Tome II. C
18 ETAT DES LETRES
voit S. Prosper de remédier aux maux de l'Eglise des Gaules, quede réfuter ainsi ceux <|ui les causoient, el de démasquer
Doing,v.i.3. leur conduite artificieuse. Il jugea encore nécessaire ' de travaillera préservèV de la séduction les Fidèles ses frères, et à leur inspirer l'amour de la vérité. C'est ce qu'il entreprit, et qu'il exécuta très -heureusement par son Poëme admirable contre les ingrats , c'est-à-dire, contre ceux qui refusoient de reconnoître que nos mérites sont l'effel . et non la cause delà grâce. Toul cela fut encore insuffisant pour retenir les
Maug., t.s,p.475. langues médisantes, el empêcher la division. ' Cependant les Evêques, qui d'abord avoient eu quelque peine sur la doctrine de S. Augustin, comme S. Hilaire d Arles, ou avoient reconnu la vérité , ou attendoient dans un humble silence que
eut. ad. c.ai., n. Dieu la leur fît connoître. ' Mais certains Prêtres continuoien)
1 toujours à troubler l'Eglise, et à exercer la patience et la plu-
me de S. Prosper.