EVÉQUE DE H IIS
V SIECLK.
fit Tan 433, on 134; puis qa'aSmnt élé établi Abbé en 426, iJ le lui scjii ans entiers.
S. Maxime lit monter av< c lui toutes les vertus sur le Larto. t «. p. iik. thrôoe Bpiseoptl. Nous trouvons peu de ses autres aeiious. '" On croit one c'est le même «que l'Evéque Maxime qui Bâtiefta uo. t. î.p. tsd.i avecS. Ililaire d'Arles a la mort (le S. Caprais, le père spi- T,1L lb,,L p< rituel de tous les solitaires de Lérins. 'Le 29e de Novembre tui. ii»<i. i Gaii. 130 il souscrivit an Concile, que le même S. Hilaire alla tenir ™ï'. m " ' p" à Rie», Deux ans après en 441 il se trouva au premier Coneilc d'Orange. On ne doute pas que ce ne soit lui qui est marqué entre ceux qui en 449 ou 450 écrivirent à S. Léon, et à qui ce Pape adresse sa 109e letre au sujet du différend entre les Eglises d'Arles et de Vienne. Il fut aussi un des 44 Evoques tiaulois qui souscrivirent la letre Synodique à S. Léon en 451 , pour approuver celle de ce Pape à Flavien. C'est encore sans doute nôtre Saint qui prit part dans le différend que Fauste , son successeur dans l'Abbaïe de Lérins, eut avec Théodore de Fréjus, et qui se trouva au Concile d'Arles tenu sur ce sujet vers l'an 454 ou 455.
'Il y a bien de l'apparence qu'il ne vécut pas long-temps tui. aa. depuis. ' Il mourut le 27e jour de Novembre avant a l'an 462 ; Lerin. Ond. p. i«. car on trouve en cette même année un Fauste Evêque dans îot£nc ' p' les Gaules; ' et l'on croit que c'est celui qui a été successeur Nor. ibid.p. 269.1 de S. Maxime à Ries comme il l'avoit été à Lérins. a Son » Lerin .'tbid. corps fut enterré dans l'Eglise de S. Pierre, qu'il avoit fait bâtir, et qui avoit pris son nom avant que le Patrice Dyname écrivit sa vie vers la fin du VI siècle. ' C'est aujourd'hui la ca- Gaii. chr. u>id. thédrale dont il est patron avec la Sainte Vierge.
Nous avons peu de connoissance des ouvrages de S. Maxime, quoiqu'on ne puisse guéres douter qu'un Evêque aussi instruit et aussi appliqué qu'il étoit au gouvernement de son peuple , n'ait fait beaucoup de sermons ou d'homélies pour son instruction. On le croit auteur de quelques-unes de Du Pin, buu. 1. 4. celles qui ont été imprimées sous le nom d'Eusebe d'Emese ; p' 'quoiqu'on n'en ait point de preuves particulières. Seule- nu. ma. p. 410. ment ' le titre de la 15e qui est la 4e sur le saint jour de Pâque, Emiss. P. 204. 2. l'attribue au bienheureux Evêque Maxime. ' Mais on juge tui. iud. que cette homélie est peu de chose , que le style en est médiocre et même affecté. ' Savaron cite la seconde sur le même su. car. not. p. mystère, qui est la 13% en l'attribuant à nôtre S. Prélat; 'et c3a'Ve,P. 23-. -
V SIECLE
36G s. MA XI ME EVE QUE DE RIKS.
il semble qu'il j a des éditions <|ni portent que la 1-' et les
■nu. ii.i.i. trois suivantes son! d'un même auteur. 'Cela ce^endanl ne ifi
trouve point dans Sédition de Paris en l.:>i-7, ni dans1 celle de
un Kn, ii.i.i. p. II)/.'». M. Du Pin attribue la lrr et la $• de ces homélies à Cod reg.wp. ap. ^ Gésairce, «•! la seconde à Fauste. ' Lié premier des quatre wr- *H*< iimns qui portent le nom de Pauste dans le recueil d<-s règles
l'ail au IX siècle par S. Benoit Abbé d'Anianc, pârott convenir moins à Fauste qu'à S. Maxime son prédécesseur. L'Auteur y exborte ses auditeurs à imiter les vertus dont leur Père mort depuis peu les avoit laissé héritiers, comme étant ses disciples t-t ses enfanls. Supposant que le sermon ait été fait à Lérins, cela s'entend naturellement de la mort de S. Honorât Fondateur du Monastère ; et il n'y a que S. Maxime qui se soit trouvé dans l'occasion de parler delà sorte, comme nous le ferons voir sur Fauste.
