‹ Histoire littéraire de la France (volume 2)Chapitre 255 sur 384 · S. EU I1 II MON · texte numérisé non relu

S. EU I1 II MON

de l'Eglise, et buMouI d'Origehe, de Sainl Jôfôttie et de S. Augustin. Cependanl quoique rempli de la doctrine de cfes Pères, il ne dédaignoil pas <l<i vouloir encore apprendre de ses collègues dans l'Episcopat; qui étoient beaucoup moins anciens que lui. Ge fut dans ce dessein

p. sec qu'il écrivit à S. Sidoine par l'Evêque Albison et If Dia-

cre Procule, deux élevés de l'Eglise d'Autun, comme

P. 56i il semble , ci ses disciples, 'pour le prier de vouloir" bien

lui envoïer quelques explications sur l'Ecriture. .Mais s'il eut assez d'humilité pour demander instruction à S. Sidoine, ce Saint n'en eut pas moins pour s'en excuser.

t. m. i.n;.|..i:«s. Vers l'an 470, " lorsque S. Euphrone étoit déjà Fort

p. m 3Î01?'25' âgé, il se rendit à Châlons sur Saône avec S. Patienl Evoque de Lyon et les autres Prélats de la Province, pour y ordonner un Evêque en la place de Paul surnommé le jeune , mort depuis peu de tems. Sa présence y contribua beaucoup à dissiper les brigues du peuple et la division des Ecclésiastiques, et à faire tomber l'élection sur Jean qui étoit un Prêtre d'une sainteté reconnue , et que l'Eglise honore comme un Saint. Dès ce tems-là S. Sidoine eslimoit heureux cet Evoque de Châlons , d'avoir été ordonné sur le témoignage et ie jugement de S. Euphrone.

Tin. iwd. Environ deux ans après , c'est-à-dire ' en 472 , b l'E-

p. 43W7ep'8 glise de Bourges aïant besoin d'un Evêque , S. Sidoine qui semble avoir présidé à cette élection, écrivit à nôtre Saint , pour le prier ou d'y venir en personne, ou au moins de mander sou avis touchant Simplice , que l'on proposoit pour remplir ce siège. La letre que Sainl Sidoine lui écrivit à ce sujet , est très-honorable à sa mémoire. 11 l'assure que l'on suivra absolument son avis et son sentiment; qu'il avoit assez de lumière pour ne conseiller que ce qui étoit véritablement juste et utile, et assez d'autorité sur tout le monde , pour faire recevoir ses conseils comme un commandement et une loi. Nous ne trouvons nulle part ce que fit S. Euphrone sur cela.

Il vécut au moins jusqu'en l'année 475 , s'il est vrai que

Cmc.t.4.p.i04i. ce soit son nom ' qui se trouve parmi ceux des Evêques qui assistèrent vers cette même année au concile d'Arles , tenu sur la fameuse affaire de Lucide. On prétend que le même Euphrone a signé la letre Sémipélagienne de Fauste à ce Lucide, et qu'il en a admiré la sainteté et

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la perfection. Mais ce fait parotl tout à fail faui am Tln. (i,„j. ,,. n-, plus habiles critiques, outre que le diocèse de ce! Euphrone n'est point marqué dans ces deux endroits. Rien a'empêche au contraire que nôtre S. Evêque ne Boil

cet Euphrone (pic S. Perpétue de Tours qualifie dans son spi i s p.106 testament son collègue et son très-cher frère, el à qui il donne des marques d'une estime et (l'une amitié très-] ticuliere, en lui léguant une châsse d'argent pleine de reliques, et un livre des Evangiles écrit de la main de S. Hilaire de Poitiers. S. Perpétue sçavoit par expérience quelle vénération S. Euphrone avoit pour les Saints :

puisqu'il a voit reçu de sa pieuse libéralité, le marbre dent i il couvrit le tombeau de S. Martin.

On ne sçait point précisément l'année de la mort de S. Euphrone. ' Mais comme le testament dont nous ve- Spic.urid.p oons de parler, est du premier jour de Mai 175, ' etque rai. haï. S. Perpétue vécut encore au moins jusqu'en 490, il y a bien de l'apparence que S. Euphrone le précéda dans le ciel, et alla -"unir à S. Hilaire et aux autres Saints , dont S. Perpétue vouloit lui laisser des reliques. Il l'ut enterré GaiLChr.Tet.t.s. dans l'Eglise de S. Symphorien qu'il avoit bâtie, comme nous avons dit, et qui est aujourd'hui un prieure conventuel de l'ordre de S. Augustin. 'On a mis son nom dans le toi. a>id. martyrologe Romain , au 3e jour du mois d'Août. S. Si- i; j 9.ep doine parlant d'Albison, Evêque peut-être de Lan-1 et de Procule Diacre , dit qu'il les falloit reconnoître pour des maîtres de la morale et de la conduite Chrétienne , puisqu'ils avoient eu le bonheur d'être les disciples de S. Euphrone. ' On ne met point d'Evêque entre lui gn. cbr. o>id.p. et S. Pragmace, qui assista au Concile d'Epaunel'an 517.

