RAY E N N E
et l'Abbaie de Lénas, assembleur» Goncile pour terminer cette affaire. L'assemblée^e tînt dans l'Eglise d 'Arles; et Ravenne présida à la tétede douze Evêques, sans y comprendre Théodore de lYéjus, el quelques autres qui s'y trouvèrent comme parties, ainsi <|ii<: lui.
Col-là tout ce que nous seavons de mémorable sur l'his- P. 1035. toire de Kavcnne. ' Ourlques-uns étendent son Kpiscopat jus-
r.aii.chr. nov. P. qu'en l'année 461, et lui font succéder Léonce. ' D'autres prétendent qu'il ne vécut pas au-delà de 45o, afin- de lui donner S. Augustal pour successeur immédiat. Nous laissons à d'autres à examiner cette difficulté qui n'est pas de nôtre sujet. Seulement nous observerons que parmi les Evêques du 1 Concile d'Orange en 441, il y avoit un Augustal, qui n'est pas sans doute celui que l'on donne pour successeur à Ravenne; mais qui peut être celui dont parlent les marlyro- Tiii. ibid, p. 8*3. loges, ' deux desquels le nomment Augustin et le mettent à Bourges. Un autre le met à Arles, où Augustal sera mort apparemment, et son corps y sera demeuré, lorsqu'il s'y rendoit pour quelque Concile sous S. Hilaire, ou sous Ravenne son successeur. C'est-là peut-être tout le fondement que l'on a pour compter un Augustal entre les Evêques d'Arles de ces temps-ci.
conc. t. 4. p. i Nous avons de Ravenne laletre circulaire qu'il écrivit pour la convocation du Concile d'Arles, au sujet du différend entre Théodore de Fréjus, et l'Abbaïe de Lérins, avec des fragments de celles qu'il addressa en particulier à S. Rustique de Narbone, et aux Evêques qui avoient été Moines dans ce Monastère, pour les y inviter. On y trouve de grands traits de pieté et d'une sollicitude vraiment pastorale. Le fragment de celle à S. Rustique est fort honorable à la mémoire de ce grand Evêque. 11 ne nous reste rien ni des autres letres que Ravenne a écrites en de semblables occasions, ni de celles qu'il avoit adressées à S. Léon, et qui paroissent par les réponses de ce Pape avoir été en assez grand nombre.
Tin. ibid. p. 84b.i ' Il y a des Ecrivains qui ont cru que la vie que nous avons 99 "Sot vir' iU" c' ^e S* Hilaire d'Arles , étoit l'ouvrage de Ravenne , parce que dans ce manuscrit elle porte le nom de Révérence ou Rivèrent. Mais en attendant que nous en disions davantage sur ce sujet, en parlant de S. Honorât de Marseille, qui est Tiii. ibid. 1 1. 12. le véritable Auteur de cette vie, nous pouvons assurer ' après p- *484' M. de Tillemont qu'il est certain qu'elle n'est pas de Ravenne.
1023. 1024. | Anlel For. p. 211. 214
i.\ ÊQWE D'Ali LES. 381
Les preuves s m prennent «le l'ouvrage même. Oite vie L,„ , , 240 parie des successeurs du Saint, comme \ en aiant ru plus '■ -! d'un, ci de Ravenne en particulier, on lui donnant le v.-m.-u, it titre tic Saint. D'ailleurs clic ne fut écrite qu'un tempe considérable après la mort de S. Hilaire, lot annorum spatiis cvolutis : au lieu que Ravenne esl mort avant l'an 101 , dit à onze ans après S. Hilaire. 11 paroît donc constant que Ravenne êtoit mort, lorsque l'ouvrage qu'on lui attribue fut composé.