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ne sont point originaux, et ne paroissent pas surs i n
qu'ils disent de la cellule, c'est-à-dire apparemment Lab. ubki.
de la Chapelle accompagnée d'un logement pour le garde du tombeau du ' Saint, qu'ils supposent que l'on bâtit peu après son martyre. Or ce martyre arriva quelque temps avant celui' de S. Ferreol son ami, martyrisé, ko. Mart. p. 409. comme l'on croit, en 3Uk C'est peut-être pour cela "' que Dom Thierri Kuinart n'a pas jugé à propos d'insérer 3 Actes dans son recueil. ' Us se trouvent à la fin de l'histoire de l'Eglise Gallicane par M. Bosquet. Le B&sq- 1. a. p. «6. Père Labbe nous les a donnes ensuite avec quelques le- Lab. dot. trib. t. gers changements dans sa nouvelle bibliothèque des ma- 2" bb~'°66nuscrits , après les avoir revus sur un manuscrit du collège des Jésuites à Paris, qui appartenoit autrefois à l'Abbaïe de S. Vincent de Metz. Dom Ruinart à la fin des œuvres de S. Grégoire de Tours, a publié d'autres Actes du martyre de S. Julien plus amples que les précédents, dans leequels il n'est point fait mention de la translation du chef du Saint, non plus que dans les autres. A cela près le fond paroît en avoir été pris et de S. Grégoire et de ceux qui l'ont le sujet de cet article. Ainsi ils leur sont postérieurs. Mais ils ne laissent pas toutefois de porter de grandes marques d'antiquité, (xxi.)
v KlECLE.
Ht A GT ES DE s. F ER It EOL,
ANONYME
Auteur nr.s Actes de S. Ferreol . Martyr.
Art. Many. p.»09. t EsActesdeS. Ferreol Martyr, qui ' souffrit auprès de
Vj la Ville de Vienne en 304, paroissent avoir été écrits
vers le même temps que ceux de S.Julien de Brioude, dont
nous venons de parler. D'abord il les faut distinguer pour
Baiii. i8. Sept, un grand éclaircissement, ' d'autres Actes que M. Saussay après Adon et d'autres semblent avoir suivis, et qui mettent le martyre du Saint à Brioude. Ces derniers ne valent rien ; et M. Bosquet ne les a pas jugés dignes de l'impression.
Tui, h. e. t. s. p. Ceux dont nous entreprenons de traiter, ' sont excellents, assure M. de Tillemont, et s'accordent fort bien avec S. Grégoire de Tours. Mais ils semblent trop polis, remarque le même Auteur, pour que l'on puisse les regarder comme tout-à-coup originaux. En effet, quoiqu'ils soient courts, et qu'ils portent d'autres caractères de leur antiquité, néanmoins les discours que l'on met en la bouche et de S. Ferreol, et du Gouverneur, sont trop longs pour les croire écrits au même siècle, qui étoit le IV de l'Eglise. C'est ce que prouvent encore les fréquentes antithèses , qui sont plutôt d'un homme éloquent , qui écrivoit à loisir, que ni du Saint Martyr, ni de son Juge.
Act. Mart. p. Cependant ' il est certain que cette histoire fut écrite ,
lorsque le corps du S. étoit encore en l'endroit de la première sépulture, près du Rhône hors de la Ville, et
sjd. î. 7. ep. î.p. par conséquent avant que' S. Mamert Evêque du lieu l'eût découvert, et transféré dans l'enceinte des murs : ce qu'il fit vers 474 ou 473. Ainsi l'on peut croise que ces Actes furent composés quelques années auparavant, lorsque les belles letres avoient pris une nouvelle vigueur à Vienne sous Sapaude, qui les y enseignoit en ce temps-là, et sous le docte Mamert Claudien Prêtre de cette Eglise. On y lit un trait qui sembleroit être venu d'une tra-
MARTYR. >:i ^}^±
ditioD un peu altérée. ' C'esl l'endroit qui porte que S. \,\ M:iII. ^d. Ferreol , après avoir été délivré miraculeusemenl de la prison, s'exposa à passer le Rhône à la nage malgré sa rapidité, pour éviter la violence de ses persécuteurs.
Surins nous a donné ces actes au 18€ de Septembre, Bar. is. s«pt. p jour auquel la fête du Sainl esl marquée dans les Martyrologes, et non pas 'au 18e d'Octobre, comme on le trou- j*-'- Marl- i»-W)!» ve dans l'avertissemenl de Dom Ruinart , " qui a inséré les iW-sti. jnêmes actes dans sa collection , après avoir revu sur divers manuscrits, l'édition qu'en avoil publiée Surius.
Professeur de Belles Lettres.
omick, professeur des belles letres dans la ville de sk.in.Sid. p.«8. Clermont en Auvergne , fleurissoit après le milieu de ce V siècle. ' 11 avoit quelque terre entre Clermont Sid.s. cm. 2*.t. et Brioude ; n mais on croit qu'il étoit de la ville de Lyon, isir.'ibid. ' Il étoit ami particulier de S. Sidoine, qui devint depuis sid.ibid. | î.a.ep. son Evoque , et qui parle de lui dans ses écrits toujours ~" p* 88/ avec beaucoup d'honneur. Il paroît être ce Maître de i.4.ep.2i.p. 959. grammaire et de rhétorique, sous qui les études étoient alors florissantes à Clermont, et sous qui étudia Aper , à qui S. Sidoine adresse la Ie letre de son 4e livre.
' Domice étoit un homme fort grave , et comparable Car- iLiden cela au fameux Marcus Crassus Censorius. Il avoit beaucoup de sçavoir, et passoit pour un juge severe des pièces des autres. Les sçavants redouloient sa science, et faisoient tant de cas de son approbation, que lorsqu'ils l'avoient obtenue, ils s'assuroient sans peine de celle du public.
'Nous avons une très-longue letre de S. Sidoine à Do- La.ep. 2. p.8-8. mice, par laquelle il l'invitoit à l'aller voir dans sa belle maison d'Avitac, dont il lui fait une ample description.
' A la fin il fait voir qu'il le regardoit non-seulement p. sm. comme un bon juge des ouvrages des autres, mais aussi comme un auteur qui se mêloit d'écrire. Nous n'avons point cependant d'autre connoissance de ses productions.
V SIECLE