‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 191 sur 384 · INCONNU. S · texte numérisé non relu

INCONNU. S

v BIEC il

Il y a eu diverses éditions du poème Bur les pierres précieuses.' On l'imprima à Rennes en Bretagne parmi les opus- Mwb.p. less eulesde l'Evèque Marbode l'an 1524.' En 1531 il yen eut bo». s. vin. cm. une édition à Paris chez Chrestien Wechel en un volumein-8° avec les scholies de Pictorius, el sous ce titre Marbodei Galii

tm vetustissimi de lapidibus preciosisenchirtdion. ' L epi- Mari», p. pr. p. -i. tre dédicatoire de Pictoriusesf datée de Fribourg l'an 1530; ce qui pourroit l'aire juger qu'il y en auroit eu dès-lors une édition en cel endroit. Jean Cornaro Médecin le fit impri- m.ht. pr. i suni. mer à Francfort chez Egenolphe, à la suite d'un Auteur sup- ^P.5M|Ge« posé qui a écrit sur les herbes , et que Simler nomme Macrus. On ne marque point l'année ni le volume de celte édition, ' à la tête de laquelle on donne à Marbode le prénom Haer. pr. de Macer. ' 11 y eut une autre édition de ce poëme à Colo- Fab. biB. lat. app. gne Tan lo39 en un volume in-8° avec les notes de Pictorius p' loG' et d'Alard d'Amsterdam. Elle porte pour titre Marbodei Galli Cenomcutensis etc. Rheinhesius cité par M. Fabricius, témoigne que dans quelques manuscrits on lit Marbodeus cambro liritannus. ' En 1C95 Abraham Gorlée donna le même ou- Mari», p. 1633. vrage au public. Son édition parut à Leyde avec les scholies de Jacques Gronovius.

' C'est sur la première et la dernière de ces éditions, et sur mid. trois à quatre divers manuscrits , que Dom Antoine Beaugendre a fait imprimer en dernier lieu le même poëme ' par- p. 1637-1678. mi les écrits de Marbode, qu'il a publiés à la fin de ceux d'Hildebert Evèque du Mans, puis Archevêque de Tours. ' Cette édition est faite à Paris chez Laurent le Conte Tan Bib. s. vin. ce». 1708 en un volume in-folio, ' L'éditeur à joint au poëme nad>. ibid. dont nous parlons, une traduction en vieux vers franeois,

qu'il fait remonter jusqu'au temps de Marbode. Il l'avoit p. 1035. tirée d'un manuscrit de la Bibliothèque de S. Victor à Paris, qui contient l'original latin, et qu'il croïoit ancien au moins de six cens ans.

Cette édition , et apparemment aussi les deux autres sur lesquelles elle a été faite, sont fort différentes de celle de Paris en 1531, tant pour l'ordre des chapitres que pour les noms propres de plusieurs pierres précieuses, qui paroissent avoir été défigurés dans les dernières éditions. ' Il y a même p. c.eo. p.io*. dans celle de 1331 un chapitre entier, qui. manque dans les autres. C'est le G0e qui traite du Tecolithe, et qui est compris en cinq vers. ' De même à la fin du 2e chapitre qui est sur c. 20. p. 43

V u ij

v SIECLE.

:uo POETE INCONNU.

le corail, on lit dans l'édition de 1531 un vers qui marque une de ses principales propriétés^ et qui ne se trouve point dans les antres éditions, qui en ont aussi ^> à \ qui ne sont pas dans L'édition précédente. Pour l'ordre «les chapitres, il \ es1 si différenl qu'il n'y a que le H" et 1(3 20e qui se trouvent sous les mêmes nombres dans toutes leséditions. Les autres son! tellemenl transposés, que le 6 dans l'édition de 1531,

est le 'M' dans les anlres, et le dernier de celles-ci est le premier de celle de 1531,cequi esl fort naturel. Car ce chapitre traitant de l'anneau, et de la pierre précieuse en général, il doit naturellemenl être à la tête de l'ouvrage. Le copiste du manuscrit de Marmouticr, dont h; P. Beaugendre s'est servi, a bien senti la justesse de cet ordre; puisqu'il a détaché 4 vus de ce dernier chapitre pour les mettre àlatéle du poème. (XVi.)

USEE,

Prêtre de Marseille.

Genn. vir. m. c. 'itirusÉE Prêtre de Marseille fleurissoit vers le milieu de

79 p;i"' Ivl ce siècle. Il avoit acquis par une étude assidue une

parfaite connoissance des Ecritures; malgré le mauvais goût qui regnoit alors, il conservoit encore toute la pureté de l'ancienne éloquence. Vénère Evèque de Marseille, et Eustache ou Eustathe nommé aussi Eustase, son successeur, sous lesquels Musée vécut, faisoient une estime particulière de son mérite. Ils le chargèrent du ministère de la parole; et en celte qualité Musée fit plusieurs homélies ou discours au peuple, qui étoient entre les mains des Fidèles, lorsque Gennade écrivoit, mais que cet Ecrivain n'avoit pas encore lues.

ibid. 'A la prière de l'Evêque Vénère, Musée dressa un Lec-

tionnaire pour l'office de l'Eglise, qui servit beaucoup à instruire le peuple, et à faire l'office divin avec plus de majesté. Il y inséra des leçons tirées de l'Ecriture , avec des répons, des versets ou capitules des pseaumes convenables aux temps et aux leçons pour toutes les fêtes de l'année. Gennade ajoute que le mérite de cet ouvrage étoit généralement reconnu, parce que l'usage qu'on en faisoit, levoit toute sorte d'embar-

Tiii. h. e. 1. 16. ras et de retardement. ' Musée donna ainsi l'origine à ce que

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