‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 199 sur 384 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

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RÀVENNE,

Evêoue d'Arles.

Lw, t. i. p. 7«. ' i>avj:nni: ('toit d'abord Prêtre sous S. Ililaire Eveque

c- il- Il d'Arles , dont il fut ensuite le successeur. On ne peut

guêre9 douter qu'il n'ait été de celte célèbre communauté ,

que S. Ililaire avoit formée dans sa ville Episcopale, comme

nous l'avons dit; et l'on peut juger par -là quelle fut son

éducation. Le S. Eveque paroît avoir fait une estime toute

particulière de lui en toutes les occasions importantes. Dans

son fameux différend avec le Pape S. Léon, il le députa à

cp. 36. 37. p. Rome, ' où il acquit l'estime de ce Pontife a par la douceur

Ïk38 et la sainteté de ses mœurs. Et avant que de mourir, b il le

»> P. 746. c i9. désigna pour son successeur, suivant la révélation qu'il en avoit

reçue de Dieu.

ep. 36. p. 505. ' Ravenne élu en conséquence par le commun consente-

ment du Clergé et du peuple pour Evoque d'Arles, fut sacré par douze Evêques entre le 5e de Mai que nous avons marqué être le jour de la mort de S. Ililaire, et le 26e d'Août 449, qui est la date de la réponse de S. Léon à ceux qui lui avoient mandé son élection. Ravenne se trouvoit très -propre à être l'ornement et le soutien , non seulement de l'Eglise d'Arles , qui étoit alors une des principales des Gaules , mais ep. 37. p. 506. même de toute l'Eglise. ' Il étoit fort instruit des règles de la discipline, capable d'assister un grand peuple par ses luep. 36. p. 505. mieres, et de l'animer à la vertu par son exemple. ' D'ailleurs s'il se faisoit aimer par sa modération et sa tranquillité, il ne se faisoit pas moins estimer par la vigueur avec laquelle il soûtenoit son ministère. Des talents et des mœurs si dignes de l'Episcopat avoient toujours fait désirer au Clergé , à la Noblesse , et au peuple d'Arles , d'avoir Ravenne pour Evêep. 37. 38. p. que. ' Après sa promotion il en écrivit à S. Léon par quelques 506. 507. Ecclésiastiques de son Eglise qu'il lui députa,

ep. 37. p. ooo. 'S. Léon apprit cette nouvelle avec joïe, tant à cause de

l'élévation de Ravenne qu'il aimoit, qu'à cause de l'avantage qu'en pouvoit tirer l'Eglise d'Arles. En lui faisant réponse, il l'exhorte à répondre à ce que lui et les autres attendoient

i;\i:n. I'. irAUM'.S. ,

et de sa Vfirtll il dfi M cap;u'it<- ; à observe ment lai

règles de L'Egli* ; - 1 a B'aeqnilet de son devoir avecvigH • p.wi. lance, el en même lemps avec une sage modération. ' 11 le n>. prie aussi d'avertir d'une chose les Evèques de toute la province: ' ce qui étoit l'en reconnottre Métropolitain. Ainsi il nu. h. b. Lis .-■mble que S. Léon avoit abandonné lui-même ce qu'il p." iâ! Voi'. l' *' avilit araonaé au préjudice de l'Eglise d'Arles sons l'Episcopat de S. llilaire. Qn ne srauroit dire précisément la raison qui l'obligea d'en user de la sorte. Peut-être le fit - il en considération de l'estime et de l'amitié qu'il avoit pour Ravenne; ou peut -être parce que les Evèques des Gaules étoient résolus de s'y opposer, malgré la loi de Yalentinien III; peut - être aussi parce que dans la conjoncture où se trouvni.niles choses en Orient, il ne jugeoit pas à propos de les presser d'une chose, qui au moins étoit certainement contre leur inclination.

Quoiqu'il en soit , le différend entre les Eglises d'Arles et de Vienne se renouvella à l'occasion ' de Fontée, que Ra- tai. ibid. venne ordonna Evèque de Vaison, peu de temps après qu'il eut été fait lui - même Evêque d'Arles. Nous en avons assez dit ailleurs sur l'issue de cette fameuse contestation. Quoique S. Léon eût confirmé en finissant cette affaire le droit de Métropole à l'Eglise de Vienne, il ne laissa pas de regar- Gaii. Chr. nov. der Ravenne comme Primat des Gaules en ces quartiers -là. '" ' p' 53"' ' Le fut à lui qu'il envoïa en 450 sa letreàFlaviensur fin- Léo, ep. si. p. carnation, avec quelques autres écrits, afin qu'il les communiquât à tous les autres Evêques. ; A ce sujet Ravenne assembla p. 579-582. en 45 1 un Concile de 44 Evèques, à Arles même comme il paroit. Ravenne y présida, puisqu'il y est nommé le premier, et avant S. Rustique de Narbone, qui étoit plus ancien que lui dans l'Episcopat. On y fit une letre à S. Léon pour approuver la sienne à Flavien ; et il n'y a pas de doute que nôtre Prélat n'y eût le plus de part.

' La même année S. Léon écrivit à Ravenne , pour lui ep. 76. p. 5-7. annoncer qu'il falloit faire Pâque Tannée suivante le 23e jour du mois de Mars , et pour le prier de le faire sçavoir aux autres Evèques. ' En 455 selon le P. Sirmond, a ou 454 suivant conc. t. 4. P. la remarque de M. de Tillemont, L ou même dès 450 ou 1°^ ibkl 45 1 , comme le prétend M. Antelmi , c Ravenne touché du f06^, For scandale que causoit le différend entre Théodore de Fréjus 216. 220'.

<= Conc. ibid. p.

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