt tain ornent acqnitté.

Au point de vue politique, le procès en icslilution intenté a M. .-Emilius Scaui'iis eut un plus grand retentissement'. La plainte fut déposée le 8 juillet. Scaurus était candidat au consulat, et les élections, qui n'avaient pas encore été renvoyées à l'aiitoinne, devaient avoir lieu un des jours qui suivraient le 28 juillet'; Scaurus pouvait donc être élu et échapper à toute poursuite; voilà pourquoi ses accusateurs, P. Valérius Triarius', fils de L. Triarius, L. Marius, M. et Q, Pacuvîus, interrompirent l'enquête qu'ils avaient déjà commencée en Sarilai]^ne '. Six orateurs appartenant à des partis diIFérenls présentèrent la défense de Scaurus: Q. IIiirtensius,M. Cicémn, P. Clodius, M. Claudius Marcellus. M. Calidius et M. Valérius Messala Niger '. Neuf consulaires vinrent ensuite témoigner en sa faveur ': L. CalpurniusPiso, L. Volcatius Tullufi. Q. Metellus Népos, M. Pcrperna, L, Marcius Pliilippuj. M. Cicéron, Q. Hortensius, P. Servilius Valia Isauricus et r,n. Pompée ; ses parents, en tête L. Cornélius Sulla Faustua {Faustus Sijl/a), son beau-frère, alors questeur '. employèreaV tous les moyens de théâtre que l'on avait l'habitude d'employer dans ces circonstances '*. On réussit à faire acquitter Scaurus.", le 2 septembre", à une grande majorité: Calon présidais qualité depréteur"; il voulut, dans la circonstance, donnera pruuve de ses regrets au sujet des anciennes coutumes

Cic, P/im.;., 'M, 83.

Cie., Flanc. 17, 43. 12. iOt.

Aseon., p. 19. Cic, A»., 4, 17. ?. 4, 15. 0. ad <J. />-., 2. 16. 3.

Cic. AH.. 4. 15. 8.

ABCon., p. 1». ijic

Cic, AH.. 4. 15, 8.

Cic. A»., 4, 17, 2. ABcon.. p . t'J.

Ascon., p. 19. Cic, Seaur., 2. 23.

) ASCOII., p. IH.

) Ascon,, p. 20.

') Ascon., p. 28.

^} Ascon., p. 20.

°) Ascon., p. 29.

') A3eon.,p, 30. Cic, AU., 4. 16,

•) Ascon., p. IS.

') Ascon., p. 19.

. S. Val. M«i

/, nj l'akabchie 387

nt siég;or sans tunique '. L'ucquillemcnt fut si éclatant que

lundemain, 3 septembre, les accusateurs durent paraître à iir tour devant le iribunat, on les accusait de calomnie. Ils rent aussi acquittés ^ Nous avons conservé des fragments sez importants du discours de Cicéron en faveur de Scaurus ro ScauroY; il fut publié en septembre, en même temps te le discours en fiivour de Plancius [pro Plancioy.

Ce procës venait d'être jugé, quand C. Mcmmius Gémellus. nseillé par Pompée, vint lire au sénat la convention qu'il ait conclue avec Cn. Domitius Calvinus et les consuls*. It

80 croyait plus lié par les engagements qu'il avait pris à g-ard de Cn. Domitius, parce que ce dernier n'en tenaii is aucun compte, et croyait pouvuir réaliser facilement ses ojets ambitieux sans ['appui de Mcmniius. César fut très ïcoQtent du procédé employé par Memmiu», il lui retira son pui*. Pompée cessa de soutenir Scourus'; alors, malgré i efforts de c« dernier", Doniiliiis et Messala réunirent les iOcipales chances pour arriver au consulat", ^ais de leur lé les tribuns niontrërent leur mécontentement, surtout

Mucius Scévola, en empécbant la tenue des comices (par dn»n//a/ro)'* : ils menacèrent de poursuivre tous les canlals pour brigue. On prévoyait un interrègne, on craignait lC la procédure ordinaire des procès de brigue n'olTrit pas «ez de garanties pour ri'gler d'une manière cfiicace les pro- II de ce genre qui étaient devenus plus nombreux et plus ^cessairea que jamais". Le sénat décida, sur la proposition do UoD, que les candidats au consulat seraient jugés d'une fai;on Vlicnlibre: on choisirait les-jurés au sort^ on n'admettrait

> Amn., p. aO. Val. Mu., 3, 6, 7. Plut., Cal. min., 44.

> AnoB.fpi 80.

., fr., p. S63 Halm.

Qb/^., 3,1,4, il. 3, 1. S, 16.

^mn <• 18, 2. ui Q. fr., 3, 1, 5. 16.

, Att., A. 16, 6. 4, IS, 3. Cr. ad Q. fir., 3, 2, 3. 3. 8, 3.

fCk.,wIQ,fr.,5, 8, a.

f Cio., AU., *, 16, 7.

IX^c, AU., 4, 10, e. td Q. fr., 3, 2, 3. 3, 8, 3. 3, 9, 3. Cf., 3, 1,

/ Ctc. AU., », te, 7. a. 4, 17, a.

s cr. Cic, JUt.. 4, 15, 4.

388 LA DISSOLUTION DE LA RÉPUBLIQUE [IV, il

pas (lo témoins, on ne prononcerait pas de discours ni pour ni contre les accusés [tacitxtm judiciumy. Le sénat avait l'espoir que, dans les conditionspareillos,lasentence rendue sérail plus équitable que si les procès étaient instruits dans les formes ordinaires, si les avocats étaient autorisés à mettre au service des accusés leur éloquence toute politique et leur influence personnelle. Mais le sénat n'avait pas tout prévu : certains jug'es ne voulurent pas siéger dans ce tribunal d'un nouveau genre sans l'approbation du peuple; ils se firent soutenir par les tribuns. Le sénat fut obligé de décider que les comices seraient ajournés et que Ton ferait d'abord une loi de tacito judicio '. Le peuple ne désirait pas le moins du monde voir punir la brigue, ni surtout la voir disparaître; les pauvres s'étaient habitués à considérer comme un revenu régulier Far — gent avec lequel on achetait leurs suffrages; ils manifeslëreiE ^ leur mécontentement d'une manière éclatante lorsque CatOE.:^ vint leur demander de voter la proposition de loi '. Le jour d ■ i vote, en septembre^, le tribun A. Terentius Varro Murén -^ opposa son intercession '; le sénat avait résolu de mettre toi^iat en œuvre pour amener les tribuns h retirer leur veto; mai^Sis l'opinion du peuple était si visiblement hostile au projet de lo " ii qu'il fallut l'abandonner et se contenter de déclarer que h^^ 3S comices auraient lieu le plus tôt possible*. Il fallut ainsi r ■±>c résigner à laisser poursuivre les candidats dans les formc^^cs ordinaires. Cn. Domitius Calvinus fut accusé par le tribi^ci^iii C. Memmius; M. Valérius Messala par Q. Pompeius Rufuss- js M, Jîmilius Scaurus, par son ancien accusateur P. Valéri»- ^u Triarins; enfin C. Memmius Gemellus, par Q. Curtius\ Qua.-tfE3Bi aux comices, les tribuns mirent en œuvre tous leurs moye-?s:-*eD d'opposition {obnuntiatio et m/^rce55!o) ■ pour les faire difféiH^ -^rc

') Cic, AU., 4, 16, 0. Plut., Cal, min., 44.

