Tome II. M ni
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\ B1ECLE,
SA DOCTKINE SUll LA (iKACE ET LA PRÉDESTINATION. Aug.ep.225. n.9. /QUELQUE ' illustre que l'Ùt Hilaire ji.ii' Ses méfïteS et par
\J 3a dignité, et qùoidu'en tout le resté il suivit la âoctri4-
ne de Sainl Aiiguslin, dotil il étoit l'admirateur, il ne laissa pas de souffrit bien de la difficulté au sujet de sa doctrine .sur
GaiLchr. nov. t. la prédestination, (-'est pour Cela ' que plusieurs l'ont accuàé
s'criF't. i'.'i'.'iS; d.'ayoir épousé Les erreurs du Sémipélagianisme. Il faut avouer que eela ne seroit pas tout-à-fait surprenant, eu égard aux
Tin. h. E.t. is. circonstances dans lesquelles S. Jlilaire se trouva d'abord. 'Car
p" 62, il fut fait Evêque dans le temps que les questions sur la grâce
et la prédestination commençoient à faire du bruil dans les Gaules. Gassien Prêtre de Marseille étoit le principal Auteur de ce trouble, ainsi que nous l'avons déjà remarqué après le Cardinal Noris; et comme il avoit une grande réputation de science et de pieté, et quelque liaison avec S. Honorât, alors Abbé de Lerins, il ne faut pas s'étonner si S. Hilaire entroit un peu dans ses sentiments.
Aug. ibui. ' Mais dès le commencement de ces disputes il avoit for-
mé le dessein, selon le témoignage même de S. Prosper, d'en écrire à S. Augustin, pour le prier de lui éclaircir ses diffî-
Tiii. p. 63. cultes. ' Quoique nous n'aïons nulle preuve positive qu'il
l'ait fait, nous pouvons néanmoins regarder cette disposition si bumble et si chrétienne où il étoit, comme une marque qu'il profita de la réponse que S. Augustin fit à S. Prosper, et à Hilaire son collègue par ses deux livres Du don de la persévérance, et De la prédestination des Saints, et que ces ouvrages pleins de lumière dissipèrent ses ténèbres, comme l'avoit
Pro.t.2. p. 54i. espéré S. Prosper. D'ailleurs il n'est pas croïable, ' comme le remarque l'éditeur de S. Léon, que si Hilaire eût été dans l'erreur des Sémipélagiens, ce S. Pape eût oublié de lui en faire un reproche parmi les autres accusations, dont il le charge dans sa letre aux Evêques de la Viennoise.
TiiLt. i± p. 480 1 U est au moins certain ' qu'il ne pouvoit pas être fort éloigné de la vérité de la doctrine de S. Augustin. Car on ne peut gueres voir de preuves plus fortes, ni d'expressions plus formelles contre le système du Sémipélagianisme, que
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la maniera donl S. Hilaire « 1 î t lui-même que Dieu l'avoit con- H j ,,. „„„ p 2., \ciii. comme malgré lui, el moine par les exhortations, que par les prières de S. Honorât II n'en faul pas davantagi pour justifier pleinement S. Hilaire d'avoir Buivi les dpiniôna des Sémipélagiens. \ ossiua a cru devoir au8aî l'en justifier, mais von. but. Pei. i. il l'a l'ail en le confondant, comme il fait partout ailleurs, avec Hilaire oempagnon de S. Prosper. ! I^aidéfense de S. Ili- joli. ». laire contre celte fausse accusation a paru si juste aux continuateurs de Bollandus, qu'ils oui cru devoir joindre à sa vie un»- assez longue apologie pour la repousser.
S. EOCHER,
Ëvêqué de Lyon.
HISTOIRE DE SA VIE
aint Eucher Evêque de Lyon, et non pas de Sion, tiii. if. e. t. 4. p. comme on le trouve dans quelques Auteurs, a été le seul G9' Evêque de ce nom, qui ait gouverné cette Eglise. ■ Il est t. r,. P. 120. sans contradiction le Prélat le plus célèbre en science et en pieté, qu'elle ait eu depuis S. Irénée. ■ Il tiroit son extrac- Emis. hom. 4». p. tion, selon son propre témoignage, de la même mère, soit 3"21- f' naturelle, soit spirituelle, que les Martyrs de Lyon S. K] »ipode, et S. Alexandre : c'est-à-dire, ou qu'il descendoit de la même famille qu'eux, ou qu'il avoit été baptisé dans la même Eglise. ' Il vint au monde avec un esprit subtil et élevé; et ci. m. am. 1. 2. à l'aide de ces avantages naturels et de son application, il c" 9' p' acquit une science éminente, et une éloquence peu commune. ' Il fut illustre dans le monde; mais il devint encore eu. deHo. p. 22. plus illustre en J. C. ' Valérien qui étoit son parent, avoit un ~ur|i atl Va] p père et un beaupere élevés aux plus hautes dignités du siècle. 295. Nous croïons que ce peut-être le même que Prisque Yalé- Sid. 1. 5- pp. 10. rien, qui étant d'une famille Patricienne, devint Préfet des \\l'A Gaules, et qui se trouvoit parent de l'Empereur Avite. ' Eucher Paul. ep. 51. m. épousa une femme nommée Galla, de laquelle on n'a point de connoissance particulière. Mais son union avec un si grand