‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 139 sur 384 · SES ECRITS SUPPOSÉS · texte numérisé non relu

SES ECRITS SUPPOSÉS

-y-ors avon> divers autres ouvrages, qui portent le nom J=S de S. Hilaire; mais il n'y a nulle preuve certaine qu'ils 1 1 soient de lui. Au contraire on croit en avoir d'assez bonnes pour ne l'en pas juger Auteur. Ces ouvrages sont, 1°. Les ti-i.n. m. ni. c. sii premiers chapitres de la Genèse en vers héroïques,' adres- 69' no1' ses au Pape S. Léon I. bile premier qui publia ce poème^i nu. app. P. 1370. maissvusle nom de S. Hilaire de Poitiers, fut Txmis le Mire, qui l'inséra dans l'édition des œuvres de ce Père, qu'il donna en l'ii-L II l'avoit tiré d'un manuscrit de la Brbliolheq ne de ' . tëiotor de Paris,1" qui l'attribué a S. Hiàalfa de Poitiers. ■ ai.j. n< • ;v. g i. Lpiscopius le mit aussi dans son édition du même Père, Syii. pœ. chtî laite à Basle en 1571), et à Paris en lOÛo. * Bèà 1589 Gnil- ' J\jv- ''1fm!'i3' claume Morel le publia séparément sous le même nom; ' ce syU.ibid.

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v sir. il

m S. III I.A1RK,

qu'il fil efcÔBflB l'année suçante 0H un volume in-N", avce Lei poésies de Claudius Marins VibtoVl La 1 1 1' -i 1 m ■ année Pul-

înanmis le joignit ;m poëme de S. Paulin de \ole, cl Qt

imprimer l'un cl l'autre m Anvers en 1111 volume in-Hi". L;ibrinus |c fil ciiMiilc entrer dânS SÔII recueil des Poètes, cl les éditeurs de l;i Bibliothèque ries Pères», ci du cho-tir été Bbëtes;1, Hil.app.ibid. dans leur collection. .Ic;in Wcil/ins en donna encore une édition séparément en un volume m-S" avec d'ample rommenlaires, a Lranefort l'an 1 <>?.">.

Ibid. De sorte <jne ce jjdê|!ttk ' retint le nom là S. Hilaire de

Poitiers, jusqu'à ce que Sixte de Sienne et Cillol l'eM^enit atlribné à S. Hilaire d'Arles; mais il ne pareil pus sur quel 1. (). -7i- fondement ils l'on! fait, (l'est sur leur autorité seule ' que le l\ Quesnel l'a mis avec les autres opuscules Gfe notre Sainl à la fin des œuvres de S. Léon; quoiqu'il y nronmiisse plusieurs fautes, (]ni, dit-il, ueseroient pas ménie pardonna hu pin, Mb. 1. i. blés à un commençant. • M. Du Pin et Cave le lui attribuent p.397.«ipcave, auss^ a gftns on c]onner d'autre raison que l'inscription. Ce » Tiu. ibid. p. 92. n'est pas la première mauvaise pièce attribuée à un evcrlleut ffii. app.p. i37o. Auteur. En effet, ' si l'on juge ce poème indigne de S. Ililairede Poitiers, on ne voit, point qu'il y ail aucune liaison de le donner à S. Hilaire d'Arles. Dom' Coulant néanmoins Pà'misà la fin des ouvrages du premier, mais en prouvant bu pin, ibid. p. qu'il n'est point de lui. ' M. Du Pin convient d'ailleurs que ce poème n'a rien de noble, qu'il ne contient rien de remarquable, et qu'il est bien éloigné de la beauté efc de l'élégance de la vie de S. Honorât. 11 n'en faudroit pas davantage pour conclure qu'il n'est point de S. Hilaire d'Arles, non plus que de S. Hilaire de Poitiers.

Lïp!: u.b. th. 1. i. :>0. ' On trouve un poëme sur les victoires et le triomphe p' *" des sept frères Maccabées, imprimé à Lyon en l'an KiOo en

syii. p0ci. chr. Un volume in-8°, sous le nom de S. 'Hilaire de Poitiers. ' Barllnus en divers endroits de ses écrits l'attribue à S. Hilaire Fior. bib.t. 2. p. d'Arles; ' le P. Dubois qui l'a donné dans la Bibliothèque 198"-10- de Fleuri, le croit de l'un ou de l'autre Hilaire. Cependant

ni lui' ni Barthius ne disent rien pour appuïer leur opinion. Lab. soi. 1. 2. P. ' Il est vrai, selon le rapport du P. Labbe, que quelques masj?i. poet. chr. nuscrits attribuent ce poëme à un Hilaire. ' Mais divers autres Auteurs, apparemment fondés aussi sur les manuscrits, l'ont donné, les uns à S. Cyprien, d'autres à S. Victorin de Petaw, et quelques autres à Victorin l'Africain,

ou

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ou l'Orateur j cl c'est sous le nom de <•«• dernier qu'il est «Luis PAntidotum ci dans la Bibliothèque défi l'en s. :>". Quelques écrivains attribuent encore è S. Hilaire l«>

actes de Saint (leurs Martyr à Arles : mais c'est sans aucun fondement particulier que l'on connoiase. Il n'y 9 peulrètre que le lieu du martyre de ce Saint, qui ait l'ail naître «•• *i !• ■ opinion, et qui véritablement feroil juger que ç&a a^te.6 Qonviendroieal mieuxA S. Hilaire, qui a été Evoque d'Ail* qu'à S. Paulin de Noie. Mais comme plusieurs manuscrits les donnent au B. Paulin Evèque. et qu'il n'y en a aucun qui porte le nom de S. Hilaire, cette preuve doit l'emporter sur une vraisemblanc .

4\ ' Le Cardinal Noris croit que le Poëme sur la Provi- Jfor. i.;<. r*. 1 dence, qui porte le nom de S. Prosper, peut être de S. Ililaire, parce, dit-il, que ce Poëme est visiblement Sémipélagien. ' Cette raison, comme le remarque un célèbre écrivain, est T1i1.11. e. t. 13. bien foible, et bien injurieuse à S. Ililaire. Mais outre cela p" l'Auteur de ce poëme décrit quelques particularités de sa yje, qui ne paroissent pas convenir à S. Ililaire, et dont en effet S. Honorât ne parle point. Il le composa dix ans après l'entré" des Barbares dans les Gaules, c'est-à-dire en 410, lorsque S. Ililaire n'avoit que quinze à seize ans.

5°. ' Enfin Yossius et quelques autres confondant S. Hi- in***, a», sa». laire d'Arles avec Hilaire compagnon de S. Prosper, ont attribué au premier le Traité de la Vocation des Gentils. Ce sont deux opinions que nous avons déjà réfutées suffisamment en parlant de l'autre Hilaire. A la vérité ' l'opinion qui les con- Apoi.dc pp. 1. 2

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lond tous deux est assez ancienne, puisqu elle etoit née du temps d'Hincmar. Mais l'Auteur de l'Apologie des Pères, ' et M. de Tillemont l'ont détruite d'une manière si solide, tjii.i. 13. p. 1043. qu'il ne lui reste plus aujourd'hui le moindre appui. La letre seule de S. Prosper, qui fut envoyée à S. Augustin avec celle d'Hilaire son collègue ' et dans laquelle il est parlé de S. Hi- Al,c- <»■ laire comme étant déjà Evèque d'Arles, et peu éloigné de donner dans les sentiments des Semipélagiens, cette letre seule, dis-je, sufliroit pour distinguer ces deux Hilaires. (X)

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