‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 15 sur 384 · DANS LES ». M LES. \ SIECLE. M · texte numérisé non relu

DANS LES ». M LES. \ SIECLE. M

à grossir In nouvelle Becte. Mais, comme le remarque un '• * i ancien Autour . qui i ptné ktng-teffipâ pour êfre ou s.

Amliroi-r. ou S. rrusper, il n'y en i point qui soient plus sttflceptiblcn des erreurs Pélagiennes, que ces sortes de personnes; ceui cpii nui reçu beaucoup de dons de Dieu, étant

les plus capables d'en abuser, i n s'en «'-levant el Sfllea attribuant a OUt-mêM 9,

Wlll. D'afcerd cette tfui avaient embrase t - nouvelles erreurs , que S. Prosper qualifie les restes deThéré- »,■ i sie de Pelage , n'aïant point de principes assures, cfisoienl d. i. tantôt une chose, tantôt une autre. Il y en atoii même qui

suivant la doctrine la plus pernicieuse des PélagieUs . ne reconnoissoient point d'autre Grâce que la raison et le libre arbitre que Dieu a donné à tous les hommes dans Jeur ereation. ' D'autres arrêtés par les écrits de S. Augustin contre o. i ces Hérétiques, aimèrent mieux, durant quelque temps, accuser leur peu d'intelligence . que d'oser condamner ce qu'ils n'entendoient pas. Quelques-uns même d'entr'eiix vouloient consulter S. Augustin, et lui demander une explication plus claire et plus nette. ' De ce nombre étoit S. Hilaire Evêque n.9. d'Arles, qui bien qu'en tout le reste il suivît la doctrine de S. Augustin, et qu'il fût un de ses admirateurs, avoit néanmoins de la peine sur le point de la prédestination. Cet embarras pouvoit encore être augmenté par le changement de doctrine, dans lequel ce nouvel engagement les avoit jettés : ' car ils étoient reconnus pour avoir eu auparavant des n. i sentimens plus conformes à la vérité.

XIX. ' Dans cette perplexité où ils étoient au sujet de la n. ». doctrine, la divine Providence par un ordre inespéré, fit passer à Marseille le Livre de la Correction et de la Grâce, que S. Augustin avoit fait pour répondre aux Moines d'Adrumet , sur les mêmes difficultés que souffroient ceux de Marseille , et les autres qui pensoient comme eux. De sorte qu'il arriva que ce S. Docteur répondoit aussi précisément à toutes les objections , sur lesquelles ceux-ci vouloient le consulter, que s'il eût eu en vue d'appaiser le trouble de l'Eglise des Gaules. Son Livre néanmoins n'y eut pas cet effet. Il fut une odeur de vie pour les uns, et une odeur de mort pour les autres. Ceux qui auparavant s'étoient déclarés pour la vérité . y trouvèrent de nouvelles lumières, et de nouvelles armes pour la défendre. Mais ceux à qui leurs préjuges avoient

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bouché les yeux, tombèrent dans des ténèbres encore plus épaisses, h B'éloignerenl encore davantage delà vérité. L'on s obstina ainsi à défendre des erreurs , qui gagnaient tous les

n. 7. jours. ' Car le respect que l'on portoitàceux qui le8<avoienl

embrassées, comme étant des personnes considérables dans l'Eglise, parmi lesquelles on voïoit même des Evêques, engageoil à les suivre ceux qui n'étoient pas instruits^ et re- IciimjI dans un silence inutile <vii\ <]ui avoient plus de lu-

n. 2. raieres. ' C'étoit une chose bien déplorable, dit S. Prosper,

de voir d'um; pari, que l'esprit de l'impiété Pélagienne eût fait illusion à des personnes si illustres par toutes sortes de vertus, et de l'autre, que les plus simples entraînés par leur autorité à les suivre sans examen, crussent être dans la bonne voie, à cause de la grande vénération qu'ils leur portoient. Mais il n'étoit pas moins triste de voir que, dans cette ex-

n. -. (rémité ,' personne ne résistât à l'erreur, hors un très-petit

nombre d'amateurs intrépides de la vraie grâce.

XX. A mesure que se grossit le parti de l'erreur, il se forma comme insensiblement un système suivi de doctrine. On en peut voir toute l'économie dans les lelres de S. Prosper et d'Hilaire à S. Augustin, où ils ont réussi à la développer, et à en marquer les chefs principaux. Mais afin d'en avoir une plus grande connoissance, et de reprendre les choses dès la source, il faut joindre à la lecture de ces deux Ecrits celle de la treizième conférence de Gassien. On y verra que tous les points de ce nouveau système ne tendent à rien moins, qu'à détruire' presque entièrement la nécessité de la grâce, et à mettre l'homme au-dessus de Dieu. Qu'on juge des

ep. sas, n. b. i ep. autres par celui' qui établit que la grâce ne se soumet point ""6,n"' la volonté de l'homme; mais que c'est la volonté de l'hom-

me qui s'attire le secours de la grâce, et qui la précède : de sorte que le commencement du salut , suivant ce système , venoit , non de celui qui sauve , mais de celui qui est sauvé. C'est pour cela qu'ils craignoient d'attribuer à Dieu les mérites des Saints , comme n'étant que des dons de sa pure miséricorde.

XXI. Dans la suite ces nouveaux Docteurs furent obligés de se relâcher un peu sur ce dangereux principe, ou pour mieux dire , de le colorer , parce qu'il étoit trop odieux.

Nor. h. Pei., i. 2, ' Comme les défenseurs de la vraie grâce de J. C, en suivant c.i5,p.284. jes traces je § Augustin, les pressoient vigoureusement sur

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