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dus l'avoit recouvré avec beaucoup d'imperfections. On voit qu'il manque dans cë| exemplaire plusieurs autres choses dont Si 1 n i us dans sa préface l'ait l éhuméralion, et qu'il promet d'insérer dans le corps de l'ouvrage, Ceque l'Auteur y dit de Tannée en général, est remar-
jan. ih. ,,. n. i. quable. ' «L'année, dit-il, n'avoit dabord que dix mois, « qui comprenoienl trois cents quatre jours. Il y a même plu- « sieurs Auteurs qui témoignent, qu'elle n'avoit que six mois « chez les Acàrnaniéns, (Juatre chez les Égyptiens, et trois « seulement chez les Arcadiens. Ensuite le second Roi de Ro- « me, comme l'on prétend, y ajouta les mois de Janvier et « de Février entre Décembre et Mars : de sorte que l'année « eut alors trois cents cinquante-quatre jours, et comprit les « douze renouvellements de la lune. Enfin on trouva à propos « d'y ajouter encore dix jours, et le quart d'un qui forme le « bissexte, qui revient de quatre en quatre ans. Les Egyptiens, « c'est toujours Silvius qui parle, commencent leur année au « mois de Septembre, les Grecs au mois de Novembre, les « Juifs au mois de Mars ; mais pour nous, ajoûte-t'il, qui suite vons Tordre des Kalendes, nous la commençons au mois de « Janvier, huit jours après le solstice d'hyver, et après le jour « de la naissance de J. C. ce qui est une raison plus puissante »
p. 45. i. pour nous déterminer à compter de la sorte. ' Silvius mar-
que lui-même le temps auquel il travailla à cet ouvrage, par l'époque de l'an 1200 de la fondation de Rome, déjà complet
Buch. p. ss. sous les Consulats de Posthumien, de Zenon etd'Astére, . c'està-dire l'an de J. C. 448, et le commencement de l'année suivante, à laquelle Astere fut Consul, Zenon et Posthumien l'aïant été l'année précédente.
Il paroit par la Jetre de Silvius à S. Eucher, et par la vie de S. Hilaire d'Arles, que Silvius avoit écrit "encore quelques autres ouvrages, outre celui dont nous venons de par-
Boii. ibid. p. ii. 1er. C'est ce qu'il insinue clairement lui-même, en ' disant à S. Eucher, à qui il adresse le Kalendrier précédent, qu'il avoit accoutumé d'approuver ce qui venoit de lui, à quo mea omnia,pro ejus qui inter nos est amoris studio, comprobantur.
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HISTOIRE DE SA VIF,
ors croïons devoir placer vers ce temps-ci , c'est-àdire vers le milieu de ce siècle. Pallade dont nous avons déjà dit quelque chose aux articles d'Exupérance Préfet des Gaules, et du Poète Rutilius. 'Il étoit lils du premier r,„. u. v. soget par conséquent de la ville de Poitiers comme lui, et très- JjJ;tJ 1Lalj' ■.[[]"■ proche parent de l'autre. ' Après s'être formé à l'éloquence Bat. ibki.
v. l.'»7.-li;o.
dans les Gaules, il alla à Rome fréquenter le barreau, et apprendre la Jurisprudence. Il y trouva Rutilius, ' qui y aïnnt exercé la Préfecture, lui fut sans doute d'un grand secours pour le faire connoitre, et lui procurer des amis du premier ordre. ' Il prit un très-grand soin de lui pendant le séjour qu'ils v. m. firent ensemble dans cette capitale de l'Empire. Peu de temps après, c'est-à-dire en 417, ' ce Poète s'en revenant v. 1 79.-203. dans les Gaules, Pallade l'accompagna jusqu'à Porto, d'où il retourna à Rome continuer ses études.
' Dès lors Pallade , quoiqu'encore tout jeune, faisoit es- v. 308. -2.19. perer par son sçavoir ef ses autres grandes qualités qu'il soûtiendroit un jour avantageusement la gloire de sa maison. .L'on peut juger par l'âge qu'il avoit alors, qu'il étoit né à la fin du IV siècle. Rutilius l'aimoit comme son propre fils; et la tendresse avec laquelle il en parle, a même fait croire à quelques Sçavants qu'il l'avoit adopté en cette qualité. Ses expressions sont trop nobles, pour être omises dans cet éloge.
' Tum discourus, studiis urbique remitto v. 211 . 21-2.
Palladium, generis spemque deeusquc mei.
Facundus juvenis Gallorum imper ab anris
Missus Romani discere jura fori, 111e mes? secum dulcissima vincula cura*
Filius affectu, stirpe propinquus babel : Cujus Aremoricas pater Exuperantius oras
Nunc post-liminum pacis amare docet.