‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 218 sur 384 · I-. m. pies. Mais aliu que sou ami en prît par lui 'même une · texte numérisé non relu

I-. m. pies. Mais aliu que sou ami en prît par lui 'même une

coimoissance plus parfaite, il le renvoie aux écrits de ce

saint Docteur sur ces matières.

tpo. pp. i. i.c. '(L'Auteur de l'Apologie des Pères, qui écrivoil en 5* p' ,9 1654, dit qu'il avoit paru depuis peu une traduction fran-

çoise de cette letre à Rufin, avec le texte original. Comme nous n'avons pu voir cette édition, nous n'en saurions marquer autrement l'époque.

Pros. ae ing. p. 3°. ' Le poème de S. Prosper contre les Ingrats fut nmil05"i9°- posé vers le même temps que la letre à Rufin, et assu-

rément avant la mort de S.Augustin, c'est-à-dire la fin v. 90-98. d'Août 430. 'C'est ce qui paroît par l'éloge magnifique

p. io5. îoG. us. qu'en fait S. Prosper dans cet ouvrage. ' L'Auteur a mis à la tête deux petites préfaces, ou il découvre son dessein. Dans l'une il déclare qu'il écrit contre ceux qui s'élevoient d'une fausse vertu, afin que ses Lecteurs apprissent à ne pas nier les dons de Dieu, et à ne pas devenir rebelles à la grâce en voulant trop défendre le libre arbitre. Dans l'autre il dit qu'il a entrepris un ouvrage si difficile et si épineux par l'amour qu'il a pour les Fidèles ses frères, afin de répandre dans leur ame une sainte ardeur pour la vérité, d'empêcher qu'ils ne fussent séduits, et de leur apprendre d'une manière vive p. iû6. et agréable, que la grâce est la cause et non l'effet

de nos mérites:

Scd bon;i qiue tibi sunt . operaste fatebere Christo, Non esse ex merito sumta. sed ad inerituni.

rai. ib. On voit par ces deux petites préfaces, comme par

toute la pièce, que S. Prosper désigne clairement les Sémipélagiens. 11 les nomme Ingrats, d'où le poëme a pris

S. PROSPER. ;si

S vlllll

son titre. Ce poème contienl mille l'ers tous hexamètre -.m- \ comprendre la petite préface en vers élegiaqu* qui est à la tête, el l'exorde de la pièce que noua comptons pour la seconde petite préface.

C'est loin rage le plus considérable de S Prosper, h \ntei.doop i dû l'on voit davantage la force ri la beauté de son ge- "' il7, nie. Tout y est grand ci élevé, li^ sentiments, lus pensées, les expressions mêmes et les paroles ; quoiqu'il tui. a>id. p. n. traite une matière peu capable du feu et de la liberté que demande la poésie. « Cet excellent ouvrage de S. Prw. de ing. an» Prosper, dit Monsieur Godeau dans une de ses approbations, csi l'abrégé de ions les Livres de S. Augustin , et contient les pins fortes raisons que cet admirable Docteur emploie pour défendre la foi de l'Eglise, soit contre les Pélagiens en général, soii contre Julien en particulier. Les expressions en sont merveilleuses; il y a sujet en beaucoup d'endroits de s'étonner comment ce Saint a pu accorder la beauté de sa versification avec les épines de sa matière. Il y représente sans flatterie l'état honteux de la corruption de l'homme par le péché , et la grandeur des ruines de ce chef-d'œuvre des mains de Dieu. Ce qui sert d'un inviolable fondement pour établir la nécessité de la grâce d'un Redemteur qui délivre les captifs , et non qui se contente de faire l'office d'un législateur, ne donnant que des exemples et des préceptes. »

Ce qu'il y a encore d'assez surprenant dans ce poème, Ayant, pr. c'est de \oir que l'exactitude pour les dogmes de la foi y soit si régulièrement observée, malgré la contrainte des vers et la liberté de l'esprit poétique, el que l'on y trouve des vérités représentées avec les ornements naturels de la poésie, c'est-à-dire avec des charmes et une hardiesse également agréable et ingénieuse. En un mot

ilest étonnant qu'un sujet si sublime, si abstrait, si Baiu. 25. Juin. p. protond, ait pu prendre entre les mains d'un poète un tour aussi aisé et aussi heureux que celui que S. Prosper lui a donné. L'on remarque néanmoins qu'il Jug. des >av. pos. s'y est glissé quelques fautes de quantité ou de proso- lat' p" ,1"' die; mais on avoue aussi que S. Prosper a beaucoup moins fait de ces sortes de fautes que tou* les autre; poètes de son temps.

