MUSÉE, PRÊTRE DE MARSEILLE
V SIECLI
l'on a nommé Bre\ iaire dans la suite dès temps. Vuberl le Mire (;i.nii ll)|i| h,,, prétend que les leçons tirées de l'Ecriture par Mi trou-
putàiGmdo- venl dans Bernard ( i 1 1 i Evéque de Lodeve, apparemmenJ dans son Miroir de l'histoire.
' Sous rEpiscopal d'Eustache, Musée composa un Sacra- .-. 79. mentaire quil dédia à ce Prélat. C'était un assez gros volume et un excellent ouvrage, dont Gennade fait un éloge magnifique, tant pour la méthode et le ^t\ le , que pour les prières qu'il contenoil. 11 éloil divisé pour la commodité en plusieurs parties, suivant la différence des offices, des leçons «t dis pseaumes qui se chantoient dan- L'Eglise. Cet ouvrage, ajoute Gennade, fait voir que l'Auteur étoit un homme d'un grand sens, et d'une éloquence fort polie. On y trouvoit des prières que les anciens nommoient Contcstaùones , ' et qui Mai., ut. 1 1. étoient proprement ce que nous appelions aujourd'hui préfaces 4- p- 28' de la Messe : avec celte différence qu'anciennement elles étoient plus longues qu'elles ne sont à présent. Par le livre des Sacrements les anciens entendoient souvent un livre, qui traite ' des saints Mystères de l'Eucharistie. C'est ainsi P. 29. que S. Jérôme qualifie l'ouvrage que S. Hilaire Evéque de Poitiers avoit composé sur le même sujet.
' Il paroit assez vraisemblable , remarque Dom Mabillon . p. 28. que c'est de ces leçons mises en ordre par Musée de Marseille, que parle S. Césaire d'Arles dans un de ses sermons. Ce Prélat en dislingue de trois sortes : celles des Prophètes, c'està-dire de l'ancien Testament , celles des Apôtres, et celles de l'Evangile. ' Quelques autres Sçavants croient qu'il se trouve Genn. im. 001 quelque chose de l'ouvrage de Musée dans le Sacramentaire de S. Grégoire ; mais ils ne marquent point ce que ce pourroit être.
' Musée, selon Gennade, mourut sous l'empire de Léon et c. 79. de Majorien : ce qui fait un espace de 5 à 6 ans, depuis l'année io6 jusqu'en 461. Le même Auteur dans l'édition dont nous nous sommes servis, nomme Eustaehe l'Evêque de Marseille, que d'autres nomment Eustase ou Eustathe : ' ce qui su. 1. 7. ep. ; est conforme à S. Sidoine de l'édition de Savaron. S. Si- p- 416doine en cet endroit dit bien nettement , que S. Eustaehe a été prédécesseur de Grec dans l'Eglise de Marseille, S. Eustachij, qui vobis decessit, etc. dit-il, en écrivant à Grec. ' Cepen- Genn. ibid. noi. dant Aubert le Mire avance le contraire, en citant cet endroit de S. Sidoine, et ajoute que le P. Sirmond fait la même
V su: cm:
342 MUfeEE, PRÉ THE DE M A KSLI LL E.
remarque contre Claude Robert dans sa Gaule i Ihrétienne, où il fait succéder Eustache à Vénère, comme (ail Gennade, ti qui se contredirait, si la chose étoit autrement. ' Car il dit,
ainsi que nous L'avons vu, que Musée est mortsous les Empereurs Léon et Majorien. c'est-à-dire avant l'an 461. Or il esl incontestable que Grec à qui le Mire prétend qu'Eustache aurpit succédé, étoil Evêque de Marseille du temps que S. Sidoine l'étoit de Clermont en Auvergne, c'est-à-aire après l'an 471, et par conséquent après la mort de Musée. Nous avons cru devoir faire cette observation, pour empêchi r que dos lecteurs peu attentifs ne crussent en lisant Âùbert le Mire, que Musée auroit vécu sous le successeur de Grec près de douze ans après sa mort.