‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 178 sur 384 · I CONCILE D'ANGERS · texte numérisé non relu

I CONCILE D'ANGERS

Conc. t. 4. p. ' tin Tannée 4o3 l'Eglise d'Angers aïant perdu son Evê-

que, Eustoque de Tours, Cariaton , Rumoride et

Tin. h. e. t. to. Vivenee, ' desquels on ignore les Sièges, quoiqu'il soit presp,s ' que certain qu'ils fussent Eveques dans la même province, et

Conc. ibiii. dans le pais que l'on a depuis nommé la Bretagne, ' s'assem-

blèrent à Angers avec Victoire, ou plutôt Yicture du Mans, p. 10-2-2. i8i7. et Léon ' que l'on croit avoir été Evêque de Bourges , P. 1020. ' pour mettre un Evêque à la place du défunt. Talase fut or-

donné pour remplir le Siège vacant; et après son ordination les sept Eveques, avant que de se séparer, tinrent un Concile. Léon y est nommé le premier, sans doute parce qu'il Tiii.ibid. y présida; Eustoque Métropolitain de la province, ' qui

l'avoit prié de l'assister en cette occasion, lui aïant cédé cet Conc. t. 4. p. honneur. ' Ce Concile nous a laissé douze Canons , qui ne i,0"p° "iSe-ii. i "r." font que renouveler ce qui avoit été déjà ordonné par les t. 9. p. 4*2-446. Pères sur l'autorité des Ecritures. Les Eveques les firent rédiger par écrit et les datèrent, non du 25e de Septembre , Du Pin. Mb. t. 4. comme on lit dans M. Du Pin, ' mais du 4e d'Octobre sous P. 893. | Conc. ib. je consu}at d'Opilion, c'est-à-dire de la même année 453, afin que depuis ce jour-là on fût obligé de les observer, t. 3. p. U20. ' Le premier Canon de ce Concile n'est proprement que £!c lïp. l'abrégé d'une letre que les Eveques Léon de Bourges, Viens- ture ou Victoire du Mans, et Eustoque de Tours avoient écrite peu auparavant à Sarmation , à Cariaton , et à Didier Eveques, et aux Prêtres de la troisième Lyonnoise, c'est-à-dire, 'nu. ii9. de la province de Tours. ' Mais cette letre parlant avec authorité paroît être moins l'avis de quelques Eveques particuliers, que la décision de quelque Concile , que nous ne connoissons point d'ailleurs : sinon en ce qu'il paroît s'être tenu dans Conc. jt. 3. p. la même province. ' Cette letre ordonne que puisque les Empereurs ont donné aux Eveques le pouvoir de juger les affaires civiles, les Ecclésiastiques s'adresseront à eux dans les différends qu'ils auront ensemble , et non aux Juges laïcs , comme ils faisoient assez souvent, sous peine d'être séparés du saint Autel.

1420. | Gall. Chr nov. t. 2. p. 7

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