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r Via, '"ii.

Outre les divers recueils el les différentes éditions «les (i-iivrcs de S. Prosper où se trouve le poërae contre les syii. pool ingrats, il fut imprimé l'an 1560 en un volume in

avec le traité du péché origine] el du libre arbitre paj les soins de Flacius lllyricus. H fut encore imprimé à l aris chez la veuve Martin Durand l'an 1647 en un volume in i". avec l'excellente traduction françoise en prose THi.uud. p. ii. et en vers, qu'en iii M. de Saci et que l'on juge com- Pros. p. io3-io6. parable à l'original, lui I7(K> M. Steyaert Docteur el Professeur Royal à Louvain le publia de nouveau avec des noies de sa façon, que l'on a insérées dans la dernière édition de ce même poëme parmi les autres œuvres de S. Prosper. La traduction de ce poëme en vers et en prose par M. de Saci fut réimprimée à Paris chez Guillaume Desprez el Jean Desessarls l'an 1717 en un volume in-12 , dans lequel on a ajouté une traduction de la letrc à Rufin, et un abrégé de toute la doctrine de S. Prosper touchant la grâce et le libre arbitre, tiré de ses ouvrages.

p 191-200. 4° ' On met à la suite du poëme contre les ingrats

deux épigrammes de S. Prosper contre un censeur jaloux de la gloire de S. Augustin ; et l'on y joint Pépitaphe des hérésies de Neslorius el de Pelage, à cause de l'affinité qu'ont ces trois pièces avec le poëme précédent, par rapport à la matière. Les deux épigrammes ont été détachées des autres du même auteur, et paraissent avoir Antei. ibid. p. «9. été faites du vivant de S.Augustin. Ainsi' si elles attaquent Vincent de Lerins , comme le prétend M.Antelmi, ce n'est pas en conséquence de son Mémoire, qui ne fut Merc. t. 2. p. 96. fait qu'en 434. 'Quelques - autres croient qu'elles sont Tiii. ibid. contre Cassien ; ' mais il ne paroît nulle part que cet

p-os. p. i9i-294. Abbé ait rien écrit directement contre S. Augustin. ' 11 est visible que S. Prosper agit contre un auteur dont on disoit qu'il paroissoit un livre, qui attaquoit la | mémoire de S.Augustin, mais qui n'étoit pas encore venu à la connoissance de S. Prosper. Ce pourroit fort bien, être l'auteur des objections qui portoient le nom des Gaulois, et qui aïant paru dès le commencement de l'an 430, furent réfutées par S. Prosper sur la fin de la même année f ou la suivante, comme nous dirons bien-tôt. En attendant cette réfutation nôtre Saint lui répon-

dit par avance en ces deux épigrammee. Le P. Garnier reul j .,i. douter si ellea sont de S. Prosper; mais il n'en donne nulle nu raison 1 el n'en a aucune. Le vénérable Bede cite sous le Bej.im.i. i i 10 lutin de Prosper l'Orateur ou le Rhéteur, celle qui commence par ces mots. Contra Auguttinum, et qui est la seconde.

Pour ce qui est de l'épitaphe des hérésies de Nesto- Pro§. p.i9i is rius el de Pelage, elle fut faite après le Concile d'Ephese qui condamna Nestorius en 431. ' S. Prosper y proi. p. 197-soe montre la conformité qu'il \ a entre ces deux héri sies, en ce que Tune vouloil que J. C. eût acquis la divinité par son travail et par ses mérites, et que l'autre disoit la même chose de la justice des Fidèles. C'esl pourquoi il dit que celle de Nestorius étoit la mère de l'autre . parce qu'elle combattoit la grâce dans le chef, comme celle de Pelage dans les membres ; quoique d'ailleurs elle en fut la tille, comme aïant paru la dernière.