«) r/ic, AU., 4, 10, G.

^) Plut., Cat.mitK. 44.

*) Cf. Cic, Alt., i, i(), 7.

-) Cf. Cic..F(/r/i., 1.3,22, i.

^ Cip., ..U^. i, l(), 6.

■) Cic, .U^, i, 10,8. 11. '/'/y. /"'*., 3, 2. 3.

«) Cic, mKj, /■/•.. :3, ,S, 2.

'] l'anarchie 389

lu momont où César serait arrivé dans la Gaule cisal-

ipée était satisfait de voir ajourner les élections : Taf envahissait Ronie, c'est ce qu'il désirait. En aoûl, commencement de septembre, la mort de Julia, sa !^ avait fait disparaître un des liens qui le rattachaient r ^ Malgré l'opposition légale du consul L. Domilius barbus et de quelques tribuns*, le peuple voulut qu'on ilia des funérailles solennelles et qu'elle fût ensevelie imp de Mars^ : ce fut une manifestation en faveur du le Julia plutôt qu'en faveur de son mari *. Au même nt, <le juin à septembre, César avait fait une seconde lion en Bretagne ^; on vota en son honneur de nouaclions de grAcos qui furent célébrées en novembre *. .^venait de plus en plus probable que les comices ne aient se réunir et qu'il y aurait un interrègne • ; Pompée iprendre avec plaisir que le tribun désigné, C. Lucilius s *% préparait un projet de loi pour lui faire donner la ire**. Cependant on ne peut affirmer qu'il ail encouragé un: nous avons vu qu'il avait, quelque temps aupara-

,adU, /V., 3, 2, 3. Cf. AU., 4, 17, 2.

.. ad C>. /•/-., 3, I, 5, 17. 3, 1, 7, 25. 3, 8. 3.

IL, 2, 47. Senec, ams. ad Marr., li, 3. V.il. Mnx., 4, 6, 4. Suel.,

). KIor., 4, 2, 1:î. Plut., Pomp,, 53. Cws., 23. App., b, c, 2, 19.

jr Consacrer un enifilaceinent sp/'cial à la sépulture d'un personnage

abl»', il fallait à la fois l'avis du sénat et flu peuple; on devait con-

peup'e, parct» qu'il fallait disposer d'une parcelle del'ager publicus . C, 39,04 . [N. IJ. T.]

0 G., 39, (34. Plut., Os., 23. Pomp., 53. Liv., ^7)., 106. it., Powp., .53.

>.,B. G., .5, 1-23, Dio (.:., 40, 1-4. Plut., Os., 23. Liv., r;).. os., 6, 9. Cic, Xtt . 4, 16, 13. 4, 15, 10. 4, 17, 3. m/ Q.fr.. ï. 3, 1, 3, 10. 3, 1,4, 13. 3, 1, 7, 25. 3, 3, I. F(/îw., 7, 6. 7, 7.

, ud Q. fr,y 3, «, 3.

., ad Q fi\, 3,2, 3. 3, 8, 4. 3, 9, 3.

'. Cic, Ai^, 4, 16, 5. Ff/w., s, 8, 5 : dans ce dernier passage Ciippeile Luccejus.

c, od Q. fr., 3, 8, î. 6. 3, 9, 3. Cf. AU,, 4, 18, 3. 4, 16, 11. ad Q.

vant, dissuadé le tribun P. Licinius Grassus Julianus de faire une proposition semblable ^

Pendant les derniers mois deoi, la question des élections, d'une part, de l'autre les accusations dirigées contre A. Gahinius occupèrent vivement l'opinion publique; plusieurs autres procès, entre autres celui qui aboutit à la condamnation de M. Fulvius Nobilior, un ancien partisan de Catilina ', passèrent inaperçus ^

Non content d'avoir amassé une fortune considérable dans sa province de Syrie S A. Gabinius avait mis le comble aus illégalités de son administration provinciale en acceptant, sur l'invitation de Pompée '% de replacer Ptolémée Aulëte sur le trône d'Egypte^ moyennant 10,000 talents \ Gabinius en agissant ainsi avait formellement désobéi aux ordres donnés par le sénat. Grâce aux talents militaires de son préfet de la cavalerie, M. Antonius% fils de M. Antonius Créticus, si célèbre plus tard, il avait complètement réussi ^ : le favori de Pompée etdeCésar, Ptolémée Aulète, régnait de nouveau à Alexandrie, protégé par une garnison romaine '°. A Rome, on avait déjà parlé de cette alTairedans le sénat en 35; la nouvelle du rétablissement de Ptolémée était arrivée en Italie au mois d'avril "; à la fin de Tété, au moment où Cicéron prononçait son discours contre Pison, la nouvelle était confirmée, bien que Gabinius se fût gardé d'envoyer au sénat un rapport officiel *'. En faisant passer des troupes en Egypte, Gabinius avait dégarni la pro-

•) Cic, ad Q. fr,, 3, 8, 4.

^) Voir plus haut, tome II, page 254.

») Cic, A«., 4, 16, 11. Cf. ad Q. fr., 3. 3, 1.

*) Voir plus haut, tome II, page 331.

■) DioC.,39, 55etseq.

•) Voir plus haut, tome II, page 352 el seq.

^} Cic, Bab. posL, 8, 21. 11, 30. Scbol. Bob., p. 271. 356. Plut., AnU 3.

*) Cf. Plut.. Ant., 3. App., b. c, 5, 8. Cic, Phil., 2, 19, 48. Dio C. 45, 26. Jo8., Ani. Jud., 14, 5, 2. 14, 6, 1. 6. Jud., 1, 8, 3. 4. 6. 1. 12>^-

•J Dio C.| 39, 57. App.» Sur., 51. Jos., Ant. Jud., 14, 6, 2. 6. Judn >• 8, 1. Val. Max., 9, 1, exU ô. Cœs., 6. Alex,^ 3.

*•) Dio 0^ 39, 58. 42, 38. Liv., ep., 103. Cf. Css., 6. c. 3, 103. Vtl Max., 4, 1, 15.

") Cîc, AH.. 4, 10, 1.

■^ Dio G., 99,50. Cic, jPif., 21, 48 et seq.

