VALÉRIEN: PHEFET DES GAULES
supvà milleahmtm vcrlaturannm ; qmdqutd vel su h illapri* mum dominatione regum V9tusta> etc. Il est cciinin que cet endroit ne permetpas de douter que Valérien n'ait éorit au moins quelque histoire, où il comptoit les années (>ar celles de la fon-
Sid. i. 5. ep. m. dation de Rome. 'Savaron ajoute que cette histoire de Va-
"'"■ p" !1 ' lérien esl citée par Evagre, et par Jornandes dans celle qu'il i.i.c.iT. 1 1. a composée des Gots. 'Evagre parle effectivement avec
t. c! àï.' p! hsî beaucoup d'éloge d'un Prisque Rhéteur, qui avoit écrit après
283. 295. 308. Zosime l'histoire de l'Empire. Prisque y trailoit en particulier des conquêtes d'Attila Roy des Huns en Orient et en Occident , et conduisoit son ouvrage au moins jusqu'à la mort de ce Prince. On y trouvoit , au jugement d'Evagre, de grandes recherches , beaucoup d'exactitude , de discernement et d'élégance. Le temps auquel Evagre rapporte cet Historien , et l'éloge qu'il en fait , conviennent fort bien à Prisque Valérien, dont nous parlons. Toutefois, nous ne croïons pas que ce soit lui, sur ce qu'Evagre ne paroît citer que des Auteurs Grecs. Ainsi il y a de l'apparence que le Rhéteur Prisque, dont il parle, étoit plutôt Grec que Latin.
jom. c. 34. p. 'C'est ce que Jornandes semble confirmer, en disant que ce Prisque fut envoie en Ambassade vers Attila , de la part de Théodose le jeune Empereur d'Orient. D'ailleurs l'histoire qu'Evagre et Jornandes citent de lui, ne fut écrite qu'après la mort d'Attila, c'est-à-dire après le milieu de ce siècle : au lieu que celle de Prisque Valérien étoit connue vingt ans auparavant dès 432.
perae. vet. not. p. ' Melchior Goldast tire du même endroit qu'Erasme , que Valérien a écrit des livres d'histoire depuis la fondation de Rome jusqu'à son temps. Mais c'est vouloir deviner que d'avancer de semblables conjectures. Il est encore moins
p • 18-20. fondé ' à ne faire , comme il fait, qu'une même personne du
parent de S. Eucher, de Prisque Valérien et de S. Valérien Evêque de Cémele.
sid. car. 8. v. 3. 'La manière dont en parle S. Sidoine fait juger , que Valérien joignoit aussi la qualité de Poète à celles de Philosophe et d'Historien. Voici comment il s'explique à son sujet i6. en lui dédiant le Panégyrique de l'Empereur Avite, ' et le
priant de le condamner au feu , s'il ne le jugeoit pas digne de son approbation.