Le P. Garnier a prétendu que cette pièce n'est point Aotei.ibid.MU. de S. Prosper ; mais M. Antelmi réfutant ses raisons , prouve le contraire , conformément à la tradition. Cette épitaphe et les deux épigrammes , qui la précèdent , ont été traduites en prose et en vers iïançois . par le même poète qui a traduit le poëme contre les ingrats, a la suite duquel elles sont placées.

5°. Nous interrompons l'ordre chronologique des ou- \ rages de S. Prosper, pour parler de ses autres poèsi

Elles consistent en cent six autres épigrammes, sans y corn- Pros. p. 613-680. prendre la petite préface. Ce sont autant de vérités et de sentences tirées de S. Augustin , comme porte le titre. 'D'abord il mettoit ces sentences en prose, puis il les p. 6ii. eu. tournoit en vers, non-seulement pour s'exercer à la versification, mais encore pour se les rendre plus familières, el pour les mieux imprimer dans la mémoire de ceux qui font leurs délices de l'élégance de la poésie. 'Quand Antei. ibkLp us. tous les manuscrits, toutes les éditions, et la suite de tous siècles ne donneroient pas cet ouvrage à S. Prosper, on ne sauroit se tromper à le lui attribuer. On l'y reconnoît à chaque vers , et sur - tout à l'application qu'il y apporte à expliquer ou à défendre les vérités de la grâce du Sauveur. « Ce n'est point notre ouvrage, dit S. Prosper lui- Pros. appr.p.613. « même : c est une rosée qui vient de celui qui lit autrefois

\ Ni l.l. Ll

384 s. nw)sm;i;

« couler les eaux d'une roche sèche. La foi exprime dans a fi'> vers ce que la pieténous a enseigné el nous fait aimer. « Je les ai faits pour exercer mon espril dans la parole Ba- « crée, el pour nourrir mon Aine du pain céleste. »

Les anciennes éditions des Oeuvres de S. Prosper ue marquent (|u<' (.)7 épigrammes; mais ta nouvelle édition de 1/11 de Laquelle nous nous sommes servis, en compte cent-six, parce qu'elle en divise plusieurs en deux: et la

epi. «... 66. p. dernière en cinq à six. ' II paroît en deux endroits cornbattre les Eutychiens . qui nioient que la divinité du Verbe se fûl unie à nôtre chair, et que le corps de .1.

p. 613-611 G. fût consubstantiel au nôtre. De-là on conjecture avec

fondement que cet ouvrage n'a été l'ail que vers le temps

Bib.cas.nen. du Concile de l lalcedoine qui se tint en 451. Ces épigrammes de S. Prosper fuient imprimées à Turin , a\c< le commentaire latin d'un Anonyme, en un volume in 4° sans nulle date. Mais l'édition est certainement faite avant la fin du XV siècle. Elle porte pour titre : Traité de la vie contemplative et humaine tour haut tes sept vertus, les trois théologales et les quatre cardinales. On ne sauroit dire ce qui a déterminé l'éditeur à donner un tel titre à ce recueil. Peut-être en aura-t-il formé l'idée, sur ce que dès-lors on attribuoit à S. Prosper les livres de la vie contemplative, qui sont de J'Abbé Pomere, comme nous le montrerons dans la suite. Le dessein de l'ouvrage qui fait le sujet de cet article , est pour faire voir comment on doit éviter le jugement erroné des hommes. C'est ce que porte l'addition que l'on a faite au titre. Après

Murât, ai.ee. i. i. quoi on lit les vers suivants, qui ' paroissenl être d'un

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ancien auteur, et que M. Muratori a lait réimprimer sur un ancien manuscrit , où ils se trouvent à la fin des épigrammes de S. Prosper.

iïœc Augustinî ex sacris çpigranimata dictis . Dulcisono rhetor componens carminé Prosper, Versibus hexametris dépinxit pentametriscnie, Floribus ex vafiis ceu fulget nexa corona. Unde ego te, lector, religisqui sut) hœc Sedulus, oiu Intentas adhibere sonis cœlestibus aures. Istic nam invenies . animum si cura subintrat, Maxime quid doceant sanctae moderamina legis

Observare

s. prosper. awa

oiisi'i mut liomiiiis. vel <|iiitl vitare aub astra, Sidercum cœll cupiunl qui ecaadcrc fegauai.