V, 17] l'anarchie 39i

iiioo, cl n'avait plus pu la protéger contre les pirates*; les lahilaulsde la province, surtout les feriuiersqui ne pouvaient lus lever Timpôt , se plaignirent du goiiverneur; le sénat xamina ces plaintes à la fin de Tautomne de 53; Cicéron, à ce •ropos, attaqua avec violence * non seulement Gabinius, mais ussi son défenseur (irassus, avec lequel il venait cependant de e réconcilier'. Grâce à l'intervention de Pompée et do César \ 'atîaire n*eul pas de suites : sur la demande de ces deux mêmes )ersonnages, Cicéron consentit même h se réconcilier de louvcau avec Crassus, avant qne ce dernier partit pour 'Orient*. L'affaire ne revint au sénat que le 13 février 34. Les Syriens vinrent se plaindre des publicains ; lespublicains, lyant à leur tête L. ^Elius Lamia, qui avait été expulsé de Rome par Gabinius% déposèrent de nombreuses plaintes contre ce dernier ^ Le sénat ne prit pas de résolution; mais >n craignait que les tribuns ne portassent l'affaire devant e peuple; le consul Appius Claudius, favorable à Gabinius, *appela les dispositions des lois Pupia et Gabinia: en vertu lo la loi Pupia, le sénat pouvait se réunir même les jours de comices, après ces derniers*, pendant le mois de février; or 1 n'y avait pas de comices annoncés pour le nfiois de février; a loi Gabinia portait que le même mois de février devait être !onsacré surtout aux séances du sénat'; Appius Claudius lécida donc que, pendant ce mois, les séances du sénat passeraient avant les assemblées du peuple : de cette manière les ribuns ne pourraieiit mettre leur projet à exécution^ du moins mmédiatement'^. Le peuple d'ailleurs témoigna beaucoup l'indifférence et ne prit aucune résolution. On apprit ensuite |ue Gabinius avait refusé de remettre l'administration de la

0 Dio C, 39, 56.

>) Dio C.« 39, 59 et seq. Cîc, ¥am.^ 1, 9, 20.

') Cic, adQ. fr.,2, 9, 2.

*î Dio C. 39, 60.

^) Cic, Pam.t 1, 9. 20. Voir plus haut, pafçe 376.

*) Voir plus haut, page 332.

') Cic, ad Q. fr., 2, 13, 2.

*) Voir plus haut, page 209.

*) Voir plus haut, p. 222.

'•) Cic, ad Q. fr.. 2, 13, 3. Cf. Dio C, 39. 60.

392 I.* DISSOLUTION DE LA RÈPCDHOl^K [IV, '

province îi un lieutenant quo Orassus avait envoyé en a' le sénat s'occupa de nouveau de Oabinius. Crassus eut c Ini beaui^oup dosénatRura, el mémo les consuls; moiâ Gîcén prit sa défense ' ; c'est à ce moment qn'il dut prononcer l discours cimlrc Gabinius dont parlent les anciens l't qui i aujourd'hui perdu '. On décida, probablement sur la d de Cicéron', que l'on consulterait les livres sibyllins c s'était moqué autrefois Gtibinïus : ou les consulterait | savoir qut'lle peine on devrait inOiger au criminel gouW neur*. Les livres d'oracles ne traitaient nullement des peïai on n'en décida pas moins que la conduite de Gabinius sei soumise îi une enquête très sévfere '.

Sur les entrefaites, A. Gabinius s'était décidé à quitter sa province; il arriva aux portes de Rome le 19 septembro'; il renoa(;a bien vite à son projet de demander le lriompht> ", el entra dans la ville li- 27 '- Dix jours après, il dut, en vertu de la loi Julia, faire un rapport au sénat sur son administration : il fut violemment attaqué par Cicéron, el mémo par Appius.. Claudius", Cicéron avait annoncé h plusieurs reprises srtvi intention de poursuivre A. Gabinius en justice '°i il y r<^noo^a. sur les instances de Pompée, qui eut désiré davantage ol décider Cicéron à se faire l'avocat de Gabinius ". D'autres, se présentèrent : Gabinius eut à répondre k une accusation de lèse-majesté {majeslas), et à soutenir un procès en restituU 5(in [repetumlx). On i-eprocha à Gabinius d'avoir abandonuf M" province pour aller faire laguerrc eu Egypte: c'était un crS. inc do lèse-majesté, prévu par la loi Cornélia"; le présidents l'u

') Cie., Fum., i. 9,20.5, 8.

•) Quini., II. t, 73. Treb. Poil., Trùj. (i/r. .Kmil.. 22, 11. Serv. Verg. Georg., l, 120. Cf. Dio C, 39, Ij2. ») Dio C, 3t), 57.

') Dio C, 39, ao.

') Dio C, 39, Û1-.

■) Cic, adQ. fr., 3, I, 5, 15. Cf. Asc ') Cic, «rfO. /V-.,3, 2,2.

•) Cic.,a,lQ. ff., 3. 1,7, 24.

•) Oa., adQ.fr., 3,2, 2 et seq.

■=) Ciu., P.red. adQuir.. 9,21.

") Cic, ad Q. fr., 3. l, 5, 15. 3, 2, 2. 3, 1. j. 3, 5, 5. Au., 4. 16, l •') et. Cic, Vit., 21,50;

IV, 17] LANARCBIE 393

tribunal dos restilulions [qnœstio repetundarum), M. Calo, so trouvant malade*, le procès de majesté fut appelé le premier. Le principal accusateur fut L. Cornélius Lenlulus, le iils de Tancien flamine de Mars * ; Gabinius fut cité à comparaître à la fin de septembre devant le préteur Alfius Flavus; à l'audience, le peuple témoigna hautement sa colère à Tégard de raccusé\ Alin de préparer le procès de concussion, un tribun dévoué au parti sénatorial*, C. Memmius ' , réunit une assemblée le 10 octobre; il attaqua Gabinius avec tant de violence que M. Calidius ne put réussir à prendre la parole pour le défendre*; un autre tribun, partisan de Pompée^ D. Lœlius, mit fm au débat ^ Un des jours suivants, le accusateurs de Gabinius se présentèrent devant Caton, pour désigner celui d'entre eux qui serait Taccusateur principal dans le procès do concussion [divinatio) : C. Memmius fut désigné*. Gabinius eut encore à se défendre contre deux procès de brigue {ambitus). Les accusateurs comptaient que Gabinius serait au moins condamné une fois par les tribunaux do majesté et de concussion; il y eut encore une réunion d(?s différents accusateurs {divinatio) convoquée pour désigner le principal accusateur pour les procès de brigue : ce fut P. (Cornélius Sulla, qui avait été luimême condamné pour brigue en 63, et espérait se réhabiliter en accusant Gabinius; il était soutenu par le tribun C. Memniiusy son beau-fils, par son fils et par son frère utérin, L. Ca^cilius Rufus'". Quelques jours plus tard*', avant le 24 octobre *% fut rendu le jugement du procès de majesté. L'accusateur avait mal J^résentéles faits, peut-être Tavait-il fait à dessein; le tribunal

•) Cic.adQ. fr„ 3, 1, 5, 15. A«., 4, 16, 7.

