‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 252 sur 384 · BENOIT PAULIN · texte numérisé non relu

BENOIT PAULIN

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mort, ou dans quel malheur tombent les méchants dont il est écrit : Le désir des pécheurs périra?

La cinquième, si L'âme est corporelle ou incorporelle? ima. Le sixième, pourquoi le péché actuel qui se sommet dans le corps, devient commun à l'ame qui l'anime, comme le péché originel se communique, e1 Bouille l'un et L'autre : de sorte que comme l'un et L'autre ont part au crime el au châtiment qui le suit, de même l'un ci l'autre "nt aussi part à la récompense de la gloire qui est <liV' à la vertu?

'La septième, comment laine qui est immortelle, ibi.i. peut èlie punie pour des vices qui ne sont point de dupée .

' La huitième, si l'ame et l'esprit sont la même chose, ibid. ou comment on les peut distinguer l'un de l'autre?

Dans une neuvième question, ou dans le corps du p. 552. i. mémoire, Paulin avoùoit bien que l'on perdoit la grâce du baptême en commettant beaucoup de crimes; mais il doutoit néanmoins que ceux qui étoient baptisés , fussent damnés à cause des péchés qu'ils auroient commis.

' Ces questions fournirent à Fauste la matière d'un p. 550-552. petit traité, qu'il adressa en réponse à Benoît Paulin. 11 lui répondit sur tous les articles qu'il lui avoit proposés, et ne fit que le confirmer dans la juste fraïeur que Marin lui avoit donnée.

'Sur la première question, Fauste montre fort bien le p. 550. 2. peu d'assurance qu'il y a dans les conversions qui ne se Font qu'à la mort, et que c'est en quelque manière insulter à Dieu, que d'attendre à recourir au médecin en un temps où l'on est hors d'état de le faire, après avoir négligé d'y avoir recours lorsqu'on le pouvoit. ' Mais ibid. |Tm.p.4u aussi l'on remarque que Fauste semble aller jusqu'à vouloir que ces conversions soint toujours inutiles, et à condamner par-là la pratique générale de l'Eglise : ce qui lui attira une critique de la part de S. Avite de Vienne, comme nous le dirons ensuite.

A la seconde question Fauste relevé extrêmement la Faust, ibid. p.550 nécessité des bonnes œuvres, et prouve que sans elles la foi est inutile : ' ce qui est vrai, à moins que les œuvres th. p. us. ne soient impossibles, comme elles le sont à une personne qui se convertit à l'article de la mort. Comme Fauste

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h'avoil pas songé à faire cette exception, S. A vite cen* sura encore cet endroil de sa réponse.

1.581. ' Pauste résoud la troisième question par L'exemple du mauvais riche de l'Evangile, qui au milieu des tourments de l'enfer, se souvienl ae ses cinç frères qu'il a Laissés après lui dans le monde, et qui touché d'affection pour eux, prend soin de leur procurer le moïen de faire pénitence, et d'éviter ce lieu de supplice.

ibid. A la quatrième question Faiiste répond, que lorsque

l'ambition el la cupidité pour les biens de la terre seront détruites, comme elles le sonl à la mort, les sens étanl alors crantant plus vifs qu'ils seront plus dégagés de tout autre objet, sentiront tout le poids du compte qu'il faudra rendre à Dieu, du jugement terrible qui se présentera à subir, et de la pensée de l'éternité où l'on va entrer.

p- 55i. i. 2. 'Sur la cinquième question il établit son fameux pré-

jugé, qu'il développe davantage ailleurs, qu'il n'y a que Dieu seul qui soit incorporel.

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