In cui oe^hiand' , allor mi sopra»ennè
Ne* memhr* un sonno sî dolce e soaoe Ch* alcun di lor^ in se non si sosterme»
j. Lime posai j e ciascun* occhio gtaçe
Al dormir diedi , per H quai^li çguati Conohbi chiusi sotto dolce chian^e.
Claricio d'Imola , qui a imprimé ces deux sonnets et là êanzone^ ou plutôt le madrigale ^ à la fin de son apologie de Boccace, après le poëme de VAmorosa Visione ^ première édition, iSs i, in-4^., a fort bien observé que ces trois pièces peuvent servir à faire connaître l'orthographe que Boccace employait , et les différences survenues à cet égard du quatorzième au seizième siècle. On voit en effet-, par le sixième vers du sonnet, qu'on n'écrivait pas alors «/ autrement qu'en latin , et que cette particule ne prenait pas un d devant une voyelle , par euphonie, comme elle l'a fait depuis. On voit aussi par le huitième vers, qu'on écrivait fractare par un ey comme les Latins, au lieu du double tt^ trattare ^ etc. En mettant au premier de ces deux mots un <i , et au second tin double ^ , on ne retrouverait plus les initiales des tercets terrespondants. Cette observa lion paraît avoir échappé h
NOTES AJOUTEES. 607
M. Baiddiif qui a inséré ces trois pièces dans le Recueil qu'il a publié des Rime di Messer GioQ. Boccaccij Livourne, 180a , in-8®« , p. io5 et suiv. Il a mis dans plusieurs mots l'orthographe moderne au lieu de l'ancienne , et notamment dans ce huitième vers du premier sonnet , trattar^ att lieu de traciar» La même remarque s'applique aux mots ieng^^ du neuvième vers, qu'il faut écrire tengho pour se retrouver avec l'orthographe du poème ; difeUo^ du treizième vers, qui est ici au lieu de difecto; et, ce qui est plus remarquable , ho^ au lieu de o , dans le premier vers du tercet ajouté : dwa fiamma per cuVl cort o caldo. Cette première personne du présent , écrite par Vo simple , et non pas par ho , comme dans M. Baldelli, prouve que Boccâce l'écrivait ainsi ; il n'écrivait donc pas ^o, comme on l'a fait depuis, et comme Métastase et d'autres écrivains en vers et en prose ont récemment cessé de le faire.
A cette gêne terrible d'un si long acrostiche, Boccace ajoute encore celle de diviser son Amorosa Visiône en cinquante chants, tous d'un nombre de vers parfaitement égal. Chacun de ces chants a vingt-neuf tercets , ce qui fait avec le dernier vers, servant de chiusa, pour chaque chant quatre* vingt-huit vers , et pour le poë'me entier, quatre mille quatre cents vers. Il Oatut pourtant en excepter le dernier chant, où il y a deux tercets de plus , ce qui ajoute six vers à la somme totale. Si quelqu'un s'avisait aujourd'hui de faire un poëme dans ce genre pour sa maîtresse , on en concluerait qu'il ne serait ni poë'te ni amoureux : Boccace était cependant l'up et Fautre ; mais les temps sont changés.
Page ii4 9 note (4). -— Lorsqu'on imprimait cette note, M. Chénier n'était point encore attaqué de sa dernière maladie ; et , malgré l'état habituellement inquiétant de sa «an té , on pouvait encore espérer de le conserver longtemps : on était loin de croire aussi prochaine la perte irr
6o» NOTES AJOUTEES.
répanJble i]u'iMit hU^ en lut la LUténtoft finnçttsr et
Aige tS3, ^ddilÎAA à U «oie (a). — *ii'édil!cm Ae FI(k fcnce ^ Gin9 ta « > ^^^i^ f ^^ ^^U^ <]^ ^ ^^^^ d'après rescdlent tnvâil At BmtUimo Jk*- J^mdy tHraonimë Xlnfengi» dans r^cedémie 4io la Cnnea. Lee éditioîM de la tradaetiea tu^ liauu de Touvrage btîn de CruemuJu» f 'éUleat méÂtipliées, et il n'jr en avait aocvae qui ne fiftt reipBe 4kA &nt« . }ce pins grosiièfei ( il y ea av>it mfesie i» trèe^gread aembre daaaia ptepiière édition de xki^* l'^ académicleàs Toalant ae servir fréqucnHaent de oette traduetîon dans leur Teca-> biliaire , et ne trôitraflai auenne édition k laquelle tta passent ae fier, Ba$iiàmé de* RmdÊ/t chargea d'en préparer* une qai pût être regardée comme clasaiqtie. 11 conféra le^ priocîpales éditioqa entre elles et avec les air meilléiirs tuanu&crits , et parvint à redonner au tesrte da cette élég^otc traduction^ sa pureté primitire. C^% se.a^^nt pbilolo|pie qui a réduit Toiivrage dans la fonne où il est jiujoiiu*d'huî^
Page 167 , ligne 10. « VillurU^ dans son Histoire , I. V, cil. 26 , fait mention 4e cette cér<^nionie # (Jdn3 laquelle Zanohi , la couronne sur la tête , fîit conduit publiquement par la ville de Pise , accompagné de tous )es baron$ do Temperéur. » 11 comparu; eo^uite ZmM avec Pétrarque^ qui avait reçu le même honneur à Rome ; il reconnaît que Pétrarque lui était supérieur , et avait traité de plus grands sujets; qu'il avait aussi écrit davantage , parce qu'il IpLvait commencé plus tôt , ei avait vécut plus loiig* temps» • Leurs ouvrages, ,ajoute-t-il (et ce trait n'est pas inutile pour marquer Tesprit du temps ), Ic^urs ouvrages étaient peu connus pendant leur pie; et , quoiquMIs fussent agréables i entendre , les talents théologîqucs de nos Jûurs tes fout regarder comme de peu de valeur au jugement des sages: Le çîrtu' theologiche a* nostri tli le fanno riputàre a ¥Ue nei cospetto de* sa^ii, » Le jugement des sngcs a varié depuis ce