») Cic„ adQ.fr., 3, 1, 5, 15. 3, 4, 1. Att., i, 16, 9. Cf. 2, 24, 2.

») Cic, ad Q. fr., 3, 1, 7, 24.

^) Cîc., lia6.po9l., 3,7.

"^) Cf. Cic., ad Q. fr., 3, 1, 5. 15.

us haut, pp. 2i5 el 258.

[iv,

élail composé on grande partie de personnages douteux; Pompée, alors abscnl. avait ust.^ de toute son induence pour obtenir l'acquittement'. Aussi, malgré la sévérité du préteur qui présidait le tribunal*, malgré une déposition accablante de Qcéron', Gabinius fui acquitté par trente-six voix contre trente-deux. Cn. Domilîus Calvinus , candidat au consulat, avait ostensiblement montré sa tablette sur laquelle il avait inscrit un vole d'acquittement, afin de s'assurer les faveurs de Pompée'. Le peuple manifesta bruyamment' contre une sentence qui pouvait i^tre considérée comme une garantie d'impunité pour tous ceux qui violaient la loi'^. Kilo était motivée sur ce fait que Gabioius avait été investi par la loi Clodia' d'un pouvoir qui le mettait au-dessus de la loi Cornélia de majeslale, et sur cet autre fait que l'on n'avait trouvé aucune formule de pénalités dans les livres sibyllins contre celui qui avait rétabli Plolémée au moyen d'une armée *. Le même jour, on condamna, en vertu de la loi Papia, un secrétaire d Gabinius qui avait usurpé le titre de citoyen*.

Le procès de concussion ne put être jugé qu'en déceir tes accusateurs durent demander au moins un délai de t jours pour rassembler les preuves. Le 19 novembre, on ne se doutait pas encore que Cicéron pourrait être le défeuseur de Gabinius". Malgré ses déclarations énergiques, renouvelées le 24 octobre, par lesquelles il affirmait qu'il considérerait comme une faute de défendre Gabinius ", il finit par su ^^ndre aux vœux de Pompée et de César, se réconcilia avec Gabinius, et le défendit, comme il l'avoue lui-même, avec la plus grande

') Cic, ad Q. fr., 3, 2, t. 3. 3, 3. 3, 4, t. AH., i, 16. 9. 11. Dio C.

Cic, odQ.fr.. 3,3. 3.

Cic, adQ. fr., 3, 4, 3. 3, 9, ). Cf. Dio C.

Cic, ad Q. fr., 3, 4, 1. 3, 7. i. AU.. 4, 16.

Dio C. 39, 63.

Cic, adQ. />-.,3, 9,3.

Cr. Cic, ilub. poat., 8, 20.

Dio C, 39, 62.

Cic, A»., 4, 16, 12.

Qc, ad Q. fr., 3, 8, 5. Cf. 3, 9, 1.

Cic, ad Q. fr., 3, 4, 3. Cf. 3, 5. 4. 3. 9, 1,

e même taire ^^^

e trcï^^*

3dS

arileur '. La défense de GabÏDiiis psI la tache la plus honleuso de la cairière politique de Cicéron; notons qu'à ce moment même où il déshonorait sa mémoire parune lâcheté, ïlécrivait son livre de la République, dans lequel il traçait le tableau idéal de ce que doivent être un bon État et un bon citoyen '. On ne peut l'excuser, mais on peut expliquer sa conduite par dos raisons psychologiques et par ses sentiments pessimistes sur la situation actuelle de la république ' : c'était pour se consoler qu'il s'amusait à tracer le tableau de l'état idéal; «■'était pour assurer sa tranquillité personnelle qu'il se faisait |p lieutenant de Pompée ', Malgré l'éloquence de Cicéron {son discours ne fut pas publié '), malgré les efforts de Pompée, <][]i réunit une assemblée en dehors de la ville pour y lire des lettres de César", malgré sa déposition favorable devant le tribunal', Gabinius fui jugé coupable : il n'avait pas employé tous ses moyens de défense, son premier acquittement lui ayant donné une grande confiance. Les juges lui appliquèrent la loi Julia de repctundis : elle atteignait à la fois ceux qui se livraient à des exactions dans leur gouvernement, et ceux qui abandonnaient leur province pour faire une guerre non autorisée'. On condamna Gabinius à payer 10.000 talents"; il ■ae put les trouver '\ et s'exila.

Un autre procès du même genre fut plaidé à la même époque: C. Rabirius Poslumus fut accusé de concussion; il jetait fils de 0. Curtius, C. Rabirius l'avait adopté par tes- IL^uneot ", Son accusateur fut encore C. Memmius "; il ne lui

•) Cic, Rab.pùst., 8, 19. 13, 32. Val. Mux., 4, 2, i. Dio C, 39, 63.

.. adQ. /y., 3, 5, 1. 2, 14, 1. AU., 4, 18, 2. Cf. (î, 1. 8.

,adQ. fr., 3,5, 4. A((.,4, 16, 10.

., AU., 4, 18. 3. Cf. Fa».., 7. 17, 2. ndQ. fr., 3, 1, 5, 18.

., Fr.. i). 967 Halin.

., Ral/.post, 12, 31.

Pi»., 21, 50. Cf. Rab.posl., 8. 20, ., Rab post., Il, 30. Schol. Bob., p. 356. :., Ko6, posi. , 4, 8. 13, 37. App. 6. c, 2. 24. Cf. Dio C.

* ') Cic. Rab. poal., 2, 3. 17, 45.

"») de., Rab. posi., 3, 7. 12, 32.

3% LA DISS0H.TIO?f DE tA RÉPUBLIQIE [IV,

fil pas un procès de majesté ', il rappela le fait que Rabii avait été le principal créancier de Ploléméo Aulète, el avait dû être désintéressé avec l'argent provenant des e: lions lie Gabinius '; par conséquent, en vcrlu de la loi JutûT de repetundis, il devait être déclaré co-débileur de la sommLlï laquelle avait été condamné Gabioius *. Cicéron dérendit C. Rabîrius Postumus; nous avons son discours. Il contesta d'abord le point de droit sur lequel s'appuyait l'accusalion*; puis il déclara que tous ceux qui avaient prélé do l'argent à Ptolémée Aulète, sur la garantie deC. Rabirius.seraiei bourses pur César'. Le tribunal qui jugea Uabirius était le même qui avait condamné Gabinius °; il parait que Rabi, fut acquitté.