On trouve une autre très -ancienne édition de ces «''pi- bu>. s. snip. fct. grammes, faite à Rome par Aldus, à (a suite de Prud i en un volume in i" sans date; mais l'année L501 se trouve marquée dans l'exemplaire de la Bibliothèque du Aatican. Depuis, Jean Susenbelh les inséra dans le premier syii.poô. livre de son École Chrétienne, imprimée à Basleen 1539 et 1541 en un volume in 8°. Elles furent encore réimprimées au même endroit et en même \olume avec Je poème de Sédulms sur Pàque : mais on n'en marque pas l'année : et depuis avec l'Anthologie sacrée de Jacques de Billi chez Jacques Chouet l'an 1591 en un volume in

Toutes les poésies de S. Prosper furent imprimées en- iwd. iFab.wb.iat semble avec celles de S. Paulin de Noie et de quelques- app,p' autres, par les soins de Pulman à Anvers chez Christophe Plantin l'an 1560 en un volume in 10. Georges Pabricius les inséra ensuite dans son recueil des poètes;

et celui qui a pris soin de dresser le Chorus poëtarum, les Chor. jtott. t. i. mit dans la seconde partie de son recueil.

' 6°. ïjx réponse pour saint Augustin aux objections des Pros. p. 205-22*. (îindois qui répandoient des calomnies contre la doctrine de ce Saint , a été faite , comme nous l'avons déjà remarqué , après la mort de S. Augustin, ou à la fin de l'an 430, ou l'année suivante. ' S. Prosper j'apporte chaque objec- c. 11.1-2. tion l'une après l'autre, et y répond de même. ' A ces Pros. p. ïio-±n. réponses S. Prosper joignit 15 sentences qui contiennent 203-204/ pr" P' une simple exposition de ses sentiments conformes en tout à ceux que S. Augustin avoit établis dans ses ouvrages.

7°. ' La réponse pour la doctrine de S. Augustin aux objec- p. 3S7-2«. tions de Vincent, parut vers le même temps , ou peu après la réponse aux articles des Gaulois. Ce que ceux-ci avoient tâché de faire contre S. Augustin dans leurs 15 articles, Vincent essaïa de le faire contre S. Prosper

par 16 propositions qu'il jetta dans le public; ne rou- Obj. vinc. pr. p. gissant pas d'assurer que la doctrine de ce Saint étoit telle qu'on la voïoit dans cette lis'1 diabolique, comme notre S. la qualifie lui-même. Cette doctrine prétendue n'étoit cependant qu'un tissu de calomnies gros- Tome 11. C c c

:w« S. PKOSPKK.

\ SIECLE

p. i. s. i. s. 9.H. sierement Imaginées , et les objections 'le Vincenl n <- "; toienl presque qu'une répétition rude et Importune des

articles des Gaulois. La réponse que le Saint avoit publiée ir. p. 8*7. «8. contre les uns, auroil snlii pour réfuter les autres, Il voulut bien néanmoins entreprendre un nouvel ouvrage . p1 répondre sur chaque objection . afin de fermer la bouche au\ calomniateurs , ei instruire ceux don! on avbit dessein de lui attirer la haine, en leur metlanl sous les \eu\ nue profession de la loi qu'il défefldoil contre les Pélagiéns sur l'autorité du S. Siège* Ceux qui croient que Vincent de Lerins a l'uil -on Mémoire contre S. Augustin et ses Disciples . croient aussi qUe les objections dont nous venons de parler sont de. lui. La conséquence est fort juste , si le principe est bien vrai. Mais nous croïons avoir montré ailleurs , qu'il n'y a point de preuve claire et évidente pour juger Vincent de Lerins coupable iïuu si grand crime. Ainsi nous ne voïons rien qui empêche de dire que ces objections sont d'un autre Vincent Prêtre dans les Gaules , duquel nous parlerons dans la suite.

Pro.-». p. 341-256. 8°. 'Là répOUSC JJOI/r S . AlHJUSlin flU.r Cil Idils t/nr rcu.i

île (îennes ! avaient etwûiés à S. Prosper , suivi! d'assez prêta réponse aux objections de Vincent. Ces extraits sont au nombre de neuf, et regardent particulièrement !a

doctrine des livres de la prédestination des Saints et du don de la persévérance . desquels ces extraits sont tirés : \i1^ 7 premiers de l'un et le 8e avec le 9e de l'au-

p. 239.240. ire. ' On croit que les Génois agirent en cela de bon-

ne foi, et qu'ils envoïerent ces extraits à S. Prosper, non pour décrier la doctrine de S. Augustin , mais pour avoir l'éclaircissement des difficultés qu'elle leur avoit fait naître. S. Prosper les satisfit en leur expliquant chaque

p. 24i. a**. article , tant par l'autorité de l'Ecriture que par d'au-

ad6en.'c.aî. très endroits des ouvrages de S. Augustin. ; Mais il leur

fait observer que ces extraits ne sont obscurs , que par

''• A- ee qu'ils sont détachés du corps de l'Ouvrage , ' et que pour

en avoir l'intelligence . il les faut rapporter à ce qui précède et à ce qui suit dans les endroits d'où ils sont tirés.

iv-- p 3<w-3§9. 9°. Le livre sur la grâce de Jhcu et le Uhi e arbitre ron.tr*

\ M. Dopiïi a lu Je GdncVe ; niars constamment rest d<! Gcnnesi

s. prosp i: i; .:s

Pautêw deà conférences, lui fail selon le litre pour la défense de S. Augustin , contre le livre ou la 13" cou* ice <iu Prêtre Cassien, intitulé De la protection de Dieu. Nous avons déjà touché les raisons pour lesquelles S. Prosper entreprit cet Ouvrage, el remarqué qu'il le composa au plutôt l'an 132; puisqu'il incoii c i. n.« \ avoil alors plus de 20 ans que l'Eglise Iriomphoil de sa victoire sur Pelage, sous la conduite de S. Augustin; C - dernières paroles ont fail croire à une person- nu. h.e.i. ie. p. ne très-habile, au rapport de M. de Tillemont qui ne m' la nomme pas. que S. Prosper pourroil bien avoir fait cet écrit du vivant do S. Augustin en i'30 au plus lard , puis avoir eu quelque raison de le supprimer, el ensuis te favoir donné au public . en y ajoutant les derniers Chapitres. Mais outre que cette opinion est peu naturelle: elle est encore insoutenable. Ces paroles, hujns riri ductù , peuvent fort bien se dire de S. Augustin après sa mort, comme de son vivant, parce que i c'etoit de lui que l'Eglise emprunloit ses armes pour combattre les Pélagiens. Dailleurs S. Prosper dès les p»3. iucou. ci. premières lignes de son Ouvrage . fait entendre assez n' * clairement que ce S. Docteur étoit mort: puisqu'il le qualifie un Evèque de sainte mémoire. C'est ce qu'il c. 21.0.4. confirme à la fin de son écrit en parlant au Pape S. Siite qui avoit succédé à S. Gélestin dès le mois d'avril 132 . près de deux ans après la mort de S. Augustin.

Cet ouvrage contre Cassien est un des principaux écrits de S. Prosper. 11 réduit toute la doctrine de la 13e conférence qu'il y réfute . à douze propositions. Gennade prévenu en faveur de Cassien parle fort Cean/w. m. e. mal de cette réfutation ; mais son sentiment n'est d'aucun u' poids sur ce sujet. Au contraire Xotker en fait beau- No*, deim. ser. coup d'estime., et recommande expressément la lecture de c-9-Vlttout ce que S. Prosper a écrit sur la grâce et le libre arbitre.

' On joint ordinairement cet écrit de S. Prosper aux cass. p. sot-kb. conférences de Cassien, comme un correctif pour la 13e conférence. Il se trouve aussi dans divers recueils de pièces originales contre les hérésies. ' On l'a inséré Amid. p. n*. anommément , mais après en avoir retranché les douze 221" 1-

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