Mais il faut apparemment qu'il y en ait eu un au moins toi. ibid. entre les deux.

SES ECRITS

e tous les écrits , letres ou autres , que S. Euphrone a pu laisser durant le cours d'un long Episcopat, on n'a encore jusqu'ici pu recouvrer qu'une letre célèbre, qui lui est commune avec S. Loup Evêque de Troïes. ' Elle Conc.t.-t.p.iws. est adressée à Talase Evêque d'Angers, en réponse au mémoire qu'il avoit fait rendre à ces deux Evêques , pour

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EUPHRONE, EVÊQUE D'AUTl .

leur proposer quelques difficultés sur La discipline Ecclésiastique. Il s'agissoil en particulier de la manière qu'il falloit célébrer les veilles de Pâque . de Noël et de l'Epiphanie, el du mariage des Clercs inférieurs. S. Loup el S. Euphrone, qui se ïrouvoienl alors ensemble, y répondirent de là manière que nous détaillerons plus amplement à l'article de S. Loup. Seulement nous remarquerons i«'i «'ii faveur de S. Euphrone , que cette letre lui est

P. 10*9. forl honorable, ' puisque l'on y voit, qu'il portoit encore

plus loin que S. Loup l'exactitude de lu discipline. Dans L'Eglise <!<• Troïes on ne déposoil et on ne privoit de la communion que les Soûdiacres et les Exorcistes , lorsqu'après leur ordination ils passoient à do secondes noces ; mais dans l'Eglise d'Autun sous S. Euphrone, on déjposoil même les Portiers , et on les privoit do la oommu-

i». lois. ioi9|G. nion lorsqu'ils avoient la témérité de se remarier. ' Celte

1 '' p' '""■ letre qui fut écrite vers la fin de 453, se trouve dans le recueil général des Conciles, dans celui du Père Sir-

Gaii. Chr. ïbid.p. mond , ' et dans la Gaule Chrétienne de Mrs de Sainte Marthe

idat. ci.r. p. 305. ' S. Euphrone avoit écrit une autre letre qui lui étoit particulière , niais dont nous sommes malheureusement privés. 11 y faisoit au Comte Agrippin , à qui elle étoit adressée , une relation des prodiges célestes , que l'on avoit vus dans les Gaules au mois de Septembre et les jours de Pàque de l'an 452. C'est toute la connoissance qui nous reste de ce monument digne de curiosité, s'il existoit encore.

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de Perigi i i x, Poète Ghri i n n

HISTOIRE DE SA VI L

Pu un à qui quelques modernes donnent sans aucun Bib t.e.pr.p fondemenl légitime le prénom ' de Benoit. a étoit * Fabvbib.iât.app. Gaulois de nation, comme il le témoigne lui-même des 'Panj.vù.nar.i. l'entrée de son principal ouvrage. b Quelques manuscrits, î'sil L' su. ■■ - n le P. Sirmond, le surnomment * Pefricordium, ce que ! :; thl'h. k.

. ^ t lu 782

l'on croit être pour Pctrocorium, c'est-à-dire de Perigueux ; et cela est reçu aujourd'hui sans difficulté. Nous avons même jugé à propos de lui donner ce surnom dans son titre, afin de le distinguer plus aisément des autres grands hommes de même nom que lui, qui ont fleuri en ce siècle. Il y a toute apparence qu'il étoit fils de Paulin ce ce- Si(] s x 8 u

Rhéteur de Perigueux, dont parle S. Sidoine dans p- ,07- 1i,:; sa letre à Loup, qui étoit de la même Aille. Le P. Sir- D in bib , 4 mond prétend néanmoins que ces deux Paulins n'étoient p- *»*. qu'une même personne. Mais sa conjecture, remarque M. Du pin avec raison, n'est pas bien appuiée. En effet ' il est Sid ibji] certain que S. Sidoine parle de Paulin le Rhéteur comme mort depuis un assez long temps ; et il n'est peut-être guères moins certain que lors qu'il en parloit de la sorte, l'autre Paulin vivoit encore. D'ailleurs l'un étoit Rhéteur et eultivoit l'éloquence, selon S. Sidoine; et l'autre ne se Paul vit Mar ,

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