Les deux derniers mois de 34 virent encore d'autres dales : les consuls et les préteurs aiïeclêrent de violer de pris et de déshonorer les institutions républicaines,

Un ancien préteur du consulat do Cieérou, C Pompli qui avait combattu les AJlobroges, avait demandé le Iriom] dès l'année du consulat de César ; jusqu'alors les am: César' avaient réussi à faire refuser lo triomphe', moment, le préteur Ser, Sulpicius Galba, qui appartenait tn parti de César, mais avait été lieutenant de C. Pomptinus ', proposa la loi de Triump/to, que ce dernier réclamait depuis si longtemps. Il prévoyait que les tribuns opposeraient leur intercession; il fit voter la loi avant le jour '", ce qui était illégal. On aurait pu abroger la loi; les préteurs M. Calo et P. Servilius Vatia Isauricus, soutenus par le tribun Q. Mucius Scévoia, préférèrent empêcher par la force la cérémonie du triomphe fixée au 3 novembre; le consul Appius Claudii

■) Siiet-, Cluud.. 16.

») Cic.fldfc. po«., 13, 38.

») Cie.,Ba6.j)o»(., 4, 8.

') Cie., Rab.poàl.. i, 8 eL seq.

») Gio.,fln(.. poit.. 15, M. Cf. Plut., i

•) C\a.,iiab. posl., 5, 10. 13, 36.

■) Sobol. Bob., p. 322.

') Cic, /Vov. eons., 13, 32. P.*., 51, !

•) Dio C.,37, 48.

•") Dio C. 39. 65.

Lremlait le bimi^^

lia i^^H

IV, 17] l'anarchie 397

les autres préteurs et quelques tribuns prirent parti pour C. Pomptinus'; il y eut des combats dans les rues et sur les places publiques : on ne trouva pas la chose cs^traordinaire^ OQ commençait à s'y habituer ^

En sortant du consulat, Appius Glaudius devait prendre possession du gouvernement de la Cilicie ; quand on connut le honteux traité qu'il avait conclu avec les candidats au consulat, on refusa de rendre en sa faveur la loi curiate de imperio ; le sénat ne voulut pas lui remettre Tadministration de la province {prnatio provinciœ). Appius alla quand même en Cilicie; il lit lui-même les frais de son installation, et se passa de la loi curiate qui n'était plus qu'une formalité, en interprétant à son profit la loi Cornélia de provinciis*.

On n'avait pas nommé de consuls; il y eut, au commencement de 53, un interrègne qui se prolongea jusqu'en juillet ^ Les tribuns qui avaient empêché les élections eurent la satisfaction d'être les seuls magistrats de la république. Ils s'occupèrent surtout des jeux, la grande préoccupation des citoyens à celte époque ; ils présidèrent les grands jeux, les jeux florales et les jeux apollinaires *. Pompée était absent sous prétexte de veillera Tapprovisionnement de Rome; il laissait grandir Tanarchie, espérant que l'on en arriverait à reconoaitre la nécessité d*une nouvelle constitution, et qu'on se tournerait vers lui, l'homme modéré par excellence, pour appliquer le remède de la monarchie à l'État malade*. Les tribuns étaient divisés ; les uns voulaient que l'on nommât <ios tribuns militaires à pouvoir consulaire; ils espéraient sans ^'oute que la liberté serait mieux garantie par des magistrats l>lus nombreux que par les deux consuls: depuis le consulat ^'o César, ces derniers avaient été, en effet, ou des incapables, ^^u des ennemis de la liberté. Les autres penchaient pour la

•) Cic, ad Q. fr,, 3, 4, 6. A«., 4, 16, 12. ') DioC.,39, 65.

') Cic, Pam., 1, 9, 25. ad Q. fr., 3. 2, 3. AU. , 4, 16, «2. *) Dio C, 40, 17. 45. App., 6. c, 2, «9. Cic, Pam,, 7. ii, 1. ^) Dio C, 40, 45.

•) Plut., Pomp., 54. CaL min,, 45. Cœs., 28. Brut,, 29. App., b. c, 2, iO et seq.

398 LA DISSOLUTION DE LA RÂPtlBLIQOE [IV,

11011)111.11100 d'un dictateur: îl éiait tout indiqué, c' Pompée', dont îl avait déjà élé question l'année précédeal Naturellement les tribuns opposèrent l'intercession à Ii propositions réciproques; il y eut des violences; on fit sur entrefaites les élections de tribuns pour l'année 52 : le pouple nomma Q. Pompeïus Rufus, descendant du consul de 88 el de Sylla ' et partisan de Pompée. Il soutint les tribuns C. Lucilius Hirrus et M. Cfelius Vinicianus qui proposaient rétablissement d'une dictature'; les tribuns du parti contraire firent emprisonner RuTus '. Pompée revint enfin k Romo ; le sénat lui oiïrit les pouvoirs dictatoriaux pour sauver l'État; mui» depuis Sylla le litre du dictateur était devenu très impopulairi'; d'ailleurs Caton, qui avait refusé le gouvernement d'une province pour combatire Pompée, avait provoqué une énergique opposition ' : Pompée refusa la dictature ; il lit nommer un interroi, et se chargea de protéger les comices; on piil enfin élire des consuls; ce furent Cn. Domilius Calvinus et M. Valérius Messala '.

Pendant les cinq mois que dura leur magistrature, les consuls ne purent s'occuper que des élections de préteur», d'édiles et de questeurs pour l'année courante, et des électii pour l'année suivante. Celles do préteurs pour ."ÎS fui calmes; P. Clodius ne voulut pas se mettre sur les ranj parce que les pouvoirs ne dureraient pas assez longtemps'. Parmi les élus, nous trouvons L. jEmilius Paulua '; en63, ii avait élé un des accusateurs de Catilina'; en 59, il avait exercé les fonctions de questeur en Macédoine'*; ilétaîlalori du parti des Oplimates, il fut dénoncé comme tel par L. Vel-

') Dio C, iO, 45.

») DioC, ïO, 45. Aseon,, p. 34. Voir plus haul, p. 138, •) Cic, Fam., 8, 4, 3. ad Q. ff., 3, 8, 4. 3, 9. 3. Plut., (uitil.,9. 3, 95.

•) DioC. 40,45.

») Plut., Pomp.. 54. Ciit.min..kZ.

*) Dio C, 40. 45. Plul.. Pomp.. 54.

•) Cic, Mil.. 9, 24. Cf. iid Q. fr., 2. 15 B, 2. •) Cic, JWiI.,9,24.

•) Voir plus hajt. p. 271 .

'•) Cic, Vnl., 10,25.

