‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 234 sur 384 · I. i ep · texte numérisé non relu

I. i ep

L24 DOMICE, PROFES. DES BELLES LETRES.

Il \ ;i une autre letre de S. Sidoine adressée à un nommé Domnice, qui pourroil bien être le même que Domice, quelque copiste aïant mal écrit Le nom. C'est pour lui marquer la peine qu'il avoil euedene le pas voir à un certain spectacle: ainsi la lettre est peu de chose, car. 14. v. in. Le même S. Sidoine aïant dressé vers 468 le recueil de ses poésies, pour les donner au public, voulul que Dômice fût le premier qui en eûl la lecture. C'est pourquoi dans l'énumération de ses doctes amis, auxquels il souhaitte qu'aille d'abord son recueil, il met Domice à la tête avec cet éloge pompeux.

v. 10-16. ' Ac primum Domitii larem severi

[ntrabîs, trepidantibus camaenis, Tarn Censorius liautl fuit vel ille Quem risisse sème] ferunl in œvo.

Sed gaudere potes rigore docto; Hic si te probat, omnibus placebis :

Hinc te suscipiet benigna Brivus.

VICTORIUS

Auteur d'un Cycle Pascal.

ictorius, célèbre pour le Cycle pascal qu'il

Genn. vir.

ss. Y nous a laissé, étoit d'Aquitaine, et fleunssoit peu

Vict. can. pas.pr. après le milieu du V siècle. ' Fredegaire le nomme Yic-

»p3293238. tor ' et quelques modernes Victorius ; a mais tous les

. anciens, qui parlent de lui, ne l'ont connu que sous le

p. 3i. nom de Victorius. ' Paul de Middelbourg qui écrivoit

au commencement du XVI siècle, est le premier, qui

l'ait fait natif de Limoges en Aquitaine; et son opinion

Buch. p. 90. est aujourd'hui assez communément suivie. ' Cette ville

étant alors sous la domination des Visigots , ce fut

peut-être un motif à Victorius de se retirer à Rome. On

croit qu'il y fut élevé à la Clericature, parce qu'Hilaire,

vict. ibid. pr. qui étoit alors Archidiacre de cette Eglise, ' le qualifie

TM.H. e. t.i.i5. son saint, honorable et très-cher frère. Néanmoins

p- 77°- Gennade et les autres qui en parlent, ne lui donnent

aucune

VICTORIUS Al'T. D'UN GYCLE PASCAL. 125

v SIECLE.

aucune qualité : de sortie que ce pouvait être un simple laïc, occupé au* tetres el à l'étude. Hilaire lui vtct. ibid. parle même avec queitjue autorité, en se Bervant do terme d'enjoindre, au Keu de «'''lui de prier,

En l'année i.Vi il s'éîeVa une grande Contestation, Bach. p. n. se. entre l'Eglise d'Orient et cetfè d'Occident, touchant le jour auquel ou devoH Célébrer In fête de Pàque l'année suivante. S. Protere Ev&jiie d'Alexandrie et les Orientaux prétendbient ; selon leur calcul, qu'on devoit la célébrer lé 21'' d'Avril: el les Occidentaux soùtenoient ■ suivant leur supputation , qu'il la falloit fiàire le 17° du même mois. ' Cependant S. Léon, qui ebu- Léo. ep. 112. ci. yernoit alors l'Eglise Romaine, consentit pour le pien p' de l'union et de la paix , de se rendre au sentiment de S. Protere. passant ainsi par-dessus les raisons contraires.

'On fit donc Pàque cette année-là le 2i° d'avril : nais uach. p. 89. no. ce ne fut pas sans que S. Prosper en témoignât son mécontentement. Il avertit même qu'il ne falloit plus avoir une telle condescendance, qui avoit offensé beaucoup de monde. Mais pour éviter dans la suite un pareil embarras, ' S. Léon fit examiner plus exactement que l'on n'a- Léo, 1. 1. p. 328. voit encore fait jusque-là, les règles et les supputations par lesquelles il falloit trouver tous les ans la fête de Pâque. • Il prit même la resolution de faire dresser un nou- Buch. p. 90. veau cycle pascal à l'usage de l'Eglise Latine. Les grandes occupations inséparables de sa dignité, ne lui permettant pas de s'y appliquer lui-même, il en chargea Hilaire son Archidiacre, qui depuis fut son successeur ; et peut-être aussi S. Prosper , qui vers ce même temps composa effectivement un cycle pascal, comme nous avons dit en son lieu.

'Hilaire aïant lu beaucoup d'écrits faits sur ce sujet vict. ibiii. p. 1. tant par les Grecs que par les Latins , comprit qu'il n'y avoit guéres moïen de les accorder. Ne se sentant donc pas assez de lumières pour trouver la vérité parmi ces opinions différentes et opposées , il s'adressa à Victorius, ' parce qu'il étoit fort habile et fort exact dans la science Genn. ilm. des temps et des supputations. ' Il lui écrivit pour l'en- vict. and. gager à examiner à fond cette difficulté , afin de tâcher de trouver un moïen d'accorder l'Orient avec l'Occident , et d'éviter par-là qu'il n'arrivât plus de trouble

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