Tome IL E e e
JLJ^uL '"'• . s PROSPÏR
Pros. app.p i-84. 1°« ' '-'' premier, selon l'ordre qu'on leur a donné dans la nouvelle édition de S. Prosper, sont Les /rois livres de la vie contemplative. Cet ouvrage est cité sous le nom de S. Prosper par divers Conciles, et par plusieurs écrivains du l\ siècle, et même ili-s le milieu du VIII spic. t. 3. p. 241. par Chrodegang Evêque de Metz.' Cette tradition peut encore remonter plus haut. Car entre les livres dont l'Abbé Ansigise enrichit la bibliothèque de S. dernier au commencement du IX siècle, ceux de la vie active et contemplative portoient dès-lors le nom de S. Prosper : ce qui fait voir qu'il y avoit déjà long-temps qu'on les lui Tiii. ibid. p. 29. attribuoit. ' Mais outre le style diffus et abondant de ce traité, bien différenl de l'éloquence forte et serrée de S. Pros. app. p. î. 2. Prosper, ' le P. Sirmond a fait voir par des preuves si convaincantes que ces livres sont de Pomere, qui vivoit à la fin du V siècle, que personne n'en doute plus auisid. Scrfp. c. 12. jourd'hui. ' En effet ils lui sont positivement attribués ■ Genn. vir. in. c. par S. Isidore, a et môme par Gennade auteur contem- 98- porain; soit que cet article soit de lui, ou d'un autre,
il paroît au moins avoir été écrit du vivant de Pomere. Ces livres de la vie contemplative attribués à S. Prosper, ont fait naître le titre presque semblable que l'on a donné au recueil de ses épigrammes dans l'édition de Turin, comme nous l'avons remarqué en son lieu. Pros. app. p. 80- 2°. ' L'ouvrage intitulé Des promesses et des prédictions de • càsd. inst. ci. Dieu, a a été attribué à S. Prosper dès le VI siècle p- 539- -■ par Cassiodore, qui en recommande fort la lecture. Il
est vrai qu'il ne lui donne pas ce titre; mais en disant qu'il renferme toutes les autorités de la parole divine sous 153 titres, par rapport aux 153 poissons de l'Evangile, il n'est personne qui ne convienne Casd. in P. 2. qu'il entend parler de cet ouvrage. ' Le même Cassiop' " dore, qui en cite ailleurs quelque chose aussi sous le nom
de S. Prosper, témoigne que l'ouvrage étoit intitulé, toi. ibid. p. 28. Avant la Loi, sous la Loi, et sous la grâce.' C'est-à-dire comment ces promesses avoient été faites avant la Loi, Casd. inst. ibid. et sous la Loi, et accomplies sous la grâce : ' ce qui faisoit la division de l'ouvrage en trois livres, ou trois par- Noik. de int. scr. ties, quoique dans la suite on l'ait partagé en cinq. ' Notker le Bègue, qui attribue aussi cet ouvrage à S. Prosper, en fait beaucoup d'estime, comme étant une règle
\ B1ECLI
pour l'intelligence de tonte l'Ecriture.
Mais toutes ces autorités n'empêchent pas que l'on iv. ,,,,, ,,. h-, il' soit aujourd'hui persuadé que ce traité n'est point de ^ ..,!'"• ll'"1- ''■ S. Prosper. Le génie de son auteur, et son style simple, bas et sec, n'ont point de rapport avec la beauté ci l'érudition des écrits de nôtre Saint. On trouve même plusieurs traits dans l'ouvrage, qui montrent que rauicur ôtoit un Africain, qui écrivoil après 150 cl avanl '»*)'). 11 suit S. Augustin en plusieurs choses, H 1<" cite quelquefois; mais les Docteurs de Louvain reconnoisseut que le texte de l'ouvrage est corrompu et défectueux en divers endroits.
3°. ' On a prétendu aussi que la chronique que nous Pros. app.p.wràvons sous le nom de Tiro Prosper, étoit la véritable V,"; ,'"' p' chronique de S. Prosper d'Aquitaine. Mais outre que ' le propre texte de cette pièce où il est parlé de S. Au- Pros. ii>. p. 213. gustin, suffit pour détruire cette opinion, ' on l'a ruinée v. 207-210 i thi. par tant d'autres raisons si solides, qu'elle ne peut plus ,,)Ifl- p 7H T35* subsister. Et tout ce que l'on pourroit accorder à ceux qui voudroient tâcher de la faire revivre, ' seroit que p.-25|Nor. wst. c'est la chronique ordinaire de ce Saint, gâtée par un gg- • 2- e- 15- phomme très-ignorant dans l'histoire, et aussi ennemi de S. Augustin, que S. Prosper avoit de vénération pour lui.