L ANAaCHIK

Uus ' ; nous le retrouvons, en 56, Hhds le procès de Seatius, ob il intervient comme témoin ' ; en ce tnomeiit, il s'occupait de faire construire sur le forum la basilique .Emliiii " ; il songeait déjà à élever avec l'argent do César une autre basilique qui devait porter le nom de César (basUica JuUa)^, Les élections d'édiles donnèrent lieu à. des désordres. Calon fit annuler la prcmiëre élection parce que les suffrages de la première tribu avaient été falsifiés au préjudice de M. Favonius, Au second vote, M, Favonius fut élu, el, avec lui le jeune C. Scribortius Curio', qui avait dénoncé autrefois Vettius*; son père était mort depuis peu ', et lui-même revenait de la province d'Asie, où il avait rempli les fonctions de questeur ',

L'ânarcbie fut complète quand il fallut procéder aux élections consulairL's pour l'année 52. Il y eut trois candîdals', J*, Plautîus Hypsœus, soutenu par Pompée '", dont il avait Ole questeur pendant la guerre contre Mithridate " ; Q, Ca?cilius JMétellus Scipion '*, et T. Annius Milo, le tribun de 57; Milo evait été ensuite préteur en 55; son mariage avec Fausta, la fille de Sylta " répudiée par C. Memmius, avait augmenté son nfluence dans le parti dos Oplimates Les deux premiers >ouvaient compter sur la protection de Pompée; mais lUilo l'avait pas réussi à gagner les faveurs de ce puissant personlage ". Milo fut soutenu par Cicéron qui déploya une grande

') Oie, Alt., 2, 2i, 2.

') Cic, odQ. fr., 2, 4, 1.

*) Cic, AU., 4, 16, 14. Plul., Ca,'s., iQ. App.. b. c, 2, 26.

») Cic, AH.. 1, 16,14.

») Plut.. Cat. min.. 46.

•) Voir plus haut, p. 324.

-*) Cic, Fam., 2,2.1

•) Cic, F(im.,2, 6, 1.

— ) Ascon., p. cil. Sehol. Bob., p. 341.

"•) Cic, Alt., 3, 8, 3. Fam., 1, 1, 3.

■- ■) AscoD., p. 36. Cic, Ftec, 9, 20,

*) 11 arail été adopté par Q. Metellua Pius. Nous ne savons rien sur sa

Tière politique, sinon qu'en 60 Cicéron le (léfendit dans un procès da

■ eua contre M. Favonius (Cic, AU., 2,1, 9); il était pontife (Cic, Aar.

^2>- 6> '^li ^t avait obtenu le triompha, probablement au sortir de la

ffeturetVarr., c r-, 3, 2, 16).

"■ •») Asoon., p. 33, 29. Cic, AU., 4. 13, 1.

•*) Cic, ad Q. ff., 3, 2, 2. 3, 8. 6. Cf. Att., k. 13, 1.

iOO LA DissoLUTins DE LA iiÉPunuçrE [IV.

activité, mais m- put cependant pas assurer la proleclion ij César à son ami '. Cicéron réussit mieux auprès des <loi édiles, (': Scribonius Curiocl M. Favonius', qui se remiièrt beaucoup en faveur de Milo. La lutte fut d'autant plus vive a P. Clodius fut celte fois candidat à la préturc, cl unilaescfTtq k ceux d'Hypsajus et do Scipion pour combaltro l'ami | Cicéron*. Clodius essaya d'entratner les derni&res classf la plèbe, en promettant des lois démocratiques, on particu] une loi de libertinoram sit^ragik''. Milo, qui avait pour les riches, les classes populaires qui se rapprochaient i iiplimales par leur fortune °, donoa des jeux' qui dévorèn trois héritages ; il dut même emprunter et s'endetter '.

Quand il fulqueslîoa au sénat des provinces qui serait a huées aux nouveaux magistrats, il fut décidé que les c et les préleurs prendraient le gouvernement d'une provî cinq ans seulement après leur sortie de charge'. En e~ sullicilait surloul les hiiiites magistratures en vue des j que rapportait l'udministralion provinciale; on espérait r les compétitions moins nombreuses el moinsardentes, cnn lant de cinq ans le moment où les candidats pourraient p dans leurs frais au dépens des provinces. Pour donner an si tus-consnUe force de loi, il fallait le faire approuver | peuple; il était aussi difitciie d'obtenir l'assentiment du pet^ sur ce point que de faire procéder aux élections.

Les candidats employèrent la corruption et la violence *. eut sur la voie Sacrée un combat dans lequel Cicéron cool un sérieux danger '", Une autre fois Clodiu.s fut attaqué j

') Cic., ¥um., 7, 5, 'i.

*) Cic, Para., 2, 6. 3.

>) Cic, Jf»., g, 24. Abcoii.,]). 31. Schol. Bob., p. 341. 3-16.

*) Cic. an., 12, 33. 32. 87. 33. 89. Ascon.. p. 52. Schol. p. 346.

') Cic, ndQ. fr..-i, I, i, 13.

') Milo dut invoquer des obligations le ata m en la ires pour ne pas v loi Tutlia de ambilu (plus haut, p. 268).

') Cic, ci(iû. /V.,3, 8,6. Mi(.,.35, 95. Ascon.,]!. 32. 53.

•l DioC, 40, 46. Cr. 40,30.

'] Aacon.,p. 31. Dio C, W, 1G, PlM., Cxs., 28,

■") Cic. Mil., l\, 37. Ascon,, p. 48.

IV, 17] l'anauciiik 401

M. Antonius, et faillit perdre la vie*; M. Antonius avait été autrcîfois du parti de Clodius^; depuis il était allé trouver César et avait changé de parli : il venait de quitter le camp de tiésar avec Gabinius pour venir à Rome briguer la questure ^ Ce fut encore à la suite de violences du même genre que le nouveau tribun Q. Pompéius Rufus (entré en fonctions le 10 décembre) fit arrêter TédileM. Favonius ^ Enfin les consuls étaient décidés à ne plus différer les comices ; Milon paraissait avoir les plus grandes chances de succès^; alors éclala une émeute dans laquelle les deux consuls furent blessés ^\ JLe sénat s'occupa de Taffaire : Clodius fut accusé d'avoir ^impêché la réunion des comices ; il accusa à son tour Milo, lui reprochant de n'avoir pas, dans sa profession publique, cJonné le chiffre exact de ses dettes. Cicéron défendit Milo : il prononça à ce sujet son Interrofjatio de. xre alieno Milonis^ qui est aujourd'hui perdue'. Le sénat prit le deuil'; les c^ornices n'en furent pas moins ajournés. L'année se termina ^u milieu d'une agitation qui devenait de plus en plus dan- Séreuse : le même sénat avait proscrit les cultes de Sérapis ^'t dlsis; Topinion s'inquiéta, parce que les cultes avaient F*''!» un grand développement, et que des prodiges néfastes s ui virent le décret du sénat '.

AvL début de 52, il n'y eut pas de consuls; Tanarcbie était plvis grande qu'au commencement de l'année précédente; ^^ompée avait, par rintermédiaire du IribunT. Munatius Plancus «tirsa, empêché le sénat de voter le sénatus-consulte de f^€Miricns convocandis^ et rendu ainsi impossible la nomination ^'un interroi '•. Celte situation anarcliique se prolongea,

■) Cic, MU., 15, 40. P/ii/., 2, 9, 21. 2, 20, W. Schol. Bob., p. 288. ï>io C, 45, 40.

•) Cic., PAi/., 2, 19, 48.