Préfet des Gaules.
su. 1. s. ep. io. ' jy ri se us Valerianus étoit d'une famille Patricienne, ?ar348.'v. i. 2. Jtqui avoit d'illustres alliances. 'Il se trouvait parent de 295h' ad Val' p' 1 EmPereur Avite, ' et de S. Eucher Evêque de Lyon; carie portrait que ce Saint fait de son parent , et celui que S. Sidoine nous trace de Prisque Valérien , ne permettent guéres de douter que ce ne soit la même personne. Valérien avoit un père et un beau-pere, l'un et l'autre élevés aux premières dignités du siècle. 11 soutint lui-même dignement tous ces honneurs domestiques et par les grandes charges sid. î. s. ep. io. qu'il exerça , et par la gloire qu'il y acquit. ' 11 fut Préfet p' du Prétoire des Gaules avant l'an 456 ; et tant par cette hau-
car. s. v.i. te dignité, que par ses rares qualités personnelles, il devint
Euch. ibid. l'ornement de son siècle. '11 avoit du génie, de l'éloquence,
et un naturel si heureux, qu'il pratiquoit de lui-même presque tout ce que la religion nous enseigne pour le règlement de nos mœurs, id. 1.5. ibid. Non seulement 'Valérien étoit éloquent; mais aussi il
aimoit tellement l'éloquence chez les autres , qu'il donna sa fille en mariage à Pragmace, particulièrement à cause qu'il
étoit
\ \u:hii:.\ préfet des gaules, aei
eioii éloquent el habile, quoiquil ne laissât pas d'avoir de la
naissance el des biens considérables. 'A tout cela il joignoifl car. 8. v. .-,. n. une érudilioD et une solidité d'esprit pour juger des ouvrages
des autres (jui le faisoient passer poui un des plus beaux esprits tic sÔé temps. Mais cette érudition etuit une érudition tout*- profane; 'el il pareil même par la manière Ench. p. 295-207. que lui parie S. Eucber, qu'il n'étoit pas Chrétien. ' Il passoit p. 305. presque tout son temps à lire les Philosophes, 'et s'amusoit à p.306. recueillir leurs plus belles maximes.
' S. Eucher, qui lui étoit encore plus uni par les liens de P. 295. la charité, que par ceux de la chair et du sang, et qui l'aimant comme un autre lui-même, souhaitoit de lui procurer le même bonheur auquel il aspiroit, c'est-à-dire la possession du souverain bien, lui écrivit l'excellente letre que nous avons encore. 'C'était en l'an de Rome 1185, qui est lié avec l'an- Ench. ibid. p. née 132 de nôtre Ere vulgaire. ' S. Eucher n'oublie rien pour J; 20rrendre Valérien sensible aux intérêts de son ame et le dé- p. 30e goûter de la fausse sagesse de ses Philosophes , à laquelle il oppose avec avantage la vraie sagesse du Christianisme.
M. Godeau , qui croit que ce Valérien est le même que Cod. an. 441. P. S. Valérien Evêque de Cémele. suppose par conséquent que 263 Dieu se servit de cette letre de S. Eucher pour opérer la conversion de son parent , qui fait le sujet de cet article. Mais il n'y a nulle apparence que S. Eucher eût la consolation qu'il souhaitoit, de lui voir quitter le monde. 'Il paroît au sid. «t. 8. p. contraire y avoir été encore fort engagé, lorsque S. Sidoine, 14' depuis Evêque de Clermont , lui adressa le panégyrique de l'Empereur Avite, 'fait seulement en 456 après la mort de tui. ibid. S. Eucher. Or il y avoit déjà plusieurs années que S. Valérien etoit Evêque de Cémele : ce qui suffit pour distinguer ces deux Valériens, comme nous faisons.
' Erasme dans les scholies sur la letre de S. Eucher à son Euch. ibid. p. 310. parent, dit qu'il paroit assez clairement par un endroit de cette letre , que Valérien a écrit des Annales de l'Empire Romain. En effet, 'S. Eucher lui parlant de l'accroissement p- 303.304. de ce vaste Empire, depuis ses premiers Rois jusqu'à Auguste, ce qui dans les desseins de Dieu devoit servir à répandre partout la Religion Chrétienne, il lui cite une époque prise de ses propres ouvrages. Itaque, lui dit-il, ut tua apud te proferam cum ab orturegnihujus centesimuset octogesimus quintus fere