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Al SUJET DE LA LETRE DE S. LÉON. 321
En conséquence de la commission du Pape, et de la faculté que le Concile d'Arles tenu en 143 avoif accordée à l01* l'Evéque de la même ville, de convoquer dans le besoin les Evêques de diverses provinces, Ravenne en assembla ii. •Le P, Quesnel croit qu'ils éioient tous des sept Provinces b qui formoient la Narbonoise et l'Aquitaine; Mais M. de Tiliemonf doute si cette opinion est assez fondée. On y peut remarquer Ravenne d'Arles, S. Rustique de Narbone, Vénère de Marseille, S. Maxime de Ries, S. Valere ou Yalérien de Cemele, Constance d'Uzès, Ingenuus d'Embrun, Julien de Cavaillon, Maxime d'Avignon, Nectaire de Digne. Urse de Senez, Hellade de Lodeve. Les autres nous sont moins connus.
Nous n'avons rien de ce Concile que la letre que les Pré- »•*■ p-s"9- 5S0 lats en écrivirent au Pape, toute pleine d'éloges, tant pour i329-n3-2. sa personne, que pour sa letre à Flavien. Nos Evêques y re- J; %93^6 ' Supp" connoissent la providence de Dieu , qui avoit permis que l'hérésie d'Eutychès, après s'être nourrie si long-temps dans le secret, fût venue à éclater sous un Pape si zélé, si éclairé, et si capable d'en arrêter le progrés. ' Ils -avoient eu la pen- ibid. i m ma. sée d'écrire à l'Empereur Marcien, pour lui témoigner leur p> 6-8joie de ce qu'il embrassoit la véritable foi, et l'inquiétude que leur donnoit à tous aussi-bien qu'au Pape, l'état des affaires de l'Eglise. Mais les nouvelles qu'ils reçurent d'Orient, leur firent juger que cela n'étoit pas nécessaire.
' Ingenuus d'Embrun fut chargé de porter au Pape la letre Léo, ep. -:. p. du Concile. Il étoit encore à Rome, lorsque S. Léon reçut la nouvelle que les Pères de Calcédoine avoient condamné Eutychès et Dioscore avec leurs dogmes impies, et approuvé sa letre à Flavien. Le S. Pape se hâta de renvoïer Ingenuus pour porter à ses confrères une si agréable nouvelle ; et en partant il le chargea de la réponse qu'il leur adressoit , datée du premier jour de Février ' 432. C'est ce qui fait juger ml ibid. que le Concile des Gaules ne se tint que vers la fin de l'année précédente. ' S. Léon dans sa réponse donne de grands Léo, ibid. éloges à la foi et à la doctrine des Evêques Gaulois, et marque beaucoup d'estime pour leur déclaration.
Quelques-uns confondent ce Concile avec le III d'Arles tenu en 443. Mais nous ne voions rien qui oblige de suivre cette opinion ; et nous avons donne ailleurs des raisons suffisantes pour les distinguer l'un de l'autre.