') Cie., PW., 2, 20, 49. Dio G«, 45, 26; Dio C. se trompe, 45, 40. ^> DioC, 40, 45.

^) (Se., ¥tf., 9, 25. 35, 96.

*) Dio a, 40, 46. Schol. Bob., p. 343.

'J Sohol. fiob., p. 34i. Cio., Phn^fii.; p. «50. Halm. Cf. Plin., n. h., 36, *5.^2*, 104.

2 ttoa.40,4«.

,7. '^ &»40, 47. GT. VaL Mu., i;8f a.

I2j^«90»^II. gg: 1 ■■ liiiloriifciM flfcMi parient toqoun du sénat quand il

i.^'8» 90. 9, 14. 11 9 20. 62. App.,

4Ô2 LA DISSOLUTION DE LA llÊPUIlLIyCE [IV, 1"

aggravée chaque jour par les violences que provoquaient les tribuns dans les assemblées, surtout Q. Pompéius Rufus ot

6. c, I, 98; surtout Dio C, 40, 49.) Us se sont tous trompi's. D*aborii. quand s'ouvre un interrègne, ce n'est pas le sénat qui est chargé de prendre les auspices, ce sont les patres des génies patriciennes. Voici quelques expressions significatives que Tite-Live met dans la bouche du patricien AppiusClaudiiis, le défenseur énergique delà majesUis gpîitiumpatrinnrvm: quand il s'agit des auspices, Appius oppose à la plèbe, non le sénat, mais les paires patriciens : Pênes quos igitur suni auspicia more .majorum? nempe pênes paires, nam plebeius quidcmmagislratus nullus awpkalo rnatur. Nohis adeo propria sunt auspi cm, ut non solum fjuos populus crnit palricios magistratus, non aliter quant auspicato creel, aed nos qunqve */«e' suffragio populi auspicato interregem prodamus et privalim auspicia habmmus, qux isti ne in magistralibus quidem habcnt. ijttid igitur aliud^ qwim tollit ex civitate auspicia^ qui plebeios constdes creando à patribus, qui fdi ea habere possunt, aufert? (Liv., 6, -41 ; cf. 4, 2. 6.7, ei. «0, 8. Gel!., 15, 4.) Pour Rubino et Moinmsen, ces p^z/rfs sont les sénateurs patriciens: la chose est inadmissible, parce que, dans le sénat, les sénateurs patriciens n'ont pas d'autorité propre en tant que patriciens ; donc, puisque les gentci^ patriciennes sont seules dépositaires des auspices, les mêmes génies, ou plutôt les paires familias, chefs de ces génies, héritent du pouvoir suprême quand se produit un interrègne.

En second lieu, pendant la période républicaine, l'élection de Tinterr^i a toujours été faite non par le sénat, mais par les patres : et ipsnm patricium esse et a patricio prodi necesse est, dit Cic, de Dom., 14, 38. Cf. Zon., 7, 9. Avant la réunion des patres, intervenait un sénHlus-consulle (Ascon., p. 32. Dio C, 40, 49); ce sénatus-con suite mentionnait d abord le fait que les anciens magistrats avaient remis leurs fonctions (Cic, de Leg„ 3, 3, 9: cf. ad BI*1i^, 1, 5, 4) ; il portait ensuite que les patriciens étaient convoqués, appelés à se réunir ; on l'appelait le sénatus-consulte de patriciis convocandii (remarquer que convocare n*est pas synonyme de caiare) ; alors les paircf devaient se réunir, coire, ffuvEXdtTv (Liv., 3, 40. 4, 7. 43. 6, 4l. 22, 34. Ascon., ad Cic. MU., p. 32. Or. Cf. Dion,, il, 62). Les Patres familiat gentium patriciarum se réunissaient en dehors du sénat, d'eux-mêmes, sans qu'il fût besoin d*aucune autorisation de magistrat, puisqu'il n y avait plus de magistrat; Tlntercession tribuniUenne ne pouvait rien sur leurs délibérations. LUntercession dont parle Ascon., p. 32, à Tépoque dont nous parlons ne visait pas la réunion elle-mémo, mail le sénitus-eonsulte dont nous avons parlé plus haut. U faut entendre dans le même sens rezpreaaion de Tite-Live, 4, 43 : Modo prohibeniibui triltnans patriehi eoire ad proden-dum interregem. Leur osicânblée ne peut être aiiimilée & oelle des comiii» curiata, puisque les fils dei bmiUea pitridennes (/UH famiiUiM) n'y ftaîent^ pu admis ; eUe diflère aniii dei tamiiU oolotai poiiqD'elle n*Mait eonroquèi^ par personne; o*étaii une rtanm ipontanée dei paireit emoeiUio pairmmr à laquelle on pool donner jiuqu*à la eecUia point le nom de comcUium^ popuU; ék9Êi qimàioMêéÊÊm^t»^^^ : Ut., 1» SCk a. 3, 71^

6, 20. i, W. Z^l.l m Mahie dee jNUrwb devaiu

désigner V^fÊiHf %m: Inrir en prêÊmim de»

IV, 17] l'anarchie: 403

C. Sallustius Crispus'; enfin, le 18 janvier', Milo et Clodius se rencontrèrent par hasard sur la voie Appiennc^ près de Bovillse devant la propriété de Clodius; ce dernier fut tué par les gladiateurs de Milo, que dirigeait Sauféius^ Le sénateur Sex. Tédius fit rapporter le cadavre à Rome dans la maison d(ï Clodius; il se fit un grand rassemblement, les pleurs de Fulvia, veuve de Clodius, portèrent Témotion populaire à son comble*. Le lendemain, les tribuns Q. Pompéius Rufus et T. Munatius Plancus réunirent une assemblée ; on avait placé le cadavre sur les rostres; la foule surexcitée s*en empara, et, conduite par Sex. Clodius, le transporta dans la curie Iloslilia; là on brûla le corps de Clodius : la curie fut incendiée, ainsi que la basilique Porcia qui était voisine ^ Ces incidents amenèrent enfin la nomination d'un interroi : M. iEmilius Lépidus fut nommé le 20 janvier^.

L'ordre fut loin de se rétablir; Lépidus, étant le premier interroi, refusa de convoquer les comices''; pendant les cinq jours que durèrent ses pouvoirs, il resta assiégé dans sa maison par les partisans de Clodius^ jusqu'à ce que ceux de Milo vinrent chasser les bandes de Clodius, et le délivrer'. Milo était audacieusement rentré dans Rome ; il maintint sa

pontifes et des augures, les patres devaient y siéger par curie, curiatim. IN. D. T.]

0 Cic , Mil., 10, 27. 17, 45. Ascon, p. 49.

•) Ascon., p. 32. Cic, Mil., 10, 27. 17, 45. Cf. AIL, 5, 13, 1. 6, 1, 26. *) Ascon., p. 32. 36. 42. 54. Schol. Bob., p. 275. Cic, MU., 10, 28. 20, 33. PhiL, 2, 9, 21. Liv., ep,, 107. Vell., 2, 47. Suet.. Cœs., 26. Dio C, 40, 48. Plut., Cic,, 35. App. b. c, 2, 20. *) Ascon., p. 33.

*) Ascon., p. 33. 43. 46. 55. Schol. Bob., p. 275. 280. Cic, Mil., 13, i. 32, 86. 33. 90. PAî/., 13, 12, 27. Dio C. 40, 49. App., b. c, 2, '2i. *) Ascon., p. 43. Schol. Bob., p. 281. ^) La tradition, mos nu^ùrum, défendait au premier interroi de faire S^rocéder à des élections. L*État, en effet, après la mort du roi, à l'époque Vomitive , le troa? oit dans ia situation d'une famille qui a perdu son chef Q P9kr), Tant que le mort n'arait pas été enseveli, la famille était dite ^luKiCa ; par assimilation, la grande famille de TÉlat fut aussi considérée K^endaot lei cinq premiers jours qui suivaient la mort du roi, comme funcsta;

pMÉiers jours, elle ne pouvait accomplir aucun acte pour ni Bcavean chef à la tête de l'État. Ces cinq jours étaient nefasti^ it on M pouvait procéder aux élections. [N. D. T.] ■) Aicoii., p. 43. 84. Schol. Bob., p. 281. Cic., Mil., 5, 13.

404 LA DISSOLUTION DE LA. RÉPUBLIQUE [IV, il

candidature au consulat, et fit distribuer dans toutes les tribus 1,000 as à chaque citoyen ^ Il voulut rendre visite à Pompée, Pompée refusa de le recevoir* ; Q. Pompéius Rufus exploita cet incident dans une assemblée [contio) tenue le 23 janvier ; dans une autre assemblée, le tribun M. Cselius Rufus, pour se venger des accusations que Clodius avait fait porter par deux fois contre lui ', défendit Milo : il y eut encore un nouveau combat entre les bandes des deux partis ^ Neuf jours après l'assassinat de Clodius, par conséquent le 26 janvier, une grande foule était réunie sur le forum pour le repas funèbre {cena novemdialis) ; elle se dirigea vers la maison de Milo et essaya de rincendier^. Elle alla ensuite chercher des faisceaux dans les bois de Libitina, et priaHypsaeus etScipiode les accepter. Ces derniers ne voulurent pas usurper ainsi les fonctions consulaires; alors la même foule se porta devant la maison de Pompée, en dehors de la ville; parmi les manifestants, les uns rinvitèrent à prendre les fonctions consulaires, les autres à se faire dictateur ^.

Le sénat se décida enfin à rendre un sénatus-consulte [senatusconsultum ultimum) qui devait mettre fin à l'anarchie; il confia le soin de sauver TÉtat à Tinterroi, aux tribuns et à Pompée ; Pompée agirait en qualité de proconsul ; il fut chargé de faire ime levée d'hommes en Italie '. Avant qu'il eût quitté Rome pour procéder au recrutement d*une armée, le sénat chargaFaustus Sylla de reconstruire la curie llostilia, qui avait autrefois été réparée par Sylla *. Pompée leva en peu de temps une armée ', mais il ne se hâta pas faire procéder aux élections consulaires : il craignait que Milo fût élu ; d'autre part, il trou-

*) Ascon., p. 34. 36. Cic, Mil., 23, 61 et seq.

*) Ascon., p. 50 et seq.

») Voir plus haut, p. 363 et 383.

•) Ascon., p. 34. Cic, Mil., 33, 91. App., h. c. 2, 22. Cf. Cic, Bn«r^ 79, 273.

■) Dio C, 40, 49. Ascon., p. 34.

«j Ascon., p. 34.

') Ascon., p. 35. 51. Cic, Mil., 23, 61. 26, 70. Cœa., B. C, 7, 1. Dî C, 40, 49.

•) Dio C, 40, 50. 44, 5.

•) Ascon., p. 35,

vail l'occasion favorable pour s'emparer du pouvoir sous n'importe quelle forme. Pour discréditer Mile auprès du sénat et forcer co dernier lï se tourner vers lui , Pompée affecta de prendre des précautions contre Mîlo : il refusa de lo recevoir' et rompit toutes tes relalious indirectes qu'il entretenait avec lui par l'intermédiaire de leurs amis communs ^. Il rappela, dans une assemblée convoquée par Q. Pompéius Rufus, T. Munatius Plancus et C. Sallustius Crîspus, les bruits d'un attentat projeté contre sa propre personne par Milo°. Le 18 février, au sénat, MételUis Scipîo contredit le récitfait par M. Caelius Rufus de ce qui s'était passé sur la voie Appienne, et raconta les faits d'une manière moins favorable à Milo'. Au commencement tiumoisinlercalaire qui suivait le 23 février, les parents de Clodius firent des démarches auprès do Pompée, pour obtenir que Milo fût poursuivi ; les deux neveux do Clodius (les fils do C. Claudius appelés tous deux Appius Claudius°), demandèrent que les esclaves de Milo fussent interrogés et mis à la torture : ils voulaient seulement faire constater que Milo les avait affranchis pour les soustraire h ce supplice °, et exploitercelle circonstance danslos assemblées contre Milo.

On comprit dès lors que Pompée désirait vivement un pouvoir extraordinaire, et que la dictature de Pompée répondrait aux vœux du plus grand nombre; qnelqnes-uns avaient rois en avant la candidature de César pour le consulat; alors le sénat décida, sur la proposition de M. Bibulus, soutenu par M. Calo, que Pompée serait d'abord, contrairement ii la loi, seul consul, consul sine co/leya ; on lui imposa cependant l'obligation de choisir lui-même son collègue dans le délai de deux mois '. L'élection de Pompée était entachée d'autres

*) AacoD., p. 51.

') Ascon,, p, 36.

■) Ascon-, p. 50. Cic, Mil.,2i.m.

') Ascon., p. 36.

*) Homnisen, I. L. A., p. 182.

*) Ascon , p. 35.

') Ascon., p. 37. Suet., Cxs., 26. Val. Mas., 8, 15, 8. \ Plut., Pomp.,5*. Cm.., 28. Cat. mm., 47. App '

;, 23. Zon,, 10, 7.

irrégularités; il n'y avait pas dix ans que Pompée était sorti de son second consulat. Il fut élu sous la présidence de Tinterroi Ser. Sulpicius Rufus cinq jours avant les kalendes de mars, soixante jours après l'assassinat de Clodius. Pompée prit immédiatement possession de ce pouvoir nouveau \ qui offrait une grande ressemblance avec la dictature ' ; en même temps il conserva son proconsulat d'Espagne.

0 App., 6. c, 2, 23.

«; Ascon., p. 37. Liv., ep., 107. Vell., 2, 47. Plut., Pomp.^ 54.

Page 1