4°. ' Nous pouvons mettre au nombre des écrits fans- Triih. serin, c. sèment attribués à S. Prosper ' les trois derniers que Tri- l6*' p< 48théine lui donne dans l'énumération qu'il fait de ses ouvrages : c'est-à-dire un recueil de letres adressées à diverses personnes; un livre des hommes illustres; et un ouvrage sur la prise de Rome. Ce sont des écrits inconnus aux siècles qui ont précédé Trithéme; ' et il n'est Du, in. t. 4. P. pas assez ancien, comme nous l'avons déjà remarqué ail- S!" Tl" ' lbllJ' l'' leurs, pour faire fonds sur son témoignage. 11 y a même apparence qu'il n'avoit pas vu ces écrits ; puisqu'il n'eit marque point les commencemens comme des autres.
S vi.
ÉDITIONS DE TOUTES SES ŒUVRES
Pour finir ce qui regarde les écrits de S. Prosper, il ne nous reste plus qu'à donner le dénombrement des
E e e ij
V SIECLE
mi» S. PHOSPKU.
différentes éditions qui on1 été faites de toutes ses œuvres, ou de plusieurs ensemble : car nous avons déjà marqué en leurs lieux celles <l<s ouvrages qui ont paru séparément des autres. Le premier recueil que nous con- Bib. Teii. p 189. unissions en avoir été publié depuis l'Imprimerie . c'«s1 îoôi.BaU' "' p" (,,,ll|i qui fut mis au jour à Paris chez Antoine Auge- ....S. Pet. Mon. rdln l'an 1534 en un volume in ](>,' ou dès 1533 selon l'exemplaire que nous en avons vu. Mais il ne eontient que la letre à Kulin , et les réponses aux extraits des Pros. pr. p. 2. (irnois. ' En 1538 i ï< ' ri ta c( I ï h Stragnini en donna un autre sous le titre d'opuscules de S. Prosper sur la grâce et le libre arbitre, en un volume in 8°. Outre les écrits précédents , ce recueil comprend l'ouvrage contre Cassien , les épigrammes, avec la letre d'Aurele de Carthage, celle de S. Célestin, et les autorités du S. Siège sur la grâce et le libre arbitre, p. 2. 3. 'L'année suivante 1539, Sébastien et non pas Etienne
Gryphe imprimeur de Lyon publia une nouvelle édition plus complète des œuvres de S. Prosper, qu'il eut soin de faire revoir sur les manuscrits. 11 y ajouta le poëme contre les Ingrats, celui sur la Providence, les réponses aux articles des Gaulois, des Génois, et aux objections de Vincent, le commentaire sur les Pseaumes et les sentences tirées de S. Augustin. Mais il y omit et la letre de S. Célestin aux Evêques des Gaules , et les autorités des Papes sur la grâce et le libre arbitre, les- Bib. s. suip. Biti quelles avoient déjà paru dans le public. ' Cette édition c'uj. S- Pct" do est en un volume in folio, et datée par erreur a de l'an » Syii. poct. chr. 1534 dans le catalogue des anciens Poètes Chrétiens, qui
est à la tète des poésies de Paulin de Perigueux. Bib. Orai. ciar. 'En 1540 il y eut une autre édition des mêmes œuvres, faite à Cologne chez Héron Alopecius en un volume in 8°. Cette édition contient les mêmes ouvrages que la précédente, et encore ceux-ci qui ne sont pas dans l'autre : Le livre des prédictions et des promesses de Dieu, et les trois livres de la vie contemplative. Le dernier éditeur de S. Prosper n'a point connu cette édition, au moins il n'en dit rien.
Bib. Angei i ... 'Jean Sotellus Théologien de Louvain en donna une Bai. t. i. p. 166. n0uvelle, qU| parut à Louvain chez Jean Bogard, l'an pros. Pr. P. 3. 1565 en un volume in 4°.' Non-seulement l'éditeur y
s. PR08PER. '.<>:;
ajouta les deux pièces omises dans l'édition de Lyon, <'i litres nouvellement Imprimées dans relies de Cologne; mais il l'augmenta encore de la letre a S. Augustin mu' les SémipélagienSj de deux livres de la vocation des gentils, de la letre a Demetriade, <t des canons du II i cile d'Orange, Il j lait observer que 1<' traité des prédictions et de- promesses de Dieu n'esl poinl de Saint rrosp !•. non plus que le poème sur la Providence.
On ne dit point cependant que l'édition, dont nous venons de parler, contienne ni le poème d'un mari à sa femme, ni le livre des Sentences tiré< s des écrits de S. Augustin, qui avoit pourtant paru dans l'édition de Cologne. ' Mais Jean Olivier a eu soin de mettre l'un et Bib. s. vin. Cen. l'autre dans L'édition qu'il publia à Douai l'an 1Ô77. C'est la date du frontispice du livre, quoique l'on fasse ordinairement cette édition de l'année précédente, qui est la date de l'épitre dédicatoire. Celte édition est en un volume in 8°; et le poëme d'un mari à sa femme y esl placé et sans titre et sans distinction à la fin des épigrammes de S. Prosper, comme s'il en faisoit une suite naturelle.' Le dernier éditeur de S. Prosper avertit que Pros. pr. p. *. celle même édition a servi de modèle à celles qui ont paru depuis dans le public. Ainsi ce fut encore la même, ; que l'on renouvella à Cologne l'an 1609 en un volume Bib. Bol. t. 2. p. in 8°, ' et à Rome l'an 1611, de l'Imprimerie de la Cliam- !!4'\
.... 1 Coru. p. <3.
Vjiostolique.
C'est aussi sur l'édition de Jean Olivier que l'on a •••• Lu?. -Bat. P. inséré les œuvres de S. Prosper dans la Bibliothèque des fab' "' Pères de Cologne en 1618, d'où elles sont passées dans les autres de Paris et de Lyon. ; La même édition vit ... Ont. ciar| ... encore, le jour séparément à Cologne chez les héritiers Mlss,Cende Jean Crithius l'an 1630 en un volume in 8°. ' Cave cave, p. 28-2. 2. 1 en marque une autre édition de 1639 faite à Lyon.' Les Pros. pr. p. 4. œuvres de S. Prosper furent réimprimées à Paris avec les écrits de S. Léon en l'année 1671.
De toutes les éditions que nous venons de marquer, aucune n'approche ni de la beauté, ni de la perfection ' de celle qu'on a publiée à Paris chez Guillaume Des- Bib. s. vin. ccn. prez et Jean Desessarts l'an 1711 en un volume in folio. Elle est sans contradiction la plus ample, la plus complète, et la plus méthodique que l'on ait encore vûë de toutes
v SIECLE.
iiifi S. PROS'PlER.
[es œuvres de S. Prosper recueillies ensemble. On j a distribué en trois classes ions Les ouvrages qui ont porté son nom. Dans la première on a placé selon l'ordre chronologique ions ceux qui sonl indubitablement de nôtre Saint La seconde classe renferme les ouvrages douteux, et la troisième ceux qu'on Lui a faussement attribués, snivani lo divers catalogues que nous en avons dressés sur celle même édition. L'on y a inséré la chronique entière de S. Prosper, et la confession imprimée sous son nom dès 101!), lesquelles n'avoicnl point encore paru dans aucun recueil de ses œuvres.
Afin de répandre plus de jour sur tous les écrits de S. Prosper, on a inséré dans le corps de l'ouvrage la letre d'Hilaire son collègue à S. Augustin sur les erreurs des Sémipélagiens ; les deux livres de la prédestination des Saints, et du don de la persévérance; la 13* conférence de Cassien ; la letre de S. Célestin en faveur de S. Prosper et d'Hilaire; les autorités du S. Siège sur la grâce ; et les Canons du II Concile d'Orange, que l'on trouvoit déjà dans quelques éditions précédentes. A la fin l'on a ajouté le livre entier de la correction et de la grâce, avec grand nombre de fragments tirez des autres ouvrages de S. Augustin , surtout contre les Pélagiens, et quelques-uns pris de S. Léon; le tout afin d'éclaircir l'histoire du Sémipélagianisme.
Chaque ouvrage en particulier est précédé par une préface ou avertissement, que l'on a puisé entièrement dans le 16e volume des Mémoires de M. de Tillemont, qui ne fut imprimé que l'année suivante, mais dont l'éditeur de S. Prosper a eu communication, comme il paroît visiblement, quoiqu'il n'en parle nulle part. C'est du même ouvrage qu'il a détaché la vie de S. Prosper, qu'il a mise à la tête de son édition, après l'avoir traduite en latin. Enfin les marges de l'ouvrage sont ornées d'une infinité de petites notes très-utiles , et les bas des pages remplis des différentes leçons que l'on a remarquées dans les meilleurs manuscrits, et les éditions les plus correctes, sur lesquelles on a donné celle dont nous parlons. On n'y a point oublié non plus différentes tables, toujours nécessaires dans celte sorte d'ouvrages, comme dans les autres de longue haleine, (xvm.)
ACT. DES ss. DONAï. KT lUMiAT. 407 . ,__,.
ANONYME
Auteur des Actes des SS. Donatien et Rogatien, Martyrs a Nantes.
oi- avons dans divers recueils ' les actes du mar- Aa. k*t. p »e l\ re de S. Donatien et de S. Rogatien frères, qui "• ■• souffrirent à Nantes dans l'Armorique , sous l'Empire de Dioctétien et de Maximien-Hercule : ce qui fait un espace de 17 à 18 ans, depuis 286 jusqu'en 304. ' Mais bmi. u mai, tab. leur histoire ne fut écrite qu'environ 150 après leur mort, cr"c'est-à-dire vers le milieu de ce V siècle, ou dix à quinze ans après , comme il paroît par le style étudié dont l'auteur s'est servi , et par les reflexions qui semblent être plutôt de lui que des Saints' Martyrs. ' On remarque en Till H E t 4 effet que les discours, sur-tout ceux dû Juge, sont trop p. 732. longs , pour que cette histoire puisse passer pour originale.
Cependant quoiqu'elle ' ne soit écrite que durant la Bail. ibid. paix de l'Eglise , cela n'empêche pas qu'elle ne soit estimée sincère , ' et grave , tant pour le style que pour les tui. ibid. pensées. Il ne s'y trouve point de faits extraordinaires et incroïables. ' Elle est même bien écrite, et avec beau- p. 4M. coup de piété : de sorte que , si elle n'est pas tout-à-fait originale , elle paroît néanmoins être de quelque personne habile, pieuse et éloquente du V siècle. Mais on ne croit pas aussi que son auteur soit plus ancien. On ne sçauroit dire si S. Grégoire de Tours avoit eu connoissance de cette histoire , parce qu'il ne fait ' que nommer Gr. t. gi. m. c. les Saints Martyrs, et dire qu'ils furent égorgés pour J. 60- p- 79°- C. dans la Ville de Nantes.
' L'auteur la commence par détailler les motifs qu'il Act. Mart. p.290. a eus de l'écrire. C'est, dit-il, que la lecture des ouvra- 296n-1, ges de cette nature est utile pour le salut des Fidèles. Car en lisant attentivement les actes des Martyrs , et en comprenant combien il est avantageux de mourir pour J. G. l'on s'y excite par le désir d'imiter ceux qui sont morts pour lui , et l'on se porte volontiers à célébrer
Sur. 24. mai
Poil. 2i
mai
Act. Mail.
m AC I'. DES SS. IlUNAÏ. ET ROGAT.
V SIECLE
p. -i'.xi. n. ^Tp" leurs fêtes avec vénération. ' Il y marque que la foi de I E-
«w. n. s. g|ise ;1 toujours été, que le martyre supplée ;iu défaul
du baptême, comme il arriva en la personne pie S. Ro-
P. 298, n. s. gatien. Il y a laissé aussi des traits çie ses sentiments sur la grâce, en faisant dire à S. Donatien dans la prière qu'il lii pour son saint frère, que Dieu leui avoil accordé la grâce de choisir l'état du Christianisme, mais qu'il s'étoil réservé à lui seul le pouvoir de l'aire le reste.
' Surins paroît être le premier qui nous ait donné ces actes en leur entier. Il observe qu'ils s'accordent avec les pins anciens Martyrologes. ' Il s'en trouve quelques fragments dans Mombritius, et dans l'office propre des Saints Martyrs, imprimé en 1523 pour l'usage de l'Eglise de Nantes. Après Surius, ' les continuateurs de Bollandus nous ont donné de nouveau les mêmes actes , ' qu'ils ont eu soin de revoir sur deux anciens manuscrits. ' Enfin Dom ïbierri Ruinart les aïant collationnés à son tour sur
p. 295-218. d'autres manuscrits, ' les a insérés dans son recueil des
actes choisis et sincères des premiers Martyrs.
Poète Chrétien.
es habitudes de Livius font juger qu'il étoit de la Ville d'Arles en Provence. Il est au moins certain qu'il y faisoit quelquefois sa résidence, soit à cause de sa famille , soit pour l'exercice de quelque charge , ou dignité. C'est ce que l'on tire du peu que nous en ap- Leo, t. i. P, 740. prend S. Honorât dans la vie de S. Hilaire d'Arles. ' On c- 11# y voit qu'il joint Livius à ces autres illustres Sçavants, Sil-
vius , Eusebe , Domnule , qui assistoient souvent aux prédications du Saint , et à l'occasion desquels il relevoit son style d'une manière admirable , afin de parler en leur présence avec une éloquence digne de leur sçavoir. Livius en particulier devint si zélé partisan de l'éloquence du Saint Prélat , qu'il ne faisoit pas difficulté de dire hautement , que si S. Hilaire eût paru dans le monde
avant
LIVIUS, POETE CHRÉTIEN. U)9 u ■ ia
avant S. Augustin , celui-ci auroit passé pour son inférieur en esprit el en élocution.
S. Honorât en citant le témoignage de Livius à mi. cette occasion , lui donne les titres de Porto et d'écrivain célèbre, sans nous en apprendre davantage, ni rien spécifier de ses écrits, que le malheur des temps nous a enlevés avec tant d'autres.
On voit par là que Livius lleurissoit dès le temps de S. Hilaire d'Arles avant le milieu de ce siècle. 11 ne nous paroit pas y avoir assez de fondement, pour dire que Livius, dont nous parlons, soit celui ' que Saint Sid. e». ». ▼. Sidoine met au nombre des personnes illustres , qui peu après le milieu du même siècle faisoient par leur sçavoir et leurs dignités l'ornement et les délices de la Ville de Narbone. 11 est vrai que l'on pourroit croire que Livius auroit quitté le séjour d'Arles , où il demeuroit du temps de Saint Hilaire, pour aller s'établir à Narbone vers le milieu de ce siècle. Il est encore vrai que S. Sidoine qui l'y avoit visité vers 461 avant qu'il fût Evèque de Clermont , lui donne un rang distingué dans l'énumération des illustres citoïens de Narbone, le nommant le troisième après l'Evêque du lieu , et immédiatement avant le célèbre Léon Ministre du Roi Euric. En tin il est vrai que dans le récit qu'il nous laissé du bon acueil qu'on lui fit dans cette Ville, il marque les entretiens d'érudition , et les livres : ce qui joint à la circonstance des temps , pourroit insinuer que Livius dont saint Honorât fait l'éloge , est le même que celui dont parle S. Sidoine. Mais aussi il faut observer que ce dernier , en parlant de Livius en particulier , ne fait que relever la magnificence de ses bâtiments, sans nous rien dire ni de son érudition , ni de son talent pour la poésie. Peut-on croire que S. Sidoine eût oublié ces particularités dans un poëme fait exprès pour relever le mérite des Sçavants de Narbone , si Livius qu'il y nomme , étoit véritablement le Poète et l'Auteur célèbre que cite Léo, ibid. S. Honorât de Marseille ?
La mère de Ponce Léonce , le premier Seigneur d'A- sid. s. i. s. cp. quïtaine sans contradiction, qui descendoit de Ponce Pau- Jp! ïi.^'ioSï lin, étoit une Livia , qui semble avoir vécu encore du car- --• l17temps que S. Sidoine étoit Evêque de Clermont , après Tome II F f 1
M. ,,. ï 10 CONCILE A L'OCCASION
si l. c LE.
l'an î 7 1 . Mais noua ne sçaurions <l ire si elle étoit de la famille < >i i de Livius d'Arles, ou de Livius de Narbone.