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battit son sentiment, ci pour soutenir de nouveau que lea livres donl il s'agit, étoienl de S. Prosper. Il est ai i pp i i. certain suivanl l'avis des personnes habiles qui ont examiné avec soin ce qui regarde ces deux livres, qu'il n'y a rien qui ne s'accorde fort bien avec la doctrine de S. Prosper, à qui ils sont attribués par Hincmar, el par trois manuscrits fort anciens. Il j a même beaucoup de c.3.p. io-n choses conformes à ce que dit S. Prosper dans ces Ouvrages, particulièrement dans son poëme contre les ingrats. ' Le temps y convient aussi; puisque ces livres nu. u>id. p. 29.
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doivent avoir été écrits vers fM>. \01la en peu de mois ,.•,.,,., §. ce que l'on dit de plus fort, pour établir l'opinion qui les attribue à nôtre Saint.
Néanmoins lout cela ne forme point une certitude à laquelle nous soïons obliges de nous rendre. Car outre que la conformité qui se trouve entre les sentiments de S. Prosper el ceux de l'Auteur de la vocation des gentils, peut fort bien venir de ce que celui-ci possédant la doctrine de l'autre par une lecture assidue de ses écrits, l'aura fait passer dans son propre Ouvrage, ' il y a une ibid. c.4. p. 12. grande différence entre ces deux écrivains , quant au style et à la manière de traiter un sujet. 1°, ' Le traité c.s. p. «. «. de la vocation des gentils est plus poli, plus élégant, plus travaillé, que les écrits de S. Prosper. Les périodes en sont moins longues pour l'ordinaire et divisées en des membres plus égaux et plus proportionnés. Il y a plus d'oppositions et plus d'antithèses, soit dans le sens, soit dans les mots; plus de rimes qui paroissent même, recherchées. ' S. Prosper ne prend pas tant p 19. de peine à arranger ses mots, el les membres de ses périodes. Et comme il est plus fort dans ses raisonnements et dans ses pensées, aussi la structure de son discours est moins claire, moins nette et moins artificielle. Il a plus de force, et plus de feu ; mais l'autre a plus d'art, et plus d'éloquence. 2°. ' Us différent aussi beaucoup dans c. 4. p. 12-15. la manière de traiter leur sujet. L'Auteur de la voca- Pn». de toc. 1. 1. tion des Gentils dit, qu'il a entrepris cet Ouvrage, comme un exercice d'esprit, et pour expliquer ses pensées touchant la question qu'agitoient les défenseurs de la grâce, et les partisans du libre arbitre. ' Il explique Apo. ibid. c. 4. ces matières plutôt qu'il ne dispute ; au lieu que S. Pros- p"
per prend les Sémipélagiens à partie. Celui-là agit en Théologien particulier, celui-ci en chef de parti. L'un écrit comme un homme privé qui dit son avis, l'autre comme une personne publique qui défend la cause commune de l'Eglise. L'un s'exerce, l'autre combat ; l'un traite une question d'une manière Lranquile; l'autre dans la nécessité de se défendre et d'attaquer, emploie contre ceux qu'il attaque une éloquence mâle et polémique.
A cela l'on peut ajouter que les livres de la vocation des Gentils paroissent avoir été écrits assez longtemps après la dispute, formée entre les Catholiques et Pros. de voc. ibw. [es Sémipélagiens. C'est ce que l'Auleur déclare dès l'entrée de son discours. Inter defensores liberi arbitrii, ditil, et prœdicatores gratiœ Dei magna et difficilis il ml i un, vertitur quœstio : ce qui ne peut convenir à S. Prosper, qui commença à combattre l'erreur des Sémipélagiens dès qu'elle eut osé paroître. D'ailleurs qui croira que ce Saint après avoir triomphé de cette hérésie, sur-tout par les armes qu'il avoit empruntées de S. Augustin, eût ensuite affecté un air de médiateur, en évitant à dessein de citer ce même Père, comme fait l'Auteur du traité dont nous parlons? 11 faut donc convenir que cet Ecrivain n'étant ni S. Léon ni S. Prosper, nous est absolument inconnu. Pros. P. 933-952. 5°. ' La letre à la Vierge Deme triade, qui peut passer pour un traité de l'humilité Chrétienne, a été aussi attribuée à S. Prosper, conjointement avec le traité de la vocation des Gentils, mais seulement dans l'édition de 1577. Les éditions plus anciennes, comme celle de Sébastien Gryphe de 1539, ne contiennent ni l'un ni l'autre. Sur quoi nous Apo. .les pp. i. i. nous contenterons de remarquer ' après les plus habiles cri- Tiu." iïid. p. 30! ] tiques, qu'il y a une si grande conformité de style et de Dupin. 1. 1. p.48o. manjere d'écrire entre les livres de la vocation des Gentils et la letre à Demetriade, qu'il y a tout sujet de croire que ces deux ouvrages sont de la même main. Ainsi, comme le traité de la vocation des Gentils ne paroît point être de S. Prosper, on peut conclure pareillement que la letre à Demetriade n'est point de lui, et Léo, diss. 4. P. cela suffit pour le sujet que nous traitons. ' Le P. Quesnel, qui a pris a tache de donner a S. Léon Je plus d ouvrages qu'il a pu, lui attribue encore cette letre.
6°. On peut encore mettre parmi les Ouvrages douteux
de
s. PROSPER. RU VMMr|
s Prosper, le recueil des autorités des Papes sur là gra* ,. -, ,7:.
ce de Dieu >■/ /,• libre arbitre de C homme. Il fui fait, comme l'on croit en 131 j et L'on a de coutume de le p. a63.su. placer a la suite de la letre du Pape S. Célestin aux Evoques des Gaules en faveur de S. Prosper et d'Hilaire. On \ a inséré quelques décrets des Conciles d'Afrique sur la même matière, qui eut été approu par les I\i| i.a petite Préface qui est à la lète, p. m.
montre à quel dessein on lit ce recueil, c'estrà-dire pour l'opposer aux Sémipélagiens , qui s'étoient déclarés ne vouloir suivre sur les matières de la grâce, que ce qui auroit (''te décide par le S. Siège. Ou dispute beaucoup sur l'Auteur de ce recueil. ' Les uns le donnent P.%3. 200. à S. Célestin; mais on l'ait voir par plusieurs raisons qu'il n'en est pas. ' En effet il est distingué de la letre toi. ibid. p. a. lie ce S. Pape et par son style, et par la conclusion de la letre qui le précède. ' Le P. Quesnel s'étend beau- Léo, <nss. 3. p. coup pour l'attribuer à S. Léon; a et M. Anlelmi fait .'' aï,"/; de oP. une longue dissertation pour prouver qu'il est de S. Pros- Leo- iJ- *■ 84per. Mais ce que l'on peut dire de plus raisonnable sur ce sujet, ' c'est qu'il est aussi peu important que difficile tui. ibid. de sçavoir quelle est la plume qui l'a écrite ; ' étant aisé Dupin. t. 4 P. m. de juger qu'il a été fait par ordre de S. Célestin, qui 87 1 Pro5- P- 27°s'est servi pour cela peut-être de S. Léon, peut-être aussi de S. Prosper, et qu'il a été envoie dans les Gaules pour l'usage de ce dernier.