‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 211 sur 384 · I CONCILE DE TOURS · texte numérisé non relu

I CONCILE DE TOURS

es Evoques Léon de Bourges, Germain de Rouen, conc. i. *. P. Victoire ou Victure du Mans, Eusebe de Nantes, l053, Amandin de Châlons sur Marne, Athénie de Rennes, Mansuet Evêque des Bretons, el Vénérând dont le Siège n'est pas marqué, ' s' étant trouvés à Tours, pour célébrer la fête p. km». de S. Martin, le 11e jour de Novembre, et '"aïant à leur tête p. 1053. S. Perpétue Evêque de la ville, 'jugèrent à propos de faire p.1050. quelques règlements en faveur de la discipline de l'Eglise. Ils s'assemblèrent donc en Concile le 14e ou le 18e jour du même mois sous le consulat de Sé\erin, 'c'est-à-dire l'an 401 , p. 1053. 1 tui. ir. plutôt qu'en 482. auquel on trouve un autre Séverin Consul. E- *■ l6- ''• "-■ Dans cette assemblée les Évoques considérant qu'une longue conc. p. 1050négligence avoit altéré la discipline en divers points ; et vou- i^iii'.'iiV. '.' 9'. lant la rendre à l'avenir plus conforme aux préceptes del'Evan- p- 483-489. gile, à la doctrine des Apôtres, et aux décrets des Pères, sans songer à examiner et à punir les fautes que l'on y avoit faites par le passé, ils dressèrent treize Canons qui sont venus jusqu'à nous. Ils regardent presque tous des points de discipline, déjà décidés dans d'autres Conciles, nommément dans celui d'Angers dont on a parle.

' Les Evêques du Concile finissent ces décrets . en disant p. 1052. qu'ils espèrent de la miséricorde de Dieu , par l'intercession de S. Martin, qui est si puissante auprès de lui, que l'on observera ce qu'ils viennent d'ordonner. Us marquent aussi qu'ils s'assurent que leurs confrères absents voudront bien y consentir et le confirmer, puisqu'ils n'ont, rien ordonné qui ne soit conforme à l'autorité des Pères. ' Ces décrets furent p.i«3.

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en effet envoies à Talase Evoque d'Angers, qui les confirma Tiii. i>. ioi. par sa souscription. I In peut présumer la mêmechose des autres Evéques de In province de Tours, quoique leurs noms n'y paroissenl pas.

i». 399. 'On a quelque suiel <le s'étonner de voir dans lessouscrip-

Conc. i. i. p. lions de ce Concile, Victoire Evêque du Mans avant deux Métropolitains, Léon de Bourges, que nous avons déjà vu présider au Concile d'Angers, et Germain de Rouen, avant lequel se trouve aussi Amandin de Châlons sur Marne. Tiii. ih. p. 399. Mais e'etoit assez l'usage comme on le voit par les Conciles des Gaules, que le rang des Evoques y suivoit le temps de leur ordination, ou au moins qu'il étoit assez peu réglé. Ces raisons sont préférables à celle qu'on pourroit encore apporter de ce renversement de souscriptions, en disant que les copistes auront changé ce qu'ils ont trouvé dans les pre- Conc. p. 10.-J3. miers originaux. ' L'Eveque Vénérand dont le Siège n'est pas marqué, ne souscrivit point le Concile, quoique présent, parce qu'il avoit perdu la vue. Mais le Prêtre Jocondin signa pour lui par son ordre.

ibu. ' La souscription de Mansuet Evoque des Bretons est remar-

Tui. p. 4oo. quable, ' en ce qu'elle nous fournit le premier monument ecclé-

siastique, que l'on trouve de l'établissement de cette nation dans les Gaules. On sçait assez que les Bretons sont ceux qui aïant abandonné la Grande-Bretagne à cause des Barbares qui la ravageoient, passèrent dans les Gaules, et vinrent peupler l'Armorique qui dans la suite a pris le nom de petite-Bretagne, comme la Grande s'est aussi appellée du nom des Anglois qui l'ont peuplée.

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