S S. MAXIME
ni l'année 426 S. Honorai étant obligé do quitter son Monastère, pour aller remplir le SwgC Kpi-eopal d'Arles, ' il choisit Maxime, dont il avoit connu et éprouvé la vertu, pour le mettre à M place. Ba l'établissant Abbé, il lui donna \m régies qu'il falloit observer pour conduire ceux qui lui avoienl été confiés. ' L'honneur qu'eut S. Maxime d'être choisi pour remplir la place de S. Honorât, suffit selon la pensée de S. loucher, pour nous faire juger du mérite qu'il avoit acquis dès-ce temps-là. ' S. Sidoine le relevé comme une des plus brillantes lumières de Lérins, ' qui acquit sous sa conduite un nouveau lustre et une nouvelle splendeur. On ne peut avoir une idée plus magnifique ' de ce saint désert sous l'Abbé Maxime, que celle que nous en donne S. Eucher dans l'éloge célèbre qu'il en fit alors, et que nous avons encore. On y voïoit des Moines d'un mérite si extraordinaire, que les peuples les desiroient avec passion pour leurs Evêques. On y voïoit de saints vieillards qui y vivant comme des anachorètes de la Thébaïde, sembloient avoir fait de nos Gaules une
Tin. ibid. p. 395. autre Egypte. ' S. Hilaire étoit du nombre de ces saints solitaires; et ce fut sous S. Maxime qu'il acheva d'acquérir cette parfaite vertu, qui le rendit digne de succéder à S. Honorât.
Lerin. ibid. p 115. ' S. Maxime fut Abbé de Lérins sept ans entiers. a Comme
ibid." p. 395. 39s! sa vertu éclatoit de toutes parts, plusieurs villes le demandoient pour Evêque. Il ne put éviter qu'avec beaucoup de peine d'être chargé vers l'an 432 de la conduite de l'Eglise de Frejus. Car après la mort de S. Léonce elle voulut avoir nôtre Saint pour la gouverner ; et il paroît par le récit de Fauste qu'il fut élu canoniquement, en sorte qu'il ne res-
Lenn. ibid. toit plus qu'à l'ordonner. ' Mais si-tôt que S. Maxime eut
appris ce qui se passoit, il en fut extrêmement affligé, et se cacha si bien, qu'il ne fut pas possible de le découvrir. Dieu le reservoit pour l'Eglise de Ries sa patrie, qui peu de temps après aïant perdu son Evêque dont on ignore le nom, députa au Saint pour le supplier de venir remplir sa place. Il s'enfuit encore à cette nouvelle; et pour se mieux cacher il se mit sur mer, et s'en alla hors des Gaules. Sa fuite ne servit qu'à faire connoître de plus en plus combien il étoit di-
p- 118- gne de l'Episcopat,' et à redoubler l'ardeur que son peuple
avoit pour lui. On fut plus heureux à le chercher que la pre-
p- 122- miere fois; et lors qu'on l'eut trouvé,' l'on se saisit de lui,
iibid' ibid396 Tl11' et ma^r^ sa résistance on le sacra aussi-tôt Evêque